anciens élèves

Nicole STAUDER

 Pour l’avoir vu quelquefois sans lunettes, je peux vous assurer que notre Nicole avait une frimousse super mignonne et pour ne l’avoir jamais vu autrement qu’habillée, je peux vous assurer également qu’elle était super bien gaulée.
Se souvient-elle de l’histoire marrante qu’elle m’avait racontée alors que nous regagnions la salle du Cercle Pasteur lors de la rentrée scolaire 1960-1961.
Cette année là, les locaux préfabriqués posaient problèmes et les professeurs avaient fait grève. Ils recevaient cependant les élèves et leurs projetaient des diapositives, sur les côtes françaises, en remplacement de leurs cours. Nous découvrions alors de tous nouveaux professeurs, M. et Mme MARCANTONI, Mmes PETIT et BRUNET, Ms. MORIZET et GIRARDY
A l’ouverture de l’école et après le tintement de la cloche, les élèves déposaient leurs affaires sous les verrières devant les classes et regagnaient par petits groupes la salle du Cercle Pasteur pour assister aux projections. Et c’est là, en plein milieu de la cour, que ma camarade Nicole m’aborde en me disant : " Tu connais l’histoire du bègue qui raconte une histoire à son copain ? ". Je lui réponds que non et la voilà partie à me conter son histoire. " Alors bon, c’est l’histoire d’un bègue qui raconte une histoire à son copain et cette histoire commence par – par un moment ..... "  Le bègue commence à raconter son histoire et dit : " Pa-pa-pa-pa .... Pa-run-pa-run .... Mo-men-mo-men ... " Et l’autre de lui dire : " Tu ne vas pas me parler de toute ta famille, tout de même ? ".
Et Nicole me dit en se marrant : " Elle est bonne, mon histoire ! Hein ? ", et la voilà repartie en sautant de la jambe, à la rencontre d’une autre camarade, pour la lui raconter.
C’est vrai qu’elle était bien bonne ton histoire, Nicole, mais j’espère seulement que tu l’auras vite oubliée. Tu n’auras pas perdu grand-chose, tu sais. Tu n’avais alors que treize ans ... et ils sont bien loin maintenant.
Te souviens tu des paroles que tu me disais lorsque nous nous rencontrions quelques années après notre bon vieux CEG ?
Tu me lançais des : " Hello ! CROUEFFE ! " avec un large sourire et tu me donnais des nouvelles de ton tout nouveau travail. Quant à moi, je te parlais de ma bien jeune carrière chez M. GUEGUEN, géomètre à Montargis.
Aujourd’hui, en guise de conclusion, je te lance un : " Hello ! Nicolllle, à bientôt ".

 


Jeannine NALINO et Jean-Claude LACROIX

C’est la fin de la récréation. La cloche sonne. Aux jeux et aux cris succède le silence. Fillettes ! Roulez vos cordes à sauter, adieu marelles et palets ! Garçons ! Ramassez vos billes, rangez vos osselets et posez vos ballons.
Les rangs se forment devant les classes. Maîtres et maîtresses se rapprochent de leur groupe d’élèves.
Mlle LACOUME s’assure du silence dans les rangs et donne l’ordre de rentrer. Jean-Yves passe devant elle et souffle. Elle lui passe la main dans les cheveux et d’un ton maternel, lui dit : " Tu as bien chaud mon garçon ! Tu as couru ? ".
Chaque élève s’installe à sa place et déballe ses affaires, plumes, crayons et règles dans les gorges, livres et cahiers dans les casiers. Le cartable est posé sur le sol, appuyé contre les pieds de la table. Le carrelage rouge porte encore des traces d’humidité et une forte odeur de savon et d’eau de javel flotte dans l’air. 
Joël LAURY a pris place à ma droite, dans la rangée le long du mur, côté canal. Devant nous, Anne-Marie MAGNOT et Jeannine NALINO papotent. A leur gauche, de l’autre côté de l’allée, se tient Jean-Claude LACROIX, bras croisés, qui attend le début du cours.
Mlle LACOUME monte sur l’estrade et commence son cours de français. Le thème d’aujourd’hui est l’étude du texte " Au gui l’an neuf ". Chacun est attentif et répond aux questions de la maîtresse.
Mais que se passe-t-il ? Jeannine s’agite et s’inquiète. Elle vient de s’apercevoir qu’elle a oublié de faire son devoir de mathématiques. Quelle étourdie ! Le cours de maths ne commençant que dans une demi-heure, elle décide donc de faire son exercice à la sauvette, à l’insu du regard de la maîtresse. Elle demande discrètement à Jean-Claude de lui prêter son compas. Ce dernier lui donne, profitant du bref instant où Mlle LACOUME écrit au tableau. 
Jeannine, nerveuse, copie son devoir sur celui d’Anne-Marie et trace cercles, diamètres et cordes. Une chance, l’exercice n’est pas trop long et elle l’achève en cinq petites minutes. Elle range son cahier et après avoir poussé un soupir de soulagement, s’intègre à nouveau au cours de français. M. BOURGON, notre professeur de mathématiques, est sur le point de rentrer par la petite porte du fond de la classe. Jean-Claude, s’inquiétant de ne pas voir revenir son compas, se retourne et demande discrètement à Jeannine
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ?". Et elle, moqueuse, pouffe de rire et lui répond en dodelinant la tête : " Non, je n’en ai plus dé bézoin de ton compas ". Elle lui redonne et continue de se marrer avec Anne-Marie.  
Jean-Claude n’apprécie guère son comportement et lui jette un regard agressif. Le pauvre, il zozote certes, mais pas au point que l’on se moque de lui. C’est un garçon très sérieux qui n’aime pas ce genre de plaisanteries. Jeannine continuera cependant à se moquer de lui, pendant bien longtemps encore, en lui disant et redisant : 
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ? ". 
Et le temps passe, les semaines et les mois défilent... Les beaux jours arrivent.

Les cours de Sciences Naturelles fleurent bon le Printemps, les premières sorties dans le Jardin DURZY, les promenades aux abords de la passerelle des Closiers pour cueillir des fleurs et composer un herbier, la découverte de batraciens dans les trous d’eau. Les classes s’embellissent chaque jour de bouquets de fleurs sauvages. Des petits apportent à leurs maîtres et maîtresses des jonquilles et des violettes. L’école s’empourpre de lilas et s’enivre du parfum capiteux des seringas. Des bocaux recouverts de cartons percés de trous font des aquariums providentiels pour les têtards que les élèves rapportent de leurs sorties champêtres. Chaque classe possède son bocal où s’agitent avec frénésie ces petites bestioles. Quelle merveille de voir, de jour en jour, leur métamorphose ! La croissance des pattes arrière et avant, le rétrécissement de la queue et la découverte un matin de gentilles et minuscules grenouilles.
Mlle LACOUME nous avait fait ce bonheur et chacun, de sa place, pouvait voir le bocal posé sur une petite table collée au mur, à deux pas de Jeannine. Un élève habile avait confectionné une échelle de bois qui permettait aux petits batraciens de se hisser hors de l’eau. Ces demoiselles étaient folles de soleil, et aux moindres rayons, elles s’agglutinaient sur les barreaux dans la plus totale anarchie. Elles étaient de véritables baromètres vivants et leurs escalades faisaient notre enchantement.
A la fin d’un cours de français, la cloche sonne. C’est l’heure de la sortie. Les élèves rangent leurs affaires et s’apprêtent à sortir de la classe. A l’ordre donné par Mlle LACOUME, chacun sort tranquillement, sac d’école à la main. 
Jeannine, étourdie et un peu fofolle, quitte sa place à la hâte et bouscule violemment la table sur laquelle reposait le bocal aux grenouilles. Et voilà notre aquarium de fortune par terre, en mille morceaux et des grenouilles abasourdies qui s’agitent sur le sol dans une fébrilité intense, amplifiée par la présence proche de leur Eldorado, la rivière du Loing. Cette fébrilité contagieuse s’empare subitement de Mlle LACOUME qui pour s’en échapper décoche deux claques retentissantes sur les joues de
Jeannine. 
Jean-Claude LACROIX , surpris par ces deux déflagrations, se retourne et voit sa camarade ahurie, se tenir la tête à deux mains. Manifestement les impacts ont été précis et violents. Jeannine ne sera pas prête d’oublier. Jean-Claude la regarde et sourit d’un petit air moqueur.
Les demoiselles grenouilles l’auraient-elles vengé de toutes les moqueries de Jeannine ?

 


Françoise MAUDRY 

 La place de Françoise, dans notre classe de 6ème, se situait au fond, le long du mur, derrière Maryse TARNIER. Discrète, elle n’aimait pas s’afficher aux premiers rangs comme Danielle MENARD ou Brigitte LECLERC
Françoise était du genre tranquille, rêveuse et solitaire. Son regard mélancolique suivait les circonvolutions des mouches au plafond ou s’échappait par la fenêtre au moindre vol d’oiseaux, d’avions ou d’hélicoptères. Bien souvent, elle n’était pas avec nous et lorsque Mlle LACOUME la sentait se " déconnecter " de la classe, elle la rappelait aussitôt à l’ordre. Françoise était d’un grand calme et ne parlait que très peu. Sa participation au cours était très limitée. Elle ne répondait aux questions que si le professeur s’adressait à elle. Françoise ne se serait jamais permise de faire des démonstrations de bras et doigts agités au-dessus de sa tête comme notre gaffeuse en titre, Nicole STAUDER. Les rares fois où elle levait le doigt pour répondre, elle le faisait comme notre amie Christiane VIGNOLES, mais de façon plus discrète encore. Autant dire que du bureau, on n’y voyait pas grand-chose et de mémoire d’élève, je n’ai jamais vu M. BOURGON faire la courte échelle à Mlle LACOUME pour voir ce qu’il se passait dans le fond de la classe. Si toutefois elle venait à répondre, c’était avec une grande sobriété de mots. Elle donnait alors une réponse sèche, sans se donner l’effort de recomposer une phrase comme Mlle LACOUME l’aurait souhaité.
La gymnastique n’était pas sa tasse de thé et elle préférait les moments de récréation où elle pouvait papoter avec ses petites camarades, dans un endroit reculé de la cour. Elle était une des rares filles à se désintéresser de Jean-Yves TRICOT. Situé à ses antipodes, elle l’ignorait totalement.  
Notre Françoise n’avait qu’un seul désir, vivre sa vie tranquille. Alors pourquoi aller au devant des problèmes ?
Sa voix était très douce, jamais de hausse de ton, jamais de débordements verbaux. Elle faisait toujours dans la modération. Françoise était une passante qui faisait son bout de chemin peinard. Elle avait horreur d’être dérangée et elle-même ne dérangeait pas les autres.
Une devise pouvait définir sa personnalité : " Pour vivre heureux, vivons cachés ".
Comme nous tous, elle avait été choisie parmi les meilleurs de Gambetta ou de Pasteur pour composer notre Première Classe de 6éme du Cours Complémentaire. 
Ce choix avait dû se faire un peu contre son gré car Françoise ne s’est jamais réellement " accrochée " au rythme de la classe. Ses ambitions étaient plus basiques, travailler, trouver un mari, avoir des enfants.
En somme, être une vraie maman. Vocation qui, de nos jours, est trop souvent altérée par le stress des femmes surchargées de travail. Les bambins en font les frais, au grand dépit des mamans et des papas. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs ne sont que des bouts de sparadrap qui ne pansent que trop peu leurs blessures.

 


Anne-Marie MAGNOT

 
Anne-Marie MAGNOT était assise à la même table que Jeannine NALINO, juste devant moi et Joël LAURY. Toutes deux papotaient souvent et se piquaient des fous rires en se moquant du brave Jean-Claude LACROIX qui était assis à leur gauche, de l’autre côté de l’allée, face à l’estrade sur laquelle reposait le bureau de notre toute jeune maîtresse, Mlle LACOUME. C’était l’attitude trop sérieuse de Jean-Claude qui les faisait se marrer. Il était très attentif et se tenait toujours très droit sur sa chaise avec les bras croisés sur sa table. D’autres avaient des positions moins conventionnelles, à commencer par Monique BIKIALO qui était tellement avachie sur son siège, que son visage émergeait tout juste du dessus de sa table. 
Anne-Marie avait une bille rigolote et était toujours bien habillée. Elle était très chic. Mlle LACOUME saisissait parfois la manche de son corsage et faisait rouler entre ses doigts les fibres de l’étoffe pour mieux en apprécier la qualité de la texture. Bien qu’enfant, elle avait parfois l’apparence d’une petite dame. Je crois me souvenir que ses parents tenaient un magasin de " fringues " à Montargis, à l’emplacement de l’actuel Palais du Vêtement. Parfois Anne-Marie nous apportait des petits cadeaux que ses parents offraient à leur fidèle clientèle. C’était de la pacotille, mais cela nous faisait toujours plaisir. 
Anne-Marie était charmante et d’humeur gaie. Elle n’aura fait qu’une année parmi nous, mais je sais, pour l’avoir croisée quelques années plus tard, qu’elle était devenue une ravissante jeune femme. A une autre époque, on aurait dit d’elle, qu’elle était une Elégante, comme on peut encore en croiser aujourd’hui sur les champs de courses lors de grandes réunions hippiques.
En cours de français, elle oubliait parfois de faire ses propres exemples comme nous le conseillait Mlle LACOUME. Notre maîtresse était convaincue et elle avait entièrement raison, que pour mieux apprendre les leçons de grammaire, il était nécessaire d’écrire ses propres exemples sur son cahier. L’exemple visualisait la règle grammaticale et de ce fait, permettait un meilleur ancrage de la leçon dans nos petites têtes. Les devoirs et leçons de grammaire, les dictées étaient des exercices fastidieux qui plaisaient à peu d’élèves. Il fallait beaucoup de talent à Mlle LACOUME pour nous faire aimer cette matière. Elle y mettait tout son cœur et parfois allait jusqu’à retrousser ses manches pour mieux marquer l’ardeur qu’elle avait à sa tâche. Heureusement, tout n’était pas noir en français. Les explications de texte étaient de véritables petits régals. Décortiquer un auteur comme François VILLON était un réel bonheur. Quelle richesse de langage et que d’images réalistes ! En fermant les yeux, on se serait cru au cinéma.
Mlle LACOUME avait du mal à rivaliser avec M. MORIZET qui remportait beaucoup de suffrages dans la classe avec sa passion des mathématiques. Il insufflait "son art" à beaucoup d’élèves, à commencer par MIKE, le pote d’Alain.
Pour en revenir à toi, Anne-Marie, je suis sûr d’une chose. L’élégance ne quitte jamais les personnes qui la possèdent et de ce fait, tu ne peux que la posséder encore, aujourd’hui.


A+. CD


ci-dessous, normalement,  vous trouverez encore des portraits de nos camarades de classe, en espérant qu'il n'y ait pas de "joyeuse" pagaille dans les paragraphes...sinon..comme d'habitude....je recommencerai....


 Avant tout, je vous le rappelle, il ne tient qu'à vous, surtout ceux qui ne sont plus en activité, de faire pareil pour vos classes. (Danièle et J.Paul Michaut, ne se sentent-ils pas visés??)


Je remercie Josette André(Duhamel) et Jean Noel Collet pour leur aide précieuse sur les autres 3è de 1962-6" ainsi que  mon "bison futé" qui m'a trouvé le nom manquant de notre classe et dont les investigations continuent en interwievant les commerçants de Montargis et ainsi toutes personnes rencontrées de notre génération...

Je n'oublie pas Robert Gazut  ni Anne Marie Lafond pour les classes un peu plus jeunes.


Certains d'entre vous se sont inscrits sur le site: " www.copainsdavant.com ", faisant exploser leur site sur notre établissement, " ..partis de 24 en Mars, par un prompt renfort, nous sommes déjà 45 en Juin et... sans être arrivés au port..."

C'est bien, mais pas nécessaire, par contre, pour moi le plus important, c'est que vous me fassiez passer vos coordonnées et toutes les coordonnées de tous ceux dont vous vous souvenez, soit par mail direct ( christianedaire@orange.fr ), soit en cliquant sur contact en bas de chaque page du site.


Sur mon fichier, j'ai, à ce jour, 136 noms
mais...il me manque encore beaucoup de
coordonnées actuelles


J'ai toujours besoin de votre aide, pour faire exploser ce nombre avant la pose estivale.



Nous reprenons la prose de William:on commence par le plus "trucculent". 



Joël LAURY
, était un garçon turbulent au demeurant fort sympathique. 
Il aimait la rigolade et son visage, caché derrière des lunettes de correction puissante, n'engendrait pas la mélancolie. 
Signes particuliers : Se bouchonnait le pavillon de l'oreille et l'entrait dans l'orifice auriculaire. 
Se mordillait le pli supérieur de son majeur. 
Attendait l'heure de la récré avec impatience pour taper dans le ballon.  
Un matin de Printemps, Joël trouve un oisillon sur le bord du canal. Prévenant, il le prend et le dépose délicatement dans son sac d'écolier. Vilain matou attendra... 
Pendant le cours de mathématiques, le CUI-CUI perturbateur et insistant de l'importun duveteux ne fut pas du goût de M. BOURGON. Sur l’heure, il le fit transporter hors de la classe. 
Ce jour là, le QI nécessaire à la pratique des mathématiques ne se conjugua pas avec le timide CUI-CUI écolo émanant des profondeurs d'un sac d'écolier. Le petit oiseau fut dans l’obligation de s’écarter. Ce ne sera que beaucoup plus tard que le faible prendra sa revanche sur le fort. Un bon demi-siècle sera nécessaire en effet pour voir le tracé d’une autoroute contourner l’espace de vie d’une espèce en voie de disparition (oiseau, fleur ou insecte). 
"Et si tout le monde en faisait autant?  La classe serait une volière..." M. BOURGON réserva sa fameuse citation pour une autre occasion. Hasard ou vision prémonitoire ? 
Joël était la "bête noire" de Mlle LACOUME. Il était effronté et parfois lui répondait. Un jour, alors que Joël se tenait mal à sa table et qu’il mâchouillait un chewing-gum, elle lui demande de corriger son attitude et de cesser son ruminèrent. Elle ajoute : "Ce n’est pas beau de voir un élève avachi, ruminer devant soi". Joëlne se démonte pas et dit dans sa barbe : "J’suis pas fait pour te plaire". "Quoi ? " dit-elle, en dévalant quatre à quatre l’unique marche de l’estrade et enfilant comme l’éclair, l’allée qui menait à moi. Elle saisit brutalement mon poignet et me lance : "dis-moi, William, ce que ton petit camarade Joël vient de dire et attention à ta réponse, j’ai entendu quelque peu ses propos ! " Peu fier, je lui réponds : "Je suis pas fait pour te plaire". "C’est bien ce que j’avais cru entendre ! ". De colère, elle passe derrière moi, bouscule ma chaise et arrive droit devant Joël. Ce dernier, en bon gaulois, n’avait qu’une seule peur, c’est que le ciel lui tombe sur la tête. Cette crainte étant plus qu’imminente et n’ayant pas de bouclier pour se protéger, c’est avec ses bras et ses mains qu’il se ceintura le crâne.  Mlle LACOUME n’en était pas à son premier coup d’essai. Elle avait LA TECHNIQUE. En grande professionnelle et avec un calme olympien, elle défaisait le nœud formé par les membres du malheureux supplicié. Sitôt fait, ou plutôt sitôt défait, c’était la claque. Et quelle claque ! Bonjour les décibels... Et que dire des mains de Mlle LACOUME ? Qu’elle en possédait désormais trois. Une gravée au fer rouge sur la joue de Joël et deux autres qu’elle conservait précieusement pour un usage ultérieur, car il faut dire qu’elle jouait aussi bien de la droite que de la gauche… Si d’aventure la première technique échouait, elle en possédait une autre, tout aussi efficace, voire plus, pour avoir été pratiquée voilà deux milles ans. J’appellerais cette seconde technique le "Lève toi et marche ! " rebaptisée pour l’occasion, le "Baisse les bras, que je te claque le beignet ! " Cette technique n’avait d’effet que si le praticien possédait une grande puissance et un pouvoir certain sur les mots. Mme VASSORTavait ce talent et les paroles dites une seule fois suffisaient à faire baisser les bras du condamné. Ô miracle ! Combien de bras se sont baissés, suivit de claps percutants qui n’avaient rien à envier à ceux du cinéma. 
Je me suis pris également des claques. Une seule fois, j’ai eu le sentiment d’injustice ou plutôt d’incompréhension. Alors que je mâchouillais un chewing-gum, mon seul et unique de l’année, Mlle LACOUMEme dit : "Tu t’achètes des chewing-gum maintenant ? " Et je lui réponds innocemment : "Ce sont les Américains qui me l’ont jeté de leur camion, Mademoiselle". Que n’avais-je pas dit là, elle dévale quatre à quatre l’unique marche de son estrade et vous connaissez la suite... Elle ajoute d’un ton très grave : "Tu fais la mendicité aux Américains maintenant, tu n’as pas honte ! Lorsque l’on est un petit français digne, on ne s’abaisse pas à de telles pratiques ! " J’étais bien petit et ma petite tête ne comprenait pas ces choses là. 

Malgré tout cela, je tiens à vous dire aujourd’hui, que l’on vous regrette et que nous souhaitons que nos petits enfants aient des maîtres et maîtresses comme vous. 





Raymonde TAILLAT

 Raymonde Taillat était une brave fille énergique et décidée. Sa voie franche se situait dans les aigus. Elle avait des lacunes en mathématiques, ce qui faisait d'elle, la bête noire de M. MORIZET.  
Raymonde 
ne comprenait rien à la géométrie et à l'algèbre. En quatre années, elle n'aura retenu que quelques définitions bucoliques. 
- qu'une figure à quatre côtés est un quadrupède quelconque. 
- que deux droites concourantes sont deux droites qui se coupent assez loin. 
- que Pythagore était un illuminé d'un autre âge qui prétendait que dans un triangle rectangle, la somme des deux côtés adjacents à l'angle droit était égale à la somme des trois côtés, moins l'apothéose.  
Avec ce solide bagage en poche et des notions certaines pour les autres matières, notre Raymonde se présente au BEPC. Elle échoue aux écrits mais fut cependant rattrapée à l'oral, saisie par la vision providentielle d’un M. MORIZET luminescent qui lui soufflait les réponses à l'oreille.  
Il fallait la voir, la Raymonde, à la course ! Elle courait très vite. Tête penchée sur le côté, dents serrées et cisaillant l'air des ses coudes, elle donnait le meilleur d’elle-même pour gagner quelques centimètres sur le garçon qui était loin devant...(Il me semble avoir oublié de préciser un détail, mais qu'importe, continuons.) 
Ne m'en veut pas Raymonde, tu étais une bien bonne camarade. J'ai exagéré bien sûr. Tous les élèves de la classe ne pouvaient être que bons, avec M. MORIZET. Avoir un 10/20, ce qui était ton cas, n'était pas si mal. Aujourd'hui beaucoup d'élèves espèreraient avoir une telle moyenne en maths. 
Te souviens-tu de la "METHODE MORIZET"pour ancrer les théorèmes dans nos petites têtes ? Il commençait l'énoncé du théorème et regardant la tenancière de l'auberge disait : "Qui dit que" et Nadine récitait la suite du théorème. 
Il appliquait la méthode COUET et cela fonctionnait très bien. Rares étaient les fois où l'élève butait sur la suite de l'énoncé et si tel était le cas, il le lui faisait copier dix ou vingt fois pour le lendemain matin. 
Te souviens-tu également de la manie de M. MORIZET ? Il caressait sans cesse la boutonnière de sa blouse grise avec ses doigts pleins de craie. Plus les jours de la semaine passaient et plus la boutonnière était blanche. C'était en quelque sorte un repère visuel pour évaluer le jour de la semaine : Gris pâle - LUNDI, Tout BLANC - SAMEDI.


Anne Marie GANNAT 

Anne-Marie 
avait une passion, la danse, qu'elle pratiquait avec son excellente prof. Mlle Mado CHERRY. Elle était une très bonne élève, douée pour la gymnastique.  
De toutes les filles de la classe, Anne-Marie était sans contexte, la camarade la plus éclairée et la plus "nature".  
Vous souvenez-vous de l'étude du texte qui avait pour titre "Au gui l'an neuf" et de ce passage bien mystérieux "chaque arbre enfanta un druide" ? Mlle LACOUME demande : "Qui peut me dire ce que signifie le verbe enfanter ? "  Les élèves restent muets. Seul un doigt se lève : Anne-Marie prend la parole.  "Donner naissance à un enfant" dit-elle, d'une voix naturelle. "C'est bien" ajoute Mlle LACOUME d'un ton appuyé et qui s'étonne de voir si peu d'élèves répondre à une telle question. 
Nous étions bien petits et innocents. L'éducation sexuelle n'avait pas fait son entrée dans les cours de Sciences Naturelles et Pierre PERRET, illustre inconnu à l'époque, n'avait pas encore jeté sur le papier les paroles de son fameux ZIZI. Les roses et les choux avaient encore de belles heures à vivre. Quant aux cigognes, il faudra attendre quelques petites années, avant qu'elles ne se prennent du plomb dans les ailes.  
Anne-Marie était la seule fille du petit groupe d'élèves qui rentrait le soir, ensemble, après les cours. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne tenait pas sa place. Elle n'était pas la dernière pour raconter des bêtises et ce n'était pas Claude BEZILLE qui l'aurait freinée. Bien au contraire, il en rajoutait tout son saoul et le pauvre Christian COURSIER n'en pouvait plus de se tordre de rire, scotché à son sac planté sur le trottoir.  
Anne-Marie se régalait lorsque je lui dessinais des personnages de Walt DYSNEY. Elle en redemandait toujours. Sa préférence allait à TOUFFOU. Mais s'en souvient-elle, aujourd'hui ?

Chère Anne-Marie, permets-moi de te faire un dernier compliment. Tu étais de toutes les filles de la classe, la plus naturelle, la plus épanouie et la plus sensuelle. Tu étais toujours gaie et pleine d'entrain. Ta jolie frimousse, tes lèvres pulpeuses et ton gentil regard ont séduit plus d'un garçon.  Je terminerai ton portrait souvenir par une dernière remarque d'importance, enrichie des paroles du poête-chanteur disparu Serge GAINSBOURG.  Tu avais "des petits seins de bakélite qui s'agitent" sous ta légère blouse bleue en nylon, qui t'apportaient un charme fou



Claude BEZILLE
, dit BB, suivait son chemin tranquille. 

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Son visage rond, bon enfant, sa mèche brune sur le front et ses oreilles légèrement décollées, ont très certainement contribué au choix de ce surnom. Son regard était très doux et affichait en permanence un léger sourire. 
Claude a été mon voisin de table, en 5ème.. Juste derrière, se tenaient Alain DEDOURS, le préposé aux claques et "the number one de ses demoiselles", Jean-Yves TRICOT. Les filles n'avaient pas à se retourner pour regarder ce dernier, pour la simple et unique raison qu'il était plutôt sur le devant de la classe, au grand bonheur de Mme VASSORT. En un mot, cela pouvait se traduire par la formule : "Voir Jean-Yves et mourir".  
Claude était un élève calme et sérieux. Son écriture était droite, ronde et soignée. Pas de taches, pas de cornes à ses cahiers, dans son pupitre tout était en ordre. On n'y trouvait ni oisillons, ni hannetons, ni autres bestioles qui auraient pu distraire les élèves.  
Claude n'était pas un perturbateur. La seule chose qu'il perturbait, c'était les poteaux de but du terrain de Hand ball. Là, il s'en donnait à cœur joie avec ses camarades, pendant les trop courtes récréations. Ses tirs au but étaient puissants. Gare à l'étourdi qui passait devant, au risque de se prendre la balle en "pleine gueule". Pour l'avoir reçu une fois à l'endroit précité, laissez-moi vous dire qu'il ne m'aura fallu qu'un dixième de seconde et pas un de plus pour apprendre ce que signifiait l 'expression "être sonné".  
Sous ses airs de garçon sérieux, Claude n'en était pas moins un sacré boute-en-train. Il n'était jamais le dernier pour sortir une "vanne" ou se moquer d'un travers d'un de ses professeurs. Et là, il y avait matière. Que de parties de rigolades sur le chemin de l'école ! Le très sérieux MOMO et Mme PETIT avec ses colères explosives, arrivaient tous deux en premières lignes. J'espère qu'ils nous le pardonneront. Cela faisait partie de nos jeux et il faut donc, aujourd'hui, n'y attacher que peu importance.  
Claude  aimait les musiques nouvelles des années YEYE.  Avec ses camarades de classe, il a rencontré aux "Magasins Modernes" un tout jeune groupe de cette époque, "Les Chaussettes Noires" où brillait un chanteur en pleine ascension, Eddy MITCHEL. Trop jeune, Claude n'aura certainement pas rencontré l'autre idole, Johnny HALLIDAY, qui s'était produit, tout de cuir vêtu, au "Tivoli", une année plus tôt.  
Sacré Claude, on aura fait un sacré bout de chemin ensemble. Que de souvenirs entre la Primaire, le CEG et DURZY !




Rosette COSSON   
  

Rosette était d’humeur égale. Jamais d’écart de voix, jamais de grands éclats de rire. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire. Ses gestes étaient d’une grande sobriété. Rosette incarnait le type parfait de la fille sérieuse. Dans la classe, elle n’avait d’égal que notre traqueuse en titre, Josette ANDRE.  M. BOURGON avait beaucoup de respect pour toi. Lorsqu’il t’interpellait pour te poser une question, c’était toujours avec un sourire avenant. Il t’appelait alors "Rosette", d’une voix douce, comme s’il voulait te rassurer et te protéger,
Rosette avait le devoir de réussir plus qu’une autre, car son père était enseignant à l’Ecole PASTEUR. Responsabilité bien lourde pour une fillette de douze ans ! Et quel père, un vrai personnage, haut en couleur ! JOJO, comme le surnommaient ses élèves. Avec ses culottes de cheval et ses gitanes papier maïs, il était l’instit d’une génération révolue. Ses coups de gueule résonnent encore sous les préaux et le bruit de ses pas hante toujours sa classe à l’entrée de l’école. Aucun de ses élèves ne l’a oublié. Il restera pour longtemps gravé dans leurs mémoires. 
Pauvre Rosette, comment ne pas être étouffée par un tel PAPA et ne pas être stressée par le devoir de réussir ? Ton visage avait du mal à dissimuler tes inquiétudes et ce n’était pas tes frêles épaules et tes douze tendres années qui pouvaient te venir en aide pour vivre ton quotidien.  

  

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Maryse TARNIER   

Maryse était une camarade d’une timidité maladive. 
Interrogée, elle répondait d’une voix si faible que personne ne pouvait l’entendre. Ses hésitations et l’angoisse de donner une mauvaise réponse lui déclenchaient une cascade de grimaces et de rictus qui venait altérer son gentil visage. Pour en finir, elle s’enfonçait la tête dans ses épaules et piquait du nez sur la table pour se soustraire du " Puissant Regard " de Mlle LACOUME et des " Mille Yeux " de ses camarades. 
Combien de fois Mlle LACOUME s’est approchée d’elle en lui disant : " Plus fort, Maryse, je ne t’entends pas et comment veux tu que Nadine CORNET, à l’autre bout de la classe, t’entende ? Et retire à la fin, cette main de devant ta bouche ! " Et elle, à grand-peine, corrigeait son attitude. Mais le naturel revenait au grand galop et dans le quart d’heure qui suivait, elle avait tout oublié des recommandations de Mlle LACOUME. 
Maryse avait un grand manque d’assurance. Elle redoutait de passer au tableau noir pour réciter ses leçons.
Elle n’avait pourtant rien à craindre, nos deux souffleuses attitrées, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, étaient là, en première ligne, pour lui souffler son texte à la moindre défaillance. Peut-être même que Mlle. LACOUME, privé de son livre, aura utilisé leur service ? Car il fallait les voir, toutes les deux, la Danielle et la Brigitte ! Elles jouaient des mandibules à s’en faire péter les mâchoires et si l’élève ne devinait pas les mots sur leurs lèvres, elles articulaient à l’extrême, dodelinant leur tête avec insistance et redoublant de grimaces. Dans leur acharnement, elles lâchaient parfois une syllabe que Nadine CORNET, à l’autre extrémité de la classe, entendait. Quant à Monique BIKIALO, elle n’aurait de toute façon rien entendu car, bavarde comme une pie, elle parlait encore avec son KIKI. 
Lorsque Mlle LACOUME posait une question à toute la classe, elle n’osait pas répondre mais soufflait discrètement la réponse à l’oreille de sa voisine. La maîtresse lui disait alors : "Allez, Maryse, si tu sais, dit-le à tous tes camarades!" Et les mots, après maintes hésitations et rictus divers, lui sortaient de la bouche. Beaucoup d’autres se seraient jetés à l’eau, à commencer par Alain DEDOURS et Joël LAURY et tant pis si la réponse était fausse, l’important était, avant tout, de participer. 
Pendant les séances de gymnastique, elle se cachait toujours derrière une camarade pour que les garçons ne puissent pas voir ses gambettes. Il était pourtant beau son short bouffant bleu marine avec ses élastiques aux jambières ! 
Rassure-toi, Maryse, tu n’étais pas la seule à avoir la frousse dans la classe, on était nombreux, à commencer par moi et si je ne les cite pas, ils se reconnaîtront.



Gérard GRENIER  

 Sourire permanent accroché aux lèvres, épi rebelle dans les cheveux et mèche brune sur le front, ce garçon tout simple, d’une extrême gentillesse, a su garder sa bonne humeur le jour où, ayant oublié ses affaires de travaux pratiques des garçons, Mlle LACOUME le fit entrer dans le groupe des filles, pour une initiation à la couture. C’est donc avec du fil et des aiguilles que notre Gérard, couturier en herbe, s’exerça au point de croix, reprises et ourlets pendant trois semaines. 
Gérard 
était un petit gabarit. Son poids n’excédait pas un demi BARAGLIA et égalait de peu une Danielle MENARDtoute mouillée. Personnellement, je n’étais guère plus épais que lui. Pendant les cours de gymnastique il était souvent mon partenaire pour les exercices se pratiquant à deux. Il était du genre nerveux et venait à bout de moi dans les combats de lutte gréco-romaine. Il tannait tout son saoul, me poussait, me retournait et m’enfourchait jusqu’à mon immobilisation. 
Sacré Gérard , je peux te l’avouer maintenant, mais les jambières de ton short étaient un peu trop larges à mon goût, pour tes frêles cuisses, et plus d’une fois, le cours de gymnastique a bien failli virer en cours d’anatomie ou de sciences naturelles pour les filles. Mais n’oublions pas que nous étions en " Séance de Plein Air ", autre nom donné à la gym. Alors pourquoi faire dans la demi-mesure ! A te voir te démener, souffler et suer ainsi, tu étais bien loin de toutes ces préoccupations. Tu faisais tous les exercices avec un sérieux et une rigueur qui t’honoraient.
Je ne parlerais que très brièvement du grimper de corde où il et elles gesticulaient pour toucher le nœud à hauteur du plafond. 
Comme Jacques MARTIN, tu étais un camarade fort courtois, aimable et sans histoire. 
 

 
cet article a été repris plus de 50 fois, (surement plus, puisque chaque fois que je décide d'aller sur l'administration du site, je le reprends plusieurs fois)....
Je n'ai pas encore réussi à "justifier" le portrait de Rosette, ni augmenter la grosseur des caractères de certains mots, ni ajouter de la couleur...mais j'y reviendrais....
 

    



Je commence par moi, c'est le hasard de l'ordre de William. 

L'avantage c'est que je peux écrire directement mes commentaires
évidemment je ne me souviens ni des récréations, ni du fan club.... mais c'est forcément William qui a raison: 


Christiane LANIER

dite CRICRINETTE, était une charmante camarade à la voix enjouée.
Elle avait beaucoup d’allant et était d'une humeur gaie. Elle plaisait beaucoup aux garçons par sa simplicité toute naturelle et aux filles pour son maintien à une place raisonnable au classement général de la classe.... Elle ne faisait pas d'envieuses.
Pour faire bref, elle était la copine que tout le monde aurait aimé avoir.
Notre CRICRINETTE avait cependant du mordant. Lorsque des garçons venaient taquiner son petit groupe de filles à la récréation, elle n'hésitait pas à les courser pour les faire fuir. Cela était devenu presque un jeu et tout le monde s'en amusait. Voir une jeune fille, au demeurant si charmante, se piquer des colères, était très drôle. Sans oublier le registre de jurons qu'elle ne laissait pas dans sa poche.
Elle faisait partie du petit groupe de filles qui vouait une grande admiration au prof. de musique M. CARRIAU. On dirait aujourd'hui qu'elle serait de son FAN CLUB. Lorsqu'il arrivait à l'école, il les attirait comme des mouches. Elles s'agglutinaient à ses côtés et c'était des "M'sieur CARRIAU ceci, M'sieur CARRIAU cela".
Il est vrai qu'il avait du charme et une élégance peu commune, cet homme avec ses crans dans ses cheveux noirs gominés toujours bien coiffés, sa cigarette brune calée aux coins des lèvres et son étui à violon à la main. La fumée lui piquait les yeux et il grimaçait, mais qu'importe, sa "petite cour" était là. 
Avec lui, c'était toujours un peu la fête. 
La chorale était son bébé et que serait le CERCLE PASTEUR sans sa CHORALE
Un été sans sa FETE DE LA MUSIQUE....
    

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Michel BREUILLER
  

Avec son visage rond piqué de taches de rousseur, avait la vraie bouille du potache. Mathématicien dans l'âme, il faisait d'un trait tous les exercices que nous donnait M. MORIZET, y compris ceux qui étaient facultatifs. 
Sa préférence allait aux mathématiques, ce qui n'était pas du goût de Mme VASSORT qui avait le sentiment que beaucoup d'élèves délaissaient un peu le français au profit des maths. M. MORIZET nous surchargeait de devoirs et le français en faisait les frais. Combien de fois Mme VASSORT a dit à M. MORIZET : "Ils sont trop petits pour choisir." 
Mais M. MORIZET gardait son cap... (que dis-je, sa péninsule - Cyrano de Bergerac). Lorsque Michel disait sa récitation devant la classe toute ouie, il portait sa main à la bouche et toussotait dès qu'il sentait poindre le trou de mémoire. Un Hum! Hum! légèrement enroué lui donnait le temps de la réflexion pour repartir cahin-caha à la reconquête des vers.
Il était un portraitiste talentueux qui ne manquait jamais de dévoiler ses œuvres à ses camarades, pendant les récréations. Ses modèles, des vedettes de la chanson qu'il piquait dans SALUT LES COPAINS, bible incontournable des garçons et des filles des années YEYE. Bible qui rivalisait avec une autre bible tout autant célèbre, mais moins plébiscitée par les élèves, le fameux BLED qui faisait les délices de Mme VASSORT.
A la course à pied, il égalait les chrono de Jacques MARTIN et de Michel BARAGLIA.
Autant dire qu'il ne s'est jamais frotté au Beau Gosse. Mais qu'importe, Michel avait emboîté une foulée sûre, celle de M. MORIZET, qui lui ouvrait une Voie Royale. 
Alain DEDOURS était son vrai pote. Plus tard, les évènements de Mai 68 terniront, hélas, cette vieille relation.
Michel était fan d'une jeune vedette de l'époque : Claude NOUGARO, dont il collectionnait les disques.
Sa maman, qui travaillait "au coin de Paris" rue Dorée, me donnait de ses nouvelles et je l'informais de ma jeune carrière chez M. GUEGUEN, Géomètre à
Montargis.




Danièle GUILTAT.

La pauvre, elle n'y voyait rien. Elle portait des lunettes et sa jolie frimousse en était affectée. Mais lorsqu'elle les retirait, on découvrait alors son vrai visage. Un visage pâle et doux à croquer sous des cheveux bouclés. Danièle était d'un naturel réservé et portait toujours de belles blouses bleues. 
Comme Claudine ROUSSEAU, elle était une Alice au Pays de PASTEUR.
Un jour, alors qu'un bouton de ma blouse s'était détaché, elle s'approcha de moi et le reboutonna en m'esquissant un doux sourire. Ce geste, au demeurant si banal, m'avait séduit.
Elle était très près de moi. Nous étions presque visage contre visage et je sentais le souffle de sa respiration sur ma joue. En une fraction de seconde j'ai découvert, non seulement une charmante camarade, mais en plus, une toute jeune demoiselle ravissante, pleine de bonté et d'égards envers son camarade de classe. Et que dire de mon cœur?... II battait la chamade, bien sûr. Alors! Elle n'est pas belle la vie ? 
Danièle aura oublié cet instant magique mais pour ma part il restera gravé dans ma mémoire. Inutile de dire pour longtemps, c'est déjà fait. 
Francette PETAT était une de ses meilleures copines de classe. Elles étaient souvent assises à la même table, de préférence sur le devant, pour mieux participer aux cours. Lorsque l'on est sérieux on choisit les meilleures places, et là c'était le cas pour ces deux élèves.

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Françoise POTTIER   

- son défaut principal : n’a jamais laissé quelqu’un passer devant elle.
- sa qualité principale : voir défaut. 
Françoise était la fille à battre. Elle était l’éternelle première
Nous avons enduré l’excellence de son travail pendant quatre longues et interminables années. Inutile d’en rajouter. 
Le dernier de la classe laissait bien volontiers sa place à un autre, alors pourquoi elle, ne l’a-t-elle pas fait, ne serait-ce qu’une fois ? Cela aurait permis à notre seconde en titre, la courageuse et frêle Christiane VIGNOLES de prendre la première place. 
Mme VASSORT avait une lourde responsabilité dans tout cela. Mettre un 18/20 plutôt qu’un 19/20 à Françoise, n’aurait pas changé le cours de l’histoire. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? 
La première place se jouait parfois, à un point près, au classement général. Alors ce petit point n’aurait pas bouleversé la physionomie de la classe, mais voir Françoise POTTIER seconde et Christiane VIGNOLES première, quelle histoire ! On en parlerait encore aujourd’hui dans les chaumières ! 
Lors de la lecture du classement, c’était toujours la même rengaine. Françoise - première, Christiane - seconde, sans parler des trois ou quatre autres filles qui se bataillaient derrière elles à longueurs d’années. 
Et les garçons dans tout cela ? Seules les cinq ou sixième place leurs étaient attribuées. Quelle honte! 
Heureusement notre excellent Alain DEDOURS était là. Avec sa désinvolture naturelle, il donnait le meilleur de lui-même pour limiter les dégâts. Il arrivait tout juste à conquérir la cinquième place, si ce n’était pas la sixième, voire la septième dans le pire des cas. 
Quant à TRICOT et BEZILLE, ils n’avaient qu’à se secouer un peu plus les méninges, plutôt que d’agiter le ballon à la récréation. Et le beau gosse, déjà cité, qu’attendait-il pour faire du charme à Mme VASSORT ? Trois ou quatre sourires de plus par jour n’auraient en rien altéré son physique d’APOLLON en herbe! Quand on a une gueule comme ça, on en joue, ne serait-ce que pour gagner quelques points et sauver l’honneur des garçons au classement général ! 
Sacrée Françoise, on peut dire que tu nous en as gâché des années avec l’excellence de ton travail. Et ce n’était pas la présence de chiens retombants sur ton large front qui t’autorisait à être chienne envers
tes petits camarades ! 
Tu étais super bonne en tout, même dans les disciplines extrêmes, gymnastique et musique. 
J’espère qu’aujourd’hui tu possèdes toujours un super bon sens de l’humour, sinon je m’attends aux pires représailles. 
Un de tes malheureux poursuivants classé à la 17ème place. (Comme tu le vois, tu n’avais rien à craindre de moi, sinon ma plume aujourd’hui).
 



Michel BARAGLIA
 
,

également appelé Michel BARAILLA par l’expert en linguistique M.MARCANTONI, était le colosse de la classe. Ce garçon au caractère très doux enroulait parfois de son bras l’épaule de son petit camarade lors d’une conversation, geste révélateur de protection du fort envers le faible. 
Les mots lui sortaient de la bouche en rafales et les syllabes se bousculaient au portillon. 
Michel était nul en gymnastique. Il battait cependant MARTIN à la course. 
Un jour il resta paralysé de vertige sur l’échelle horizontale de la salle de gym. Le prof, M. ROTH, eut toutes les peines du monde à le faire descendre. Ah ! si Danièle MENARD ou Brigitte LECLERC avaient eu le vertige à sa place, la tâche aurait été moins rude ! Au grimper de corde, il n’a jamais réussi à s’élever plus haut que sa propre hauteur. Il décollait les pieds du sol et gesticulait les jambes en pouffant et suant à grosses gouttes. Les bras tendus au-dessus de la tête, il tentait, par des coups de reins maladroits, de gagner quelques centimètres sur l’insurmontable verticalité. Cet exercice périlleux lui échauffait les oreilles, autant à lui d’ailleurs qu’à M.ROTH, qui commençait à s’impatienter sérieusement devant les élucubrations laborieuses de cet élève qui s’agitait comme un ver coupé à hauteur de ses yeux. Après quelques vaines tentatives et tournoiements dans le vide, il posait les pieds à terre dans un état de totale décomposition. Sa technique avait cependant du bon, car d’année en année il améliorait de quelques centimètres ses propres performances. Regain de force dans les bras ? Non, tout juste la résultante de sa propre croissance. Alors, à quoi bon se fatiguer !... 
Michel faisait partie d’un petit groupe d’élèves qui rentrait le soir ensemble après les cours. De la passerelle, qui enjambait le canal, au boulevard des Belles Manières, il a connu des moments de franche rigolade avec Anne-Marie GANNAT, Christian COURSIER, Claude BEZILLE et William CREFF
Se souvient-il de cette femme à bicyclette que nous croisions tous les jours et qui avait une énorme poitrine? Christian et Claude l’avaient surnommée "la Mé MABOEUF", ce qui faisait se tordre de rire la pauvre Anne Marie, qui parfois, reconnaissait en avoir pisser dans sa culotte.




Jacques MARTIN

était un garçon attachant à l'allure débonnaire. 
Sa voie était douce, jamais de hausse de ton, jamais de colère. Jacques était un excellent camarade, d'une extrême gentillesse. Contrairement à Françoise POTTIER, il laissait volontiers sa place à un autre élève.
La gymnastique n'était pas sa tasse de thé et il s'en serait bien passé. A la course, il se classait derrière Michel BARAGLIA qui était loin derrière les filles qui couraient après l'athlète situé sur la rangée du haut en 7ème position à partir de la gauche, sur la photo de classe de 6ème, année 1959. 
Il n'était pas dans les meilleurs mais faisait cependant partie de l'élite qui avait été choisie pour composer la première classe de 6ème du Cours Complémentaire avec M. BOURGON pour les mathématiques et la géographie et la toute jeune Mlle LACOUME pour le français et les autres matières. 
Jacques et moi avions essuyé nos culottes sur les bancs de la communale à Pasteur. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble sans jamais l'ombre d'une dispute. 
Son père, coiffeur, fou des courses, n'aurait jamais misé sur son propre fils. Nous parlons de tiercé bien sûr. Rien à voir avec la course où excellait Jean-Yves TRICOT
Lorsque je rentrais dans le salon de coiffure, Faubourg d'Orléans, sa maman m'accueillait toujours avec une grande gentillesse.




Christian COURSIER
  

 Christian
était très fort en Physique-Chimie. C'était sa matière préférée. 
Il était un hyper nerveux super original, à la brosse toujours impeccable. Monique BIKIALO le taquinait en le surnommant KIKI. Ce sobriquet l'agaçait. Il le trouvait ridicule, ce qui n'empêchait pas Monique de lui en remettre une deuxième couche à la moindre occasion.. 
Ses fous rires, sur le chemin de l'école, le stoppaient net. Il plantait alors son sac à terre pour mieux se libérer de ses contractions musculaires. Demandez donc à Anne-Marie GANNAT si elle s'en souvient? Il lui fallait bien trente secondes avant de redécoller et Claude BEZILLE de lui dire et redire : "allez, on y va maintenant!". 
Sa rédaction, façon PREVERT, sur le thème "le silence", fut lue par tous les profs. Mme VASSORT était dans l'embarras. Comment noter un tel devoir? Les mots, les verbes, les adjectifs étaient jetés sur le papier sans construction logique. Tout y était pêle-mêle. 
Christian dessinait des fleurs en pot de façon très stylisée avec une grande maîtrise. Son graphisme était très original et traduisait une grande modernité. J'étais très personnellement admiratif de son talent.  
S'il avait persisté dans son art de l'écriture et du dessin avant-gardiste, où en serait-il aujourd'hui? Il avait un don inné pour les langues. Il parlait couramment le stroumf et s'essayait à l'anglais avec la très british Mme BRUNET
Ses lectures préférées étaient les minilivres (3cm/4cm) qu'il découpait dans des bandes dessinées. Se souvient-il de "l'étrange aventure de Célestin Bouchamiel" qui le faisait se tordre de rire ?





Nouvelle édition de portraits faits par William


Je vous promets
de ne plus me tromper de touches et supprimer les articles à nouveau publiés, 
Trop d'ambition nuit, je pensais être, comme nos jeunes, capable d'utiliser ces nouveaux outils.

Promis: je vais demander un stage de formation.  

A+.CD 


ci-dessous le 1er message que William Creff avait mis sur le blog: vous allez vous régaler...... 


..."Je vais déposer sur ton blog les souvenirs personnels de notre classe emblématique de 6e, 1ère classe du cours complémentaire avec Melle LACOUME et M. BOURGON

Chaque élève est porteur d'une émotion, d'une anecdote. 40 élèves : 40 anecdotes
Des élèves, de par leur caractère, m'ont plus marqué, d'autres moins. 

Il en résulte toutefois une galerie de portraits, qui je le pense te réjouira. 
Si tu n'as pas oublié, tu pourras te rendre compte de la justesse et de la fraîcheur de mes souvenirs après 50 années passées.

En avant première, reçoit les portraits de Alain DEDOURS et de Claudine ROUSSEAU - parité oblige.



 
Alain Gérard DEDOURS

Il savait tout et dans son exaltation, coupait parfois la parole à Mme VASSORT pendant ses cours. Cette dernière, agacée par son comportement, lui fit le reproche d’apprendre ses leçons à l’avance pour se faire remarquer de ses petits camarades. 
Les trimestres passèrent et Mme VASSORT se rendit compte que son élève était en fait très doué pour ces matières et qu’il en demeurait un garçon fort simple. 
Sa grande taille, sa silhouette filiforme, ses cheveux blonds et ses yeux bleus malicieux lui donnaient l’apparence d’un élève moqueur et arrogant. 
Les réponses qu’il apportait aux questions de ses profs étaient souvent justes, drôles et parfois pertinentes. Pendant un cours de Physique-Chimie de Mme PETIT sur l’étude du cuivre, cette dernière posa la question suivante : "De quelle couleur est le toit de l’opéra de PARIS " Alain lève le doigt et lance avec sa décontraction naturelle : "Moche" "Très juste" répond la prof devant une classe en délire, "Mais encore ?" "Vert caca d’oie" répond Alain sous une surenchère de rires de ses camarades. "Toujours très juste et j’ajouterai qu’Alain à tout à fait raison, ce toit est vraiment moche. Quant à la couleur,….elle est proche du vert" 
Ce jour là, la pertinence et l’humour d’Alain ont joué en sa faveur. Avec un professeur, autre que Mme PETIT, cela aurait peut-être tourné au vinaigre? 
L’espace entre pertinence et impertinence est parfois mince et le pauvre Alain en a quelquefois fait les frais. Ce qui lui valut de détenir le triste record des paires de claques distribuées en cours d’année par Mme VASSORT
Alain DEDOURS était sans nul doute l’élève le plus intelligent de la classe et de façon certaine le meilleur en natation. Sa silhouette longiligne était un atout pour avaler les longueurs de bassin, devant le regard admiratif et connaisseur du maître nageur M. SAVOUREUX.était le premier en histoire-géo. Son grand copain de classe était Michel BREUILLET qu’il surnommait MIKE et son chanteur préféré RAY CHARLES. C’est Alain qui eut l’idée d’offrir à M. CARRIAU un disque 45 tours de son idole pour marquer la fin de l’année scolaire. 
Lorsque j’ai appris le décès de ce grand artiste à la radio, j’ai eu une pensée émue pour RAY CHARLES et M. CARRIAU. Depuis la 6è en effet et grâce à l’initiative d’Alain, ma mémoire associait les noms de ces deux grands artistes. 
Dis-moi Alain, as-tu perdu cette manie que tu avais lorsque tu riais ? Tu te serrais fortement les deux mains, tu faisais une petite courbette en vrillant légèrement le corps et tu pouffais de rire en crispant fortement les mâchoires. Dans cette position tu te mettais en phase avec ton camarade pour que vos deux visages se trouvent face à face. Avec un type plus grand que toi, je pense que tu n'aurais pas agi ainsi.



Claudine ROUSSEAU  

la discrète. Etait-elle invisible? On ne la voyait pas, on ne l'entendait pas.
 
Elle ne parlait pas, elle susurrait les mots. 
Elle ne riait pas, elle esquissait un sourire, tout juste perceptible à la commissure de ses lèvres. 
Timide parmi les timides, elle était jolie comme une fleur sous ses boucles blondes. C'était en quelque sorte Alice au Pays de PASTEUR
.


 
Suite des portraits :

 
 
Christiane VIGNOLES  

était l’anti Françoise POTHIER. Françoise avait un physique viril et une voix rauque.  
Christiane était menue et avait la voix fluette. 
Elle était une fille discrète. C’est sans nul doute sa discrétion qui la poussait à rester l’éternelle seconde. Etre en 1ère ligne, ce n’était pas son genre. Elle avait toujours peur de déranger. Lorsqu’elle levait le doigt, pour répondre à une question, c’est tout juste si on l’apercevait au-dessus de sa tête alors que d’autres auraient bien volontiers toucher, voire décrocher le plafond pour se faire voir de Mme VASSORT
M. MORIZET l’intimidait beaucoup et s’en amusait parfois. Les rares fois où il prenait Christiane à discuter avec sa voisine pendant un cours, il disait d’un ton narquois : "Notre amie Christiane VIGNOLES a des choses à dire qui pourraient intéresser ses petits camarades?" Et elle, s’écrasant sur son siège et s’enfonçant la tête dans les épaules, répondait par un non timide, tout juste audible et s’assurait d’un regard furtif autour d’elle, que personne ne l’avait remarqué. 
Toujours seconde, elle était notre POUPOU de la classe. Comme Claudine ROUSSEAU, elle recherchait une certaine forme d’invisibilité. 
Ce petit bout de femme était malgré tout, une sacrée bûcheuse et pouvait servir d’exemple pour son courage et sa ténacité.



Jean-Yves TRICOT 
 
était le beau gosse de la classe, le fort en gym. Il aimait le hand et courait très vite. 
Des filles tentaient mais en vain de le rattraper avec la motivation sévère de gagner quelques points sur leurs moyennes générales, d’autres couraient après…sans se soucier un instant de leurs futures moyennes…. 
Un seul point noir pour ce beau brun coiffé à la Marlon Brand : quelques pellicules qui tombaient en neige fine …
Pour ne s’être jamais pris de claques par Mme Vassort, certains élèves "s’autorisaient à pense " qu’il était le CHOUCHOU de la classe, mais CHUT!! le bruit a couru dans les couloirs et hante encore les esprits. Mais saura-t-on un jour la vérité ? Mme Vassort et elle seule détient la clé de ce mystère 



 
Nadine CORNET 

affichait en permanence un regard malicieux et un sourire coquin aux coins de ses lèvres.

Sa voix était franche et directe, seul M.Morizet avait le pouvoir de faire fondre son sourire. A la fin d’un cours de maths, alors que ce dernier venait tout juste de quitter la classe après nous avoir surchargé de travail (exercices, plus exercice supplémentaire facultatif), Nadine s’exclame "avec tout ça, on n’est pas sorti de l’auberge!". Le lendemain matin, alors que M.Morizet nous surchargeait à nouveau de devoirs, il ajouta d’un ton malicieux :"et tout cela pour que notre jeune amie Nadine Cornet puisse dire à tous ses petits camarades: on n’est pas sorti de l’auberge!". Vif émoi de Nadine qui depuis réserva ses états d’âme à un auditoire moins étendu.
Elle était une grande élève fort sympathique et très bonne camarade.



Suite prochain numéro, mais vous avez le devoir de vous manifester, pas sur la forme..(qui devrait, je l'espère, s'améliorer) mais sur le fond.

Nous nous amusons et nous rajeunissons en lisant les portraits de notre classe, 

mais je vous rappelle que le site est pour vous tous.



Je n'ai rien à faire, qu'être à votre disposition:

- j'attends vos mails directs christianedaire@orange.fr
Vous pouvez y joindre une photo récente comme cela se fait sur le site copainsdavant: vous la retrouverez sur notre site.(car pour l'instant, je ne suis pas suffisamment professionnelle de cet outil pour aller reprendre les photos que certains y ont mises).
Il est également possible de me joindre en restant sur le site: cliquer sur "contact" en dessous de la photo de Pasteur.

- votre visite annoncée au 02.47.50.33.41 dans notre petit village à une dizaine de km de Tours sur le bord du Cher:  29 rue chaude  37270 - VERETZ  d'où je pourrais mettre vos articles ou photos directement sur le site.
- ou si, cet été, vous passez par la Gironde, (vous devrez remonter tout en haut dans la pointe), nous sommes près du lieu-dit "les Arrestieux" sur la commune de VENSAC, non loin du seul moulin à vent (du 33) encore en activité, au plein milieu des bois et à 8km des plages (pour ceux que ça intéressent, naturistes, entre Montalivet et Euronat). Avantage, nous sommes près des grands crus: Paillac, St Estèphe, Margaux.... Inconvénient, nous n'aurons pas sous la main, scanner, photocopieur ou connection internet. Mieux vaut prévenir, le tél est dans l'annuaire: 05 57 75 06 64 ou sur le mobile 06 69 98 95 35


      Merci de votre aide
.     A+. CD
.


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