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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 11:20


ci-dessous, normalement,  vous trouverez encore des portraits de nos camarades de classe, en espérant qu'il n'y ait pas de "joyeuse" pagaille dans les paragraphes...sinon..comme d'habitude....je recommencerai....


 Avant tout, je vous le rappelle, il ne tient qu'à vous, surtout ceux qui ne sont plus en activité, de faire pareil pour vos classes. (Danièle et J.Paul Michaut, ne se sentent-ils pas visés??)


Je remercie Josette André(Duhamel) et Jean Noel Collet pour leur aide précieuse sur les autres 3è de 1962-6" ainsi que  mon "bison futé" qui m'a trouvé le nom manquant de notre classe et dont les investigations continuent en interwievant les commerçants de Montargis et ainsi toutes personnes rencontrées de notre génération...

Je n'oublie pas Robert Gazut  ni Anne Marie Lafond pour les classes un peu plus jeunes.


Certains d'entre vous se sont inscrits sur le site: " www.copainsdavant.com ", faisant exploser leur site sur notre établissement, " ..partis de 24 en Mars, par un prompt renfort, nous sommes déjà 45 en Juin et... sans être arrivés au port..."

C'est bien, mais pas nécessaire, par contre, pour moi le plus important, c'est que vous me fassiez passer vos coordonnées et toutes les coordonnées de tous ceux dont vous vous souvenez, soit par mail direct ( christianedaire@orange.fr ), soit en cliquant sur contact en bas de chaque page du site.


Sur mon fichier, j'ai, à ce jour, 136 noms
mais...il me manque encore beaucoup de
coordonnées actuelles


J'ai toujours besoin de votre aide, pour faire exploser ce nombre avant la pose estivale.



Nous reprenons la prose de William:on commence par le plus "trucculent". 



Joël LAURY
, était un garçon turbulent au demeurant fort sympathique. 
Il aimait la rigolade et son visage, caché derrière des lunettes de correction puissante, n'engendrait pas la mélancolie. 
Signes particuliers : Se bouchonnait le pavillon de l'oreille et l'entrait dans l'orifice auriculaire. 
Se mordillait le pli supérieur de son majeur. 
Attendait l'heure de la récré avec impatience pour taper dans le ballon.  
Un matin de Printemps, Joël trouve un oisillon sur le bord du canal. Prévenant, il le prend et le dépose délicatement dans son sac d'écolier. Vilain matou attendra... 
Pendant le cours de mathématiques, le CUI-CUI perturbateur et insistant de l'importun duveteux ne fut pas du goût de M. BOURGON. Sur l’heure, il le fit transporter hors de la classe. 
Ce jour là, le QI nécessaire à la pratique des mathématiques ne se conjugua pas avec le timide CUI-CUI écolo émanant des profondeurs d'un sac d'écolier. Le petit oiseau fut dans l’obligation de s’écarter. Ce ne sera que beaucoup plus tard que le faible prendra sa revanche sur le fort. Un bon demi-siècle sera nécessaire en effet pour voir le tracé d’une autoroute contourner l’espace de vie d’une espèce en voie de disparition (oiseau, fleur ou insecte). 
"Et si tout le monde en faisait autant?  La classe serait une volière..." M. BOURGON réserva sa fameuse citation pour une autre occasion. Hasard ou vision prémonitoire ? 
Joël était la "bête noire" de Mlle LACOUME. Il était effronté et parfois lui répondait. Un jour, alors que Joël se tenait mal à sa table et qu’il mâchouillait un chewing-gum, elle lui demande de corriger son attitude et de cesser son ruminèrent. Elle ajoute : "Ce n’est pas beau de voir un élève avachi, ruminer devant soi". Joëlne se démonte pas et dit dans sa barbe : "J’suis pas fait pour te plaire". "Quoi ? " dit-elle, en dévalant quatre à quatre l’unique marche de l’estrade et enfilant comme l’éclair, l’allée qui menait à moi. Elle saisit brutalement mon poignet et me lance : "dis-moi, William, ce que ton petit camarade Joël vient de dire et attention à ta réponse, j’ai entendu quelque peu ses propos ! " Peu fier, je lui réponds : "Je suis pas fait pour te plaire". "C’est bien ce que j’avais cru entendre ! ". De colère, elle passe derrière moi, bouscule ma chaise et arrive droit devant Joël. Ce dernier, en bon gaulois, n’avait qu’une seule peur, c’est que le ciel lui tombe sur la tête. Cette crainte étant plus qu’imminente et n’ayant pas de bouclier pour se protéger, c’est avec ses bras et ses mains qu’il se ceintura le crâne.  Mlle LACOUME n’en était pas à son premier coup d’essai. Elle avait LA TECHNIQUE. En grande professionnelle et avec un calme olympien, elle défaisait le nœud formé par les membres du malheureux supplicié. Sitôt fait, ou plutôt sitôt défait, c’était la claque. Et quelle claque ! Bonjour les décibels... Et que dire des mains de Mlle LACOUME ? Qu’elle en possédait désormais trois. Une gravée au fer rouge sur la joue de Joël et deux autres qu’elle conservait précieusement pour un usage ultérieur, car il faut dire qu’elle jouait aussi bien de la droite que de la gauche… Si d’aventure la première technique échouait, elle en possédait une autre, tout aussi efficace, voire plus, pour avoir été pratiquée voilà deux milles ans. J’appellerais cette seconde technique le "Lève toi et marche ! " rebaptisée pour l’occasion, le "Baisse les bras, que je te claque le beignet ! " Cette technique n’avait d’effet que si le praticien possédait une grande puissance et un pouvoir certain sur les mots. Mme VASSORTavait ce talent et les paroles dites une seule fois suffisaient à faire baisser les bras du condamné. Ô miracle ! Combien de bras se sont baissés, suivit de claps percutants qui n’avaient rien à envier à ceux du cinéma. 
Je me suis pris également des claques. Une seule fois, j’ai eu le sentiment d’injustice ou plutôt d’incompréhension. Alors que je mâchouillais un chewing-gum, mon seul et unique de l’année, Mlle LACOUMEme dit : "Tu t’achètes des chewing-gum maintenant ? " Et je lui réponds innocemment : "Ce sont les Américains qui me l’ont jeté de leur camion, Mademoiselle". Que n’avais-je pas dit là, elle dévale quatre à quatre l’unique marche de son estrade et vous connaissez la suite... Elle ajoute d’un ton très grave : "Tu fais la mendicité aux Américains maintenant, tu n’as pas honte ! Lorsque l’on est un petit français digne, on ne s’abaisse pas à de telles pratiques ! " J’étais bien petit et ma petite tête ne comprenait pas ces choses là. 

Malgré tout cela, je tiens à vous dire aujourd’hui, que l’on vous regrette et que nous souhaitons que nos petits enfants aient des maîtres et maîtresses comme vous. 





Raymonde TAILLAT

 Raymonde Taillat était une brave fille énergique et décidée. Sa voie franche se situait dans les aigus. Elle avait des lacunes en mathématiques, ce qui faisait d'elle, la bête noire de M. MORIZET.  
Raymonde 
ne comprenait rien à la géométrie et à l'algèbre. En quatre années, elle n'aura retenu que quelques définitions bucoliques. 
- qu'une figure à quatre côtés est un quadrupède quelconque. 
- que deux droites concourantes sont deux droites qui se coupent assez loin. 
- que Pythagore était un illuminé d'un autre âge qui prétendait que dans un triangle rectangle, la somme des deux côtés adjacents à l'angle droit était égale à la somme des trois côtés, moins l'apothéose.  
Avec ce solide bagage en poche et des notions certaines pour les autres matières, notre Raymonde se présente au BEPC. Elle échoue aux écrits mais fut cependant rattrapée à l'oral, saisie par la vision providentielle d’un M. MORIZET luminescent qui lui soufflait les réponses à l'oreille.  
Il fallait la voir, la Raymonde, à la course ! Elle courait très vite. Tête penchée sur le côté, dents serrées et cisaillant l'air des ses coudes, elle donnait le meilleur d’elle-même pour gagner quelques centimètres sur le garçon qui était loin devant...(Il me semble avoir oublié de préciser un détail, mais qu'importe, continuons.) 
Ne m'en veut pas Raymonde, tu étais une bien bonne camarade. J'ai exagéré bien sûr. Tous les élèves de la classe ne pouvaient être que bons, avec M. MORIZET. Avoir un 10/20, ce qui était ton cas, n'était pas si mal. Aujourd'hui beaucoup d'élèves espèreraient avoir une telle moyenne en maths. 
Te souviens-tu de la "METHODE MORIZET"pour ancrer les théorèmes dans nos petites têtes ? Il commençait l'énoncé du théorème et regardant la tenancière de l'auberge disait : "Qui dit que" et Nadine récitait la suite du théorème. 
Il appliquait la méthode COUET et cela fonctionnait très bien. Rares étaient les fois où l'élève butait sur la suite de l'énoncé et si tel était le cas, il le lui faisait copier dix ou vingt fois pour le lendemain matin. 
Te souviens-tu également de la manie de M. MORIZET ? Il caressait sans cesse la boutonnière de sa blouse grise avec ses doigts pleins de craie. Plus les jours de la semaine passaient et plus la boutonnière était blanche. C'était en quelque sorte un repère visuel pour évaluer le jour de la semaine : Gris pâle - LUNDI, Tout BLANC - SAMEDI.


Anne Marie GANNAT 

Anne-Marie 
avait une passion, la danse, qu'elle pratiquait avec son excellente prof. Mlle Mado CHERRY. Elle était une très bonne élève, douée pour la gymnastique.  
De toutes les filles de la classe, Anne-Marie était sans contexte, la camarade la plus éclairée et la plus "nature".  
Vous souvenez-vous de l'étude du texte qui avait pour titre "Au gui l'an neuf" et de ce passage bien mystérieux "chaque arbre enfanta un druide" ? Mlle LACOUME demande : "Qui peut me dire ce que signifie le verbe enfanter ? "  Les élèves restent muets. Seul un doigt se lève : Anne-Marie prend la parole.  "Donner naissance à un enfant" dit-elle, d'une voix naturelle. "C'est bien" ajoute Mlle LACOUME d'un ton appuyé et qui s'étonne de voir si peu d'élèves répondre à une telle question. 
Nous étions bien petits et innocents. L'éducation sexuelle n'avait pas fait son entrée dans les cours de Sciences Naturelles et Pierre PERRET, illustre inconnu à l'époque, n'avait pas encore jeté sur le papier les paroles de son fameux ZIZI. Les roses et les choux avaient encore de belles heures à vivre. Quant aux cigognes, il faudra attendre quelques petites années, avant qu'elles ne se prennent du plomb dans les ailes.  
Anne-Marie était la seule fille du petit groupe d'élèves qui rentrait le soir, ensemble, après les cours. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne tenait pas sa place. Elle n'était pas la dernière pour raconter des bêtises et ce n'était pas Claude BEZILLE qui l'aurait freinée. Bien au contraire, il en rajoutait tout son saoul et le pauvre Christian COURSIER n'en pouvait plus de se tordre de rire, scotché à son sac planté sur le trottoir.  
Anne-Marie se régalait lorsque je lui dessinais des personnages de Walt DYSNEY. Elle en redemandait toujours. Sa préférence allait à TOUFFOU. Mais s'en souvient-elle, aujourd'hui ?

Chère Anne-Marie, permets-moi de te faire un dernier compliment. Tu étais de toutes les filles de la classe, la plus naturelle, la plus épanouie et la plus sensuelle. Tu étais toujours gaie et pleine d'entrain. Ta jolie frimousse, tes lèvres pulpeuses et ton gentil regard ont séduit plus d'un garçon.  Je terminerai ton portrait souvenir par une dernière remarque d'importance, enrichie des paroles du poête-chanteur disparu Serge GAINSBOURG.  Tu avais "des petits seins de bakélite qui s'agitent" sous ta légère blouse bleue en nylon, qui t'apportaient un charme fou



Claude BEZILLE
, dit BB, suivait son chemin tranquille. 

Claude-et-AMeunier-copie-1.jpg
Son visage rond, bon enfant, sa mèche brune sur le front et ses oreilles légèrement décollées, ont très certainement contribué au choix de ce surnom. Son regard était très doux et affichait en permanence un léger sourire. 
Claude a été mon voisin de table, en 5ème.. Juste derrière, se tenaient Alain DEDOURS, le préposé aux claques et "the number one de ses demoiselles", Jean-Yves TRICOT. Les filles n'avaient pas à se retourner pour regarder ce dernier, pour la simple et unique raison qu'il était plutôt sur le devant de la classe, au grand bonheur de Mme VASSORT. En un mot, cela pouvait se traduire par la formule : "Voir Jean-Yves et mourir".  
Claude était un élève calme et sérieux. Son écriture était droite, ronde et soignée. Pas de taches, pas de cornes à ses cahiers, dans son pupitre tout était en ordre. On n'y trouvait ni oisillons, ni hannetons, ni autres bestioles qui auraient pu distraire les élèves.  
Claude n'était pas un perturbateur. La seule chose qu'il perturbait, c'était les poteaux de but du terrain de Hand ball. Là, il s'en donnait à cœur joie avec ses camarades, pendant les trop courtes récréations. Ses tirs au but étaient puissants. Gare à l'étourdi qui passait devant, au risque de se prendre la balle en "pleine gueule". Pour l'avoir reçu une fois à l'endroit précité, laissez-moi vous dire qu'il ne m'aura fallu qu'un dixième de seconde et pas un de plus pour apprendre ce que signifiait l 'expression "être sonné".  
Sous ses airs de garçon sérieux, Claude n'en était pas moins un sacré boute-en-train. Il n'était jamais le dernier pour sortir une "vanne" ou se moquer d'un travers d'un de ses professeurs. Et là, il y avait matière. Que de parties de rigolades sur le chemin de l'école ! Le très sérieux MOMO et Mme PETIT avec ses colères explosives, arrivaient tous deux en premières lignes. J'espère qu'ils nous le pardonneront. Cela faisait partie de nos jeux et il faut donc, aujourd'hui, n'y attacher que peu importance.  
Claude  aimait les musiques nouvelles des années YEYE.  Avec ses camarades de classe, il a rencontré aux "Magasins Modernes" un tout jeune groupe de cette époque, "Les Chaussettes Noires" où brillait un chanteur en pleine ascension, Eddy MITCHEL. Trop jeune, Claude n'aura certainement pas rencontré l'autre idole, Johnny HALLIDAY, qui s'était produit, tout de cuir vêtu, au "Tivoli", une année plus tôt.  
Sacré Claude, on aura fait un sacré bout de chemin ensemble. Que de souvenirs entre la Primaire, le CEG et DURZY !




Rosette COSSON   
  

Rosette était d’humeur égale. Jamais d’écart de voix, jamais de grands éclats de rire. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire. Ses gestes étaient d’une grande sobriété. Rosette incarnait le type parfait de la fille sérieuse. Dans la classe, elle n’avait d’égal que notre traqueuse en titre, Josette ANDRE.  M. BOURGON avait beaucoup de respect pour toi. Lorsqu’il t’interpellait pour te poser une question, c’était toujours avec un sourire avenant. Il t’appelait alors "Rosette", d’une voix douce, comme s’il voulait te rassurer et te protéger,
Rosette avait le devoir de réussir plus qu’une autre, car son père était enseignant à l’Ecole PASTEUR. Responsabilité bien lourde pour une fillette de douze ans ! Et quel père, un vrai personnage, haut en couleur ! JOJO, comme le surnommaient ses élèves. Avec ses culottes de cheval et ses gitanes papier maïs, il était l’instit d’une génération révolue. Ses coups de gueule résonnent encore sous les préaux et le bruit de ses pas hante toujours sa classe à l’entrée de l’école. Aucun de ses élèves ne l’a oublié. Il restera pour longtemps gravé dans leurs mémoires. 
Pauvre Rosette, comment ne pas être étouffée par un tel PAPA et ne pas être stressée par le devoir de réussir ? Ton visage avait du mal à dissimuler tes inquiétudes et ce n’était pas tes frêles épaules et tes douze tendres années qui pouvaient te venir en aide pour vivre ton quotidien.  

  

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Maryse TARNIER   

Maryse était une camarade d’une timidité maladive. 
Interrogée, elle répondait d’une voix si faible que personne ne pouvait l’entendre. Ses hésitations et l’angoisse de donner une mauvaise réponse lui déclenchaient une cascade de grimaces et de rictus qui venait altérer son gentil visage. Pour en finir, elle s’enfonçait la tête dans ses épaules et piquait du nez sur la table pour se soustraire du " Puissant Regard " de Mlle LACOUME et des " Mille Yeux " de ses camarades. 
Combien de fois Mlle LACOUME s’est approchée d’elle en lui disant : " Plus fort, Maryse, je ne t’entends pas et comment veux tu que Nadine CORNET, à l’autre bout de la classe, t’entende ? Et retire à la fin, cette main de devant ta bouche ! " Et elle, à grand-peine, corrigeait son attitude. Mais le naturel revenait au grand galop et dans le quart d’heure qui suivait, elle avait tout oublié des recommandations de Mlle LACOUME. 
Maryse avait un grand manque d’assurance. Elle redoutait de passer au tableau noir pour réciter ses leçons.
Elle n’avait pourtant rien à craindre, nos deux souffleuses attitrées, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, étaient là, en première ligne, pour lui souffler son texte à la moindre défaillance. Peut-être même que Mlle. LACOUME, privé de son livre, aura utilisé leur service ? Car il fallait les voir, toutes les deux, la Danielle et la Brigitte ! Elles jouaient des mandibules à s’en faire péter les mâchoires et si l’élève ne devinait pas les mots sur leurs lèvres, elles articulaient à l’extrême, dodelinant leur tête avec insistance et redoublant de grimaces. Dans leur acharnement, elles lâchaient parfois une syllabe que Nadine CORNET, à l’autre extrémité de la classe, entendait. Quant à Monique BIKIALO, elle n’aurait de toute façon rien entendu car, bavarde comme une pie, elle parlait encore avec son KIKI. 
Lorsque Mlle LACOUME posait une question à toute la classe, elle n’osait pas répondre mais soufflait discrètement la réponse à l’oreille de sa voisine. La maîtresse lui disait alors : "Allez, Maryse, si tu sais, dit-le à tous tes camarades!" Et les mots, après maintes hésitations et rictus divers, lui sortaient de la bouche. Beaucoup d’autres se seraient jetés à l’eau, à commencer par Alain DEDOURS et Joël LAURY et tant pis si la réponse était fausse, l’important était, avant tout, de participer. 
Pendant les séances de gymnastique, elle se cachait toujours derrière une camarade pour que les garçons ne puissent pas voir ses gambettes. Il était pourtant beau son short bouffant bleu marine avec ses élastiques aux jambières ! 
Rassure-toi, Maryse, tu n’étais pas la seule à avoir la frousse dans la classe, on était nombreux, à commencer par moi et si je ne les cite pas, ils se reconnaîtront.



Gérard GRENIER  

 Sourire permanent accroché aux lèvres, épi rebelle dans les cheveux et mèche brune sur le front, ce garçon tout simple, d’une extrême gentillesse, a su garder sa bonne humeur le jour où, ayant oublié ses affaires de travaux pratiques des garçons, Mlle LACOUME le fit entrer dans le groupe des filles, pour une initiation à la couture. C’est donc avec du fil et des aiguilles que notre Gérard, couturier en herbe, s’exerça au point de croix, reprises et ourlets pendant trois semaines. 
Gérard 
était un petit gabarit. Son poids n’excédait pas un demi BARAGLIA et égalait de peu une Danielle MENARDtoute mouillée. Personnellement, je n’étais guère plus épais que lui. Pendant les cours de gymnastique il était souvent mon partenaire pour les exercices se pratiquant à deux. Il était du genre nerveux et venait à bout de moi dans les combats de lutte gréco-romaine. Il tannait tout son saoul, me poussait, me retournait et m’enfourchait jusqu’à mon immobilisation. 
Sacré Gérard , je peux te l’avouer maintenant, mais les jambières de ton short étaient un peu trop larges à mon goût, pour tes frêles cuisses, et plus d’une fois, le cours de gymnastique a bien failli virer en cours d’anatomie ou de sciences naturelles pour les filles. Mais n’oublions pas que nous étions en " Séance de Plein Air ", autre nom donné à la gym. Alors pourquoi faire dans la demi-mesure ! A te voir te démener, souffler et suer ainsi, tu étais bien loin de toutes ces préoccupations. Tu faisais tous les exercices avec un sérieux et une rigueur qui t’honoraient.
Je ne parlerais que très brièvement du grimper de corde où il et elles gesticulaient pour toucher le nœud à hauteur du plafond. 
Comme Jacques MARTIN, tu étais un camarade fort courtois, aimable et sans histoire. 
 

 
cet article a été repris plus de 50 fois, (surement plus, puisque chaque fois que je décide d'aller sur l'administration du site, je le reprends plusieurs fois)....
Je n'ai pas encore réussi à "justifier" le portrait de Rosette, ni augmenter la grosseur des caractères de certains mots, ni ajouter de la couleur...mais j'y reviendrais....
 

    


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commentaires

CREFF William 22/10/2007 15:47

Au sujet du portrait de Claude.Super la photo des deux poupons Claude et Francis avec leurs élégantes cravates et leurs brushings impeccables!  Deux BCBG en herbe coincés dans la minuscule cabine d'un photomaton. Francis avait la coupe de cheveux de son idole, le tout jeune Léni Escudéro qui était gaulé comme un sandwich SNCF (pour une amourette). Il adorait une autre vedette Pierre VASSILIU. Qui c'est ce mec là? C'est celui qui a épousé une Miss France et qui habite ou a habité en Afrique. Pas Geneviève de FONTENAY, il a échappé à ça. "C'était un pauvre gars qui s'appelait  Armand, n'avait pas de papa, n'avait pas de maman" était le premier tube de VASSILIU.La prochaine fois que tu viendras me voir, Claude, j'exige que tu portes une cravate.William

GAZUT Jean Claude 05/08/2007 18:18

Le regretté Monsieur Morizet avait une habitude lorsqu'il arrivait pour donner son cours de mathématiques. Il retirait systématiquement sa montre et la posait sur le bureau.

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