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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 13:45
Avant tout: grande nouvelle: le fils de Michel Baraglia qui vit aux antilles est allé "par hasard?" sur notre site et il a appelé son père pour lui dire qu'on le recherchait sur internet, et j'ai eu le plaisir d'avoir un appel depuis Saint Domingue, où ce dernier coule une paisible retraite. 
Coté distance, Philippe de Valério n'est pas battu (Tahiti) mais Michel aussi, reviendra en France pour notre réunion du cinquantenaire.
Michel était marié avec Christiane Lejarre, elle aussi ancienne de Pasteur, (avec qui j'ai fait mes 7 premières années scolaires). Christiane Lejarre vit aux Antilles. Voilà donc 2 nouvelles coordonnées retrouvées.

Notre "fête" aurait lieu un samedi après la mi-septembre 2009, car les prix des tarifs aériens diminuent beaucoup à partir de cette date. 

           vraissemblablement   Samedi 19 Sept 2009

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Ci-dessous, vous trouverez les derniers portraits écrits par William Creff

Claude Bézille et plusieurs autres m'avaient fait remarquer que la mémoire de William était..."incroyable", je suis très contente que Michel Baraglia, qui a lu l'ensemble du site avant de m'appeler, me signale d'autres "différences":   Anne-Marie Gannat ne faisait pas partie de leur groupe de trajet d'école, les 2 familles se connaissaient bien, étaient amis, mais pas de trajet commun

Moralité: ce sont les souvenirs de William, je vous les livre tels qu'il les a écrit, (ou tels que ce programme me permet de les retranscrire), à vous de mettre des commentaires.... 
je crois, d'ailleurs, que c'est ce qu'il dit dans sa conclusion.

 Patrick MILBERT et Didier THIBAULT 

Patrick MILBERT et Didier THIBAULT étaient les deux plus jeunes élèves de
la classe. Aux côtés de Nadine CORNET et de Danielle SAUVAGE, ils étaient comme deux bambins égarés de la maternelle. 
Patrick était plutôt fin et vif, Didier du genre rondouillard et lymphatique. Ils étaient, l’un et l’autre, de bons élèves et se suivaient de très près au classement général. Ils se situaient toujours dans les douze premiers. Leurs bouilles de poupons, ne les mettaient pas à l’abri des paires de claques données par Mlle LACOUME. Les rares fois où ils s’en sont pris une, on pouvait voir les yeux de Didier s’humidifier sans verser pour autant une larme et Patrick afficher une lippe sévère dans le bas de son visage.
A la récréation, ils ne jouaient pas au handball avec Claude, Alain, Joël et le beau gosse. Ils étaient d’humeurs tranquilles et préféraient discuter entre camarades sous les grands platanes ou sous le préau, les jours de pluie. 
Patrick n’aimait pas les sports collectifs et préférait de loin les sports individuels. Son père était professeur de boxe et notre jeune camarade assistait aux entraînements des futurs champions tels Michel HOUDEAU ou Claude LAPINTE. Il lui arrivait de mettre des gants et de s’entraîner devant un miroir. Au saut de corde, il était imbattable et aucune de ses camarades filles ne pouvait l’égaler en rapidité. A une séance de gymnastique, M. VICK demanda à Patrick d’apporter deux paires de gants de boxe pour initier les élèves à ce sport. La semaine suivante, Patrick nous fit une démonstration de ses compétences. Gants lacés, il mimait un combat contre un adversaire invisible. Il fallait le voir notre Patrick ! Il se protégeait la tête avec ses gants, sautait d’avant en arrière, de gauche à droite, bondissait en avant et projetait son point pour revenir à sa position de départ. Son regard était agressif et gare à l’étourdi qui passait devant.
M. VICK l’arrête dans sa démonstration et demande au plus costaud d’entre nous de mettre une paire de gants. Pour vous dire la vérité, il n’y avait pas foule au portillon. Après quelques hésitations, Jean-Yves TRICOT s’avance. Il sourit, certes, mais son sourire est quelque peu tendu. Rien à voir avec le sourire qu’il arborait une demi-heure plus tôt, lorsque son regard croisa celui de la ravissante Danielle GERVAIS
Gants en mains, voilà notre Jean-Yves qui s’exécute. Il se place face à Patrick et fait de son mieux pour l’imiter. Ce n’est guère facile, ce dernier s’agite d’une telle manière que son mouvement est insaisissable. Jean-Yves le croit là, qu’il est déjà là-haut. Il est à gauche, non il est à droite et quel regard méchant ! Jean-Yves tente bien de lancer ses poings, mais à chaque fois c’est dans le vide le plus total alors que notre Patrick ne cesse de porter ses " petits coups " avec précision.
Quant à son jeu de jambes, c’est tout juste s’il ne s’emmêle pas les pédales. Jean-Yves est tellement gauche que chacun se met à rire, y compris M. VICK.  
Devant cette pantomime burlesque, le prof. décide d’arrêter le " combat " et de reprendre le cours normal de gymnastique où les jeux de ballon posaient moins de problèmes. 
M. MORIZET en personne, dans ses dérives pugilistiques avec son " acolyte de fortune ", MARCHANDIN, avait fait mieux que lui. Quant à Jean-Yves, il faut reconnaître qu’il aura eu le courage et le mérite de s’y essayer. 
Ce fut l’unique et dernière fois que l’on vit des gants de boxe dans l’enceinte de l’école PASTEUR. D’autres combats eurent lieu, mais à mains nues cette fois et avec un grand désordre dans les catégories. Combien de fois a-t-on vu un poids plume en découdre avec un poids lourd ? Pour vous en avoir parlé à maintes reprises, vous n’êtes pas sans ignorer, ni les lieux où se sont déroulés ces combats et ni les antagonistes qui s’y sont affrontés. 
Patrick 
était une vraie balle de caoutchouc. Il avait une très grande souplesse et se pliait en deux de façon remarquable. Son front touchait ses genoux. Malgré sa petite taille, il était un garçon très hargneux et n’hésitait pas à foncer dans plus grand et plus fort que lui. Sa technique d’attaque était amusante. Il fonçait sur l’adversaire, se collait à lui et le poussait de toutes ses forces pour bien lui monter qu’il était là et qu’il n’avait pas l’intention de se laisser faire. 

Didier THIBAULT
, quant à lui, était bien loin de toutes ses préoccupations. Il était un vrai bout en train et abordait toujours l’avenir avec le sourire. Son grand plaisir de la récréation, était de s’enfiler les goûters que sa maman lui mettait dans son sac d’écolier. Et il en avait des bonnes choses à manger, notre Didier ! Des bananes, des oranges, des croissants, des pains aux raisins et des tablettes de chocolats. Il n’était pas égoïste et offrait parfois à un camarade une partie de son goûter. Il était sans contexte l’enfant le plus gâté de la classe. Didier n’était du genre à se remuer. La gymnastique n’était pas son fort et comme Michel BREUILLER, il préférait s’agiter les méninges devant un exercice de mathématiques plutôt que de courir derrière un ballon. 
Lorsque Didier quittait l’école pour rentrer chez lui, il avait deux possibilités : soit passer par la place de la république, soit par la passerelle avec le petit groupe habituel composé de Claude, Christian, Michel, Anne-Marie et William. Son envie de se " bidonner " lui faisait prendre le plus souvent la seconde solution. 
Dans notre classe, Patrick et Didier, de par leur petitesse, n’avaient d’égal que deux filles inséparables, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, situées toujours au premier rang et réputées pour leur talent de souffleuses. Avec elles, tout le monde savait les récitations. Il ne suffisait que de lire sur leurs lèvres. 
Chers Patrick et Didier, où que vous soyez, sachez que vos camarades de classe ne vous ont pas oubliés.

 

Danielle SAUVAGE

Danielle SAUVAGE faisait partie des grands gabarits de la classe. Sur la photo de notre 6ème, on pourrait croire qu’elle est la maman des deux fillettes assises devant elle, nos deux " Baby Doll " Danielle MENARD et Brigitte LECLERC.  
Danielle 
était avare de sourires. Elle avait un caractère plutôt ténébreux et il n’était pas facile de savoir ce que notre camarade pensait. Elle n’était pas du genre à se confier au premier venu. Ses attitudes nous donnaient parfois l’impression qu’elle boudait. Interrogée, elle parlait " dans sa barbe " et piquait du nez sur la table. La maîtresse lui demandait alors de relever la tête et de s’exprimer à haute et intelligible voix, ce qu’elle faisait avec peine. 
Mme VASSORT a toujours regretté de ne pas avoir fait passer Danielle en 3ème. Avec les années, elle avait pris conscience que le niveau de son élève était plutôt bon, comparativement à celui de certains élèves qu’elle avait eus plus tard. Danielle se serait ressaisie, aurait assuré sa place dans sa nouvelle classe et obtenu son BEPC comme tous ses autres camarades. Mme VASSORT m’avait tenu ces propos dans le salon de coiffure de ma sœur Françoise, situé dans le faubourg d’Orléans à Montargis. 
Chère Danielle, j’ai fait un portrait qui met en évidence le coté renfermé de ta personne. Il n’empêche que tu étais une très bonne camarade et si Mme VASSORT te demandait de corriger tes attitudes, c’était dans le simple but d’éveiller ta propre personnalité et de mettre à la lumière tout ce qu’il y avait de beau et bon en toi.



Danielle MENARD et Brigitte
 LECLERC

 En 1959, la déferlante de la mode MINI, n’avait pas fait ses ravages sur l’hexagone et le chanteur Jacques DUTRONC, illustre inconnu, ne nous serinait pas les oreilles avec sa chanson " Miniminimini ". Et pourtant, nous avions dans notre classe, deux MINI camarades, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC
Elles étaient inséparables et partageaient la même table devant le bureau de Mlle LACOUME. 
Leurs tailles de poupées les obligeaient à se mettre aux premières loges, sur le devant des rangs, les fonds de la classe ou les extérieurs étant réservés aux MAXI élèves, tels Nadine CORNET, Danielle SAUVAGE, Martine MIGNON ou Michel BARAGLIA. Danielle et Brigitte sont très vite devenues les mascottes de l’école. A la récréation, Brigitte était toujours scotchée au bras de Danielle et portait de belles robes rose bonbon. Danielle en portait des vertes ou des bleues. Toujours ensemble, elles étaient reconnaissables entre mille et au beau milieu de la cour, sous les platanes ou aux abords du préau, il était facile de les repérer. 
Toutes deux étaient les coqueluches des " grands " de chez M. COSSON. En 6ème, pendant les récréations, des élèves tel Jean-Claude CUGUEN, se rapprochaient d’elles pour faire connaissances. Trop jeunes, elles prenaient leurs distances et se réfugiaient sous les verrières, à deux pas du groupe de maîtres et maîtresses qui discutaient à proximité de la cloche. En 4ème, moins farouches, elles profitaient des séances de Ciné-club, pour cultiver des relations plus rapprochées avec ces mêmes " grands ". On pouvait alors les voir rôder vers le préau, avec leur petite cour aux trousses
Brigitte
avait une coquetterie à l’œil, un très léger strabisme à l’œil droit qui ne portait pas ombrage à son charme. Elle était moins hardie et moins souriante que Danielle. Elle lui tenait toujours le bras pour se sécuriser. Danielle avait un caractère plus ouvert et une voix très franche. Elle était très naturelle et n’était pas avare de sourires. 
Comment ne pas succomber à leur charme ? Sans elles, la classe aurait été différente, plus triste peut-être ? Mlle LACOUME était séduite par ces deux élèves aussi mignonnes l’une que l’autre, mais pouvaient-elles détrôner Jean-Yves TRICOT ? Personnellement, j’en doute fort, car pour avoir parlé de " Sa Classe " à notre Amie Christiane, cinquante ans plus tard, notre maîtresse n’avait le souvenir que de certains élèves et plus particulièrement du beau Jean-Yves comme elle le surnommait encore, " la gourmande ". Danielle et Brigitte avaient un talent certain pour le mime. Leurs places, devant le tableau noir, les mettaient aux premières loges pour assister au spectacle des élèves qui venaient dire leur récitation ou répondre aux questions de la maîtresse. Et du spectacle, il y en avait. Entre ceux qui récitaient du par cœur, sans buter une seule fois sur un mot ou une syllabe et d’autres qui, pris de trac, avaient des trous de mémoire pas possible ou ceux encore qui n’avaient rien appris du tout et qui se payaient le culot de dire à la maîtresse : 
" Je croyais que c’était pour demain, Mademoiselle ". S’en suivait alors la fameuse et percutante réplique : " Et celle là, elle est pour demain, peut-être?" Si le culot avait ses limites, la ponctualité, elle, avait ses exigences que Mlle LACOUME mettait un " poing " d’honneur à respecter dans les plus brefs délais. Sacré Joël, car c’est bien de toi dont il s’agit, elle était un peu lourde ton excuse. La prochaine fois, il faudra trouver autre chose, dans le genre : " Je l’avais apprise pour avant-hier et aujourd’hui, je ne m’en souviens plus ". Peut-être que cela aurait mieux marché ? 
A ceux qui avaient des trous de mémoire, Danielle profitait de l’inattention de la maîtresse pour leur articuler chaque syllabe du texte. Combien d’élèves ont ainsi sauvé leur moyenne grâce à son concours ! 
Soixante ans plus tard, elle ne se serait jamais permise un tel " déhanchement " des mandibules, par crainte de perdre son dentier. 
Mlle LACOUME n’était pas dupe et combien de fois a-t-elle dit ? :
" Danielle, cesse de souffler à ta petite camarade ! ". 
Vous souvenez vous du charmant compagnon de Danielle ? Elle nous le présenta un après midi dans la classe. Un écureuil super mignon et léger comme l’air qui trouvait refuge dans sa manche. Il sautait de table en table et elle avait toutes les peines du monde pour le rattraper. Chacun voulait s’en approcher et le caresser.

Chères Danielle et Brigitte, vos deux gentils minois apportaient à notre classe, un parfum, une légèreté, une gaieté qu’aucun bouquet de fleurs n’aurait pu remplacer. 
Je terminerais votre portrait souvenir par un extrait d’un poème de Pierre de RONSARD qui vous sied si bien : 
" Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait déclos sa robe de pourpre au soleil... "

 

Françoise GONTHIER 

Françoise GONTHIER était la camarade la plus frêle de la classe. Tout en elle était gracile, son visage, ses épaules, ses bras et ses jambes. Ses doigts semblaient si fragiles que lui serrer la main devenait un exercice délicat. Elle était charmante et avait une voix très douce. Parler avec Françoise était toujours un réel plaisir. Elle savait écouter et répondait aux questions avec un gentil sourire. Une année, elle fut derrière moi, juste à côté de Martine JOSEPH
Se souvient-elle du jour où elle me parla, entre deux cours, du spectacle des " Folies Bergères " à Paris ? Elle était en admiration devant ces danseuses si joliment habillées de frous-frous et dentelles et voulait savoir si je ne n’étais pas insensible à leur charme. A cette époque, j’étais un peu lourdaud dans ce registre et sa question m’avait, pour le moins qu’on puisse dire, embarrassé. Peut-être même que j’avais rougi ? Mais cherchait-elle tout simplement à m’émoustiller ? Françoise avait un signe particulier qui ne pouvait que prêter à rire, si l’on y portait attention. Lorsqu’elle parlait, la base de son nez bougeait sensiblement en coordination parfaite avec le mouvement de ses lèvres. Les fois où mon regard coquin se posait sur cette partie de son visage, elle me demandait : " Pourquoi ris-tu, William ? " et moi, j’avançais toujours une bonne raison qui n’avait rien à voir, bien sûr, avec la raison réelle. Lui faire remarquer que son nez bougeait, revenait à la prendre pour une menteuse, si l’on en croit le vieil adage et je savais que notre Françoise était une fille honnête, bien loin de tous mensonges. 
Quelques années plus tard, elle est devenue la copine d’un ancien élève du CEG, Alain FARNAULT, lui-même copain de Philippe, le frère de Michèle CORDIER. Tous les trois ont passé de bons moments ensemble et Alain me disait souvent : " Françoise, c’est une fille qui a le cœur sur la main ".

Je partageais largement son avis et aujourd’hui je suis certain qu’elle n’aura pas bougé d’un pouce et qu’elle est toujours une aussi bonne et gentille personne qu’en ce temps là.

 


Annie CHAMBON

A la création de la première 6ème en 1959, la place d’Annie se situait au fond de la classe, dans le 2ème rang à partir de la cour. Je crois même qu’elle était assise à côté ou à proximité de Françoise MAUDRY. Elle était un petit bout de femme très actif, à la voix fluette. Sa frimousse était fine comme celle d’une souris. Elle était la version féminine de notre regretté Patrick. Elle n’aura tenu qu’un an parmi nous. Son niveau était cependant plutôt bon car elle avait été choisie parmi les meilleurs pour composer notre première classe de Cours Complémentaire. 
Je m’excuse, Annie, mais ma mémoire a des défaillances et je n’ai souvenir d’aucun trait de caractère particulier, ni d’aucune anecdote savoureuse à ton sujet. Fallait-il que tu sois sage pour me laisser un tel vide dans la tête ? Pas même une gifle remarquable de Mlle LACOUME, rien, le vide sidéral. 
J’ai cependant une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Tu étais située bien à l’arrière de moi, à ma gauche et la bonne attitude en classe était de regarder la maîtresse plutôt que de s’intéresser de ce qu’il se passait dans le fond ou par-delà des fenêtres.

 

 

Francette PETAT

En 6ème, Francette affichait toujours le même calme. Ses gestes étaient mesurés, sa démarche tranquille et sa voix posée. Elle ne faisait rien dans la précipitation et donnait l’image d’une petite femme adulte et responsable. Sa maturité était grande et ses attitudes contrastaient avec les comportements parfois puérils de certaines de ses camarades. Sa place en classe était toujours dans les premiers rangs. Elle ne voulait rien perdre des cours de ses professeurs et elle était très attentive. Francette était une élève modèle qui ferait aujourd’hui, le bonheur de beaucoup d’enseignants. 
A la récréation, elle faisait partie d’un petit groupe de filles qui étaient aussi sages qu’elle. 
On pouvait y rencontrer Rosette COSSON, Danielle GUILTAT, Josette ANDRE, Claudine ROUSSEAU, Michèle CORDIER et Christiane LANIER. Elles papotaient ensemble sous les platanes, s’entretenant de leurs futurs devoirs ou de leurs leçons. Parlaient-elles des garçons ? Je l’ignore, mais je pense qu’elles ont dû faire quelques petites entorses à leur réputation de filles sérieuses.. 
Toute petite, Francette souhaitait de devenir maîtresse d’école. Son pragmatisme et sa détermination ne pouvaient que la conduire à la réussite de son projet. 
Lorsqu’elle débuta sa carrière d’enseignante à l’école de la Chaussée à Montargis, le hasard a fait que je me suis retrouvé devant son établissement, à l’instant même, où elle y entrait. 
Elle me fit visiter sa future classe et ma première surprise, en poussant la porte, fut de voir des tables si petites, alignées devant son bureau. Elles étaient si peu hautes que l’on aurait cru des jouets posés sur le sol. Il s’en dégageait une impression de merveilleux. Blanche- Neige, découvrant la demeure des sept nains, ne pouvait qu’avoir le même étonnement. Il était facile alors, d’imaginer la taille de ses futurs élèves, qui ne devait pas dépasser celle de ces fameux petits bonshommes. 
Aujourd’hui, c’est la fille d’un de mes copains de jeunesse, Claude BONNEL, qui enseigne dans cette école. 
Le portrait souvenir de Francette serait incomplet si je ne parlais pas de son frère Alain et de ses parents que j’ai si bien connus ? Son papa Roger, était maître de chien à la gendarmerie de Montargis. Il vivait une véritable passion pour son chien. Le midi ou le soir, YASTOR l’accompagnait dans son appartement, à la grande joie de sa femme Jeanne, qui lui donnait mille caresses et tant d’autres choses encore. Il outrepassait le règlement, mais qu’importe. Je ne compte plus les fois où j’ai fait des exercices de pistage ou de recherches d’objets dans le petit bois de sapins de Villemandeur. Lorsque YASTOR me retrouvais, caché dans un fourré ou grimpé dans un arbre, c’était toujours avec le même bonheur. Il se dressait contre moi et me léchait les mains. Son maître le récompensait et nous enchaînions sur un autre exercice. Qui se souvient aujourd’hui, des noms donnés à ces braves chiens qui se sont succédés dans le chenil ? Il y eut Ouinesor, Ségur, Yastor et bien d’autres encore.  
Quant à Alain, c’était un garçon très sérieux qui vouait une grande admiration pour le Général De Gaulle, à un tel point, que ses camarades l’avaient surnommé Charles. Ce sobriquet outrepassa les limites de la gendarmerie pour gagner le Faubourg d’Orléans où ses copains LIORET, BEZILLE et LELIEVRE en firent grand usage pour l’interpeller. 
Bien que Yastor n’ait jamais mordu personne, Alain était pourtant un sacré mordu de football. C’était lui qui prenait souvent l’initiative de faire des matchs dans l’espace vert entre les tilleuls. Il disait alors à ceux qui étaient présents : " Allez les gars ! On fait un match ? " Et c’était parti pour une ou deux heures de folle détente. Parmi les copains de l’extérieur qui venaient jouer avec nous, il y avait parfois Jean-Pierre ADAMS, un camarade de Jean-Yves FRITZ, qui était au collège Saint-Louis. 
Qui pouvait se douter, à cette époque, que ce garçon ferait, quelques années plus tard, une brillante carrière dans l’équipe de France, au côté de Marius TRESOR ?

  

Chantal LIORET  

 Au secours, je n’ai aucun souvenir de Chantal !
J’ai Alzheimer aux trousses ! 
Vite, aidez-moi ! 
Envoyez-moi une info pour que je puisse clore ce recueil de portraits souvenir !

 

 William CREFF 

Blondinet timide, William avait la frousse de passer au tableau noir pour réciter ses leçons ou dire ses récitations devant tous ses camarades. Leurs regards ainsi que celui de Mme VASSORT le paralysaient de trac. Cela se traduisait par des mentions " leçon non sue ", écrites en rouge sur ses cahiers. 
Parfois il ne s’en tirait pas trop mal, comme avec ce poème d’ARAGON " La rose et le réséda ". Séduit par la beauté du texte, il oublia son trac et se bloqua un 18/20 à la surprise de tous ses camarades. Danielle MENARD et Brigitte LECLERC n’ont même pas eu à jouer des mandibules. 
En physique-chimie, il était nul et Mme PETIT l’avait surnommé " sa bête noire de la classe ". 
Il avait beau essayer de comprendre, dès la deuxième leçon du bouquin, il patinait complètement dans la semoule et ne pigeait plus rien. Heureusement que l’algèbre, la géométrie et le dessin étaient là pour lui faire gagner quelques points sur sa moyenne générale

William avait une passion pour le dessin. Dans cette matière, il était le premier de la classe. Ses cahiers d’histoire, de géographie et de sciences naturelles regorgeaient de ses croquis ou de ses esquisses. Le portrait qu’il fit de Saint-Louis fut affiché dans la classe une année entière. M. MORIZET était notre professeur de dessin et n’en finissait pas de coller ses œuvres sur le mur au fond de la classe. 
Un conseiller d’orientation vint un jour à Pasteur pour diriger les élèves dans des filières propres à chacun d’eux.
 
William souhaitait faire une carrière dans le dessin publicitaire. Sa maman interroge le conseiller qui lui répond d’une voix certaine : 
La publicité, ça ne marchera jamais ! Et il n’y aura jamais de débouché dans ce secteur ! ". 
Trente ans plus tard, chacun pouvait se rendre compte que notre bon conseiller s’était bel et bien planté, que lui-même s’était bien mal orienté dans le propre choix de sa carrière et qu’il aurait mieux fait de faire un autre boulot plutôt que d’ouvrir " sa gueule " et de raconter n’importe quoi. 
Cela étant dit, William continua à dessiner des années encore, pour son plus grand plaisir et celui de ses collègues et amis.  
Anne-Marie GANNAT 
était folle des personnages de Walt Disney qu’il lui dessinait. Elle lui en redemandait toujours. Sa préférence allait à l’intrépide chien TOUFOU. 
Mais s’en souvient-elle aujourd’hui ?
  
Aux récréations, il préférait discuter tranquillement avec Didier, Christian, Patrick ou Jacques, plutôt que de jouer au hand-ball ou au volley-ball avec Claude, Jean-Yves, Joël et Alain. Il n’a jamais aimé les sports collectifs mais se régalait des séances de gymnastique en salle où il s’éclatait aux barres fixes, aux anneaux, au cheval d’arçon et à la corde raide. Si Patrick était d’une grande souplesse, Jean-Yves rapide à la course, Alain bon nageur, William était très leste et il lui fallait peu de temps pour grimper à la corde.

Aujourd’hui, William pratique une autre gymnastique.

Une gymnastique de l’esprit qui ne fait pas appel à ses muscles, mais à sa mémoire.

Il écrit ses souvenirs des années C.E.G.

Il espère ne pas être le seul à se souvenir de cette époque car ses portraits pourraient bien le faire passer pour un sacré affabulateur aux yeux de ses camarades.

 ALORS PITIE, DITES-MOI QUE JE NE VOUS AI PAS RACONTE DE BOBARDS !

              Même si parfois, j’ai un peu exagéré.

 Si vous-même, avez des souvenirs ou des modifications à apporter, profitez de la rubrique " AJOUTER UN COMMENTAIRE " pour enrichir chaque portrait.

Ou ENVOYER UN MAIL à notre Christiane qui se fera un plaisir de le transférer sur son site.

Ou ECRIVEZ-LUI UNE LETTRE qu’elle scannera pour la déposer sur son site.

Ou PASSEZ-LUI UN COUP DE FIL.

Si vous ne possédez ni ordinateur, ni papier à lettres, ni téléphone, ENVOYEZ-LUI UN MESSAGE TELEPATHIQUE. 
Dévouée comme elle est, je suis sûr qu’elle fera le nécessaire pour le recevoir et le transférer sur son site.

Si vous n’avez plus rien, pas même votre tête: 
FAITES APPEL A L’EMISSION "PERDU DE VUE "

Si l’émission n’existe plus, OUBLIEZ CE QUE JE VOUS AI DIT.



PS   Christiane:

Mission accomplie: 5 + 7 + 7 + 10 + 11 = 40....
 

Il me restera à modifier les anciens portraits déjà publiés dans des articles précédents, mais cela ne presse pas.

Le journaliste de l'éclaireur m'avait contacté il y a une dizaine de jours pour me dire qu'il voulait faire un nouvel article, je lui ai donné l'avancement de notre projet, surprise, mercredi dernier on m'a appris qu'ils avaient repassé l'ancien article, avec une photo différente: mais c'est notre  3è A de 1962-63.... 

           Nous allons commencer à être célèbre dans le gatinais....

Cela me donne l'occasion de préciser que cette classe reprend les mêmes, (moins ceux qui nous ont laissés en route), mais avec 2 nouveaux: Martine Roux (fille d'un notaire de Montargis) et Claudine LABRETTE (fille du nouveau directeur ayant remplacé M.Bourgon)

Claudine vit en Algérie depuis de nombreuses années, elle était sage-femme, elle a 3 enfants (et sans doute petits enfants car Leyla, son ainée, doit avoir bientot 35 ans). Je l'ai eu au télephone pour lui fêter ses 60 ans (13 Mars dernier), elle est au courant et devrait s'arranger pour revenir pour notre fête.

J'en profite pour remercier Sylvie LABRETTE (devenue Lesveque) sans laquelle nous n'aurions pas eu l'album complet des classes de 62-63, elle ne regarde pas souvent internet, pourtant à partir de Septembre nous allons la mettre à contribution pour retrouver les plus jeunes......

Bonnes vacances à tous. A+. 

 

 

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