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rappel: tous ces portraits sont issus des souvenirs de William CREFF et concernent les 40 de la  6è ..rentrée 1959.
Il se peut que vous ne partagiez pas les jugements portés: écrivez-moi  (christianedaire@orange.fr), vous serez publiés.
 
 
Francette PETAT: N’était-elle pas mignonne notre Francette sur la photo de classe de 6ème avec ses longs cheveux bruns et ses chiens bouclés sur le front ? Ne donnait-elle pas l’image d’une fille sage et sérieuse avec ses jambes et ses bras croisés ?
Je l’ai connue en 1956, au mois de Février, lors de la mutation de mon père, à la nouvelle caserne de gendarmerie de Montargis.
Cette année là, l’hiver avait été si rigoureux, que les deux bonhommes de neige qui se tenaient dressés devant la classe de M. TURPIN à l’école Pasteur, sont restés figés sur le sol pendant trois longues semaines. Dans la cour, la neige ne fondait pas et formait une croûte blanchâtre tenace de dix centimètres qui ne disparut qu’avec les premiers rayons de soleil de Mars.
A cette époque, Francette était une enfant très calme. Avec ses camarades de la gendarmerie, elle jouait à des jeux tranquilles, à la marelle sous la fenêtre de cuisine de ses parents, à la balle contre le mur ou au nain jaune sur le palier de son immeuble. Elle ne s’agitait pas à courir derrière un ballon ou à grimper aux arbres comme certaines autres filles.
En 6ème, Francette affichait toujours le même calme. Ses gestes étaient mesurés, sa démarche tranquille et sa voix posée. Elle ne faisait rien dans la précipitation et donnait l’image d’une petite femme adulte et responsable. Sa maturité était grande et ses attitudes contrastaient avec les comportements parfois puérils de certaines de ses camarades.
Sa place en classe était toujours dans les premiers rangs. Elle ne voulait rien perdre des cours de ses professeurs et elle était très attentive. Francette était une élève modèle qui ferait aujourd’hui, le bonheur de beaucoup d’enseignants.  
A la récréation, elle faisait partie d’un petit groupe de filles qui étaient aussi sages qu’elle. On pouvait y rencontrer Rosette COSSON, Danielle GUILTAT, Josette ANDRE, Claudine ROUSSEAU, Michèle CORDIER et Christiane LANIER. Elles papotaient ensemble sous les platanes, s’entretenant de leurs futurs devoirs ou de leurs leçons. Parlaient-elles des garçons ? Je l’ignore, mais je pense qu’elles ont dû faire quelques petites entorses à leur réputation de filles sérieuses.
Toute petite, Francette souhaitait de devenir maîtresse d’école. Son pragmatisme et sa détermination ne pouvaient que la conduire à la réussite de son projet.
Lorsqu’elle débuta sa carrière d’enseignante à l’école de la Chaussée à Montargis, le hasard a fait que je me suis retrouvé devant son établissement, à l’instant même, où elle y entrait.
Elle me fit visiter sa future classe et ma première surprise, en poussant la porte, fut de voir des tables si petites, alignées devant son bureau. Elles étaient si peu hautes que l’on aurait cru des jouets posés sur le sol. Il s’en dégageait une impression de merveilleux. Blanche-Neige, découvrant la demeure des sept nains, ne pouvait qu’avoir le même étonnement. Il était facile alors, d’imaginer la taille de ses futurs élèves, qui  ne devait pas dépasser celle des fameux petits bonshommes.
Aujourd’hui, c’est la fille d’un de mes copains de jeunesse, Claude BONNEL, qui enseigne dans cette école.
Le portrait souvenir de Francette serait incomplet si je ne parlais pas de son frère Alain et de ses parents que j’ai si bien connus ?
Son papa Roger, était maître de chien à la gendarmerie de Montargis. Il vivait une véritable passion pour son chien. Le midi ou le soir, YASTOR l’accompagnait dans son appartement, à la grande joie de sa femme Jeanne, qui lui donnait mille caresses et tant d’autres choses encore. Il outrepassait le règlement, mais qu’importe. Je ne compte plus les fois où j’ai fait des exercices de pistage ou de recherches d’objets dans le  petit bois de sapins de Villemandeur. Lorsque YASTOR  me retrouvait, caché dans un fourré ou grimpé dans un arbre, c’était toujours avec le même bonheur. Il se dressait contre moi et me léchait les mains. Son maître le récompensait et nous enchaînions sur un autre exercice. Qui se souvient aujourd’hui, des noms donnés à ces braves chiens qui se sont succédés dans le chenil ? Il y eut Ouinesor, Ségur, Yastor et bien d’autres encore.
Quant à Alain, c’était un garçon très sérieux qui vouait une grande admiration pour le Général De Gaulle, à un tel point, que ses camarades l’avaient surnommé Charles. Ce  sobriquet outrepassa les limites de la gendarmerie pour gagner le Faubourg d’Orléans où ses copains Michel LIORET, Claude BEZILLE, Francis MEUNIER et Gérard LELIEVRE en firent grand usage pour l’interpeller.
Bien que Yastor n’ait jamais mordu personne, Alain était pourtant un sacré mordu de football. C’était lui qui prenait souvent l’initiative de faire des matchs dans l’espace vert entre les tilleuls. Il disait alors à ceux qui étaient présents : 
« Allez les gars ! On fait un match ? »
 Et c’était parti pour une ou deux heures de folle détente. Parmi les copains de l’extérieur qui venaient jouer avec nous, il y avait parfois Jean-Pierre ADAMS, un camarade de Jean-Yves FRITZ, qui était au collège Saint-Louis.
Qui pouvait se douter, à cette époque, que ce garçon ferait, quelques années plus tard, une brillante carrière dans l’équipe de France, au côté de Marius TRESOR ?

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Michèle CORDIER

Michèle n’était du genre à se faire remarquer et encore moins à faire des bêtises.

En 3ème, elle avait derrière elle, Monique BIKIALO. Il lui aurait été facile d’en prendre de la mauvaise graine pour se dévergonder, mais non, elle préférait rester sage et appliquée, au grand bonheur de ses professeurs. était une camarade discrète, sérieuse, soignée et polie. Elle faisait partie d’une famille nombreuse et connaissait les vraies valeurs des mots respect et ordre. Elle était comme une petite maman bien sage et super attentionnée.

CD: Faux, Je ne sais pas quelle place avait Michèle...mais "mes" souvenirs sont précis. La 1ere rangée en entrant, les tables étaient uniques et non doubles comme dans les autres rangées. C'est moi qui était juste devant Monique...mais ce n'est pas le sujet...

Michèle était la version en brune de notre gentille Claudine ROUSSEAU. Toutes deux avaient des voix très douces et de bien gentils minois. Leur timidité était le premier atout de leur charme. Si tous les élèves avaient été comme elle et Claudine, nous aurions pu entendre les mouches voler dans la classe.

Michèle avait un frère Philippe qui avait pour copain Alain FARNAULT, élève dans la classe voisine de 4ème dont le professeur principal était M.MAISONNEUVE, rebaptisé, cela va de soi, CASANOVA. Ce dernier avait toutes les peines du monde à faire la loi. Le chahut perturbait les cours de M.MORIZET et de Mme VASSORT qui ne mettaient pas longtemps à y mettre un terme. Ils ouvraient la porte et la laissaient entrebâiller. L’effet était radical. Une seule fois un élève a fait de la résistance, un dénommé FOUILLOUX, qui s’est bloqué deux heures de colle par M.MORIZET, le samedi après-midi. Si Michèle était timide, ce n’était pas le cas de son frère Philippe. Il était un vrai CASANOVA et faisait des ravages au lycée Jeannette VERDIER.
Sacrée Michèle, je déplore aujourd’hui que tu n’ais pas fait la moindre bêtise pendant ces quatre années, cela m’aurait permis d’ajouter une note d’humour à ton portrait souvenir. Françoise POTHIER, non plus, n’a pas fait de bêtises et pourtant, je l’ai charriée, elle, dans le simple but de faire rire ses anciens camarades. Avec toi, je ne le ferais pas car tu étais vraiment trop chou !
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Christiane LANIER
dite CRICRINETTE, était une charmante camarade à la voix enjouée.
Elle avait beaucoup d’allant et était d'une humeur gaie. Elle plaisait beaucoup aux garçons par sa simplicité toute naturelle et aux filles pour son maintien à une place raisonnable au classement général de la classe.... Elle ne faisait pas d'envieuses.
Pour faire bref, elle était la copine que tout le monde aurait aimé avoir.
Mais ne vous y fiez pas, notre CRICRINETTE avait cependant du mordant. Lorsque des garçons venaient taquiner son petit groupe de filles à la récréation, elle n'hésitait pas à les courser pour les faire fuir. Cela était devenu presque un jeu et tout le monde s'en amusait. Voir une jeune fille, au demeurant si charmante, se piquer des colères, était très drôle. Sans oublier le registre d’insultes qu'elle ne laissait pas dans sa poche. Christiane était douée pour la musique. Elle apprenait à jouer d’un instrument difficile, le violon.  Dans cette matière, elle m’avait qu’une concurrente, Martine JOSEPH qui elle, jouait du piano.
Elle faisait partie du petit groupe de filles qui vouait une grande admiration au prof. de musique M.CARRIAU. On dirait d’elle, aujourd'hui, qu'elle serait une Fan. Lorsqu'il  arrivait à l'école, il les attirait comme des mouches. Elles s'agglutinaient à ses côtés et c'était des "M'sieur CARRIAU ceci, M'sieur CARRIAU cela".
Il est vrai qu'il avait du charme et une élégance peu commune, cet homme avec ses crans dans ses cheveux noirs gominés toujours bien coiffés, sa cigarette brune calée aux coins des lèvres et son étui à violon à la main. Il avait des allures tsiganes et la fumée qui lui piquait les yeux le faisait grimaçer, mais qu'importe, sa "petite cour" était là. 
Avec lui, c'était toujours un peu la fête. 
La chorale était son bébé et que serait le CERCLE PASTEUR sans sa CHORALE ? 
Un été sans sa FETE DE LA MUSIQUE.... 
 

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