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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:30


Je commence par moi, c'est le hasard de l'ordre de William. 

L'avantage c'est que je peux écrire directement mes commentaires
évidemment je ne me souviens ni des récréations, ni du fan club.... mais c'est forcément William qui a raison: 


Christiane LANIER

dite CRICRINETTE, était une charmante camarade à la voix enjouée.
Elle avait beaucoup d’allant et était d'une humeur gaie. Elle plaisait beaucoup aux garçons par sa simplicité toute naturelle et aux filles pour son maintien à une place raisonnable au classement général de la classe.... Elle ne faisait pas d'envieuses.
Pour faire bref, elle était la copine que tout le monde aurait aimé avoir.
Notre CRICRINETTE avait cependant du mordant. Lorsque des garçons venaient taquiner son petit groupe de filles à la récréation, elle n'hésitait pas à les courser pour les faire fuir. Cela était devenu presque un jeu et tout le monde s'en amusait. Voir une jeune fille, au demeurant si charmante, se piquer des colères, était très drôle. Sans oublier le registre de jurons qu'elle ne laissait pas dans sa poche.
Elle faisait partie du petit groupe de filles qui vouait une grande admiration au prof. de musique M. CARRIAU. On dirait aujourd'hui qu'elle serait de son FAN CLUB. Lorsqu'il arrivait à l'école, il les attirait comme des mouches. Elles s'agglutinaient à ses côtés et c'était des "M'sieur CARRIAU ceci, M'sieur CARRIAU cela".
Il est vrai qu'il avait du charme et une élégance peu commune, cet homme avec ses crans dans ses cheveux noirs gominés toujours bien coiffés, sa cigarette brune calée aux coins des lèvres et son étui à violon à la main. La fumée lui piquait les yeux et il grimaçait, mais qu'importe, sa "petite cour" était là. 
Avec lui, c'était toujours un peu la fête. 
La chorale était son bébé et que serait le CERCLE PASTEUR sans sa CHORALE
Un été sans sa FETE DE LA MUSIQUE....
    

CD-2005.jpg

Michel BREUILLER
  

Avec son visage rond piqué de taches de rousseur, avait la vraie bouille du potache. Mathématicien dans l'âme, il faisait d'un trait tous les exercices que nous donnait M. MORIZET, y compris ceux qui étaient facultatifs. 
Sa préférence allait aux mathématiques, ce qui n'était pas du goût de Mme VASSORT qui avait le sentiment que beaucoup d'élèves délaissaient un peu le français au profit des maths. M. MORIZET nous surchargeait de devoirs et le français en faisait les frais. Combien de fois Mme VASSORT a dit à M. MORIZET : "Ils sont trop petits pour choisir." 
Mais M. MORIZET gardait son cap... (que dis-je, sa péninsule - Cyrano de Bergerac). Lorsque Michel disait sa récitation devant la classe toute ouie, il portait sa main à la bouche et toussotait dès qu'il sentait poindre le trou de mémoire. Un Hum! Hum! légèrement enroué lui donnait le temps de la réflexion pour repartir cahin-caha à la reconquête des vers.
Il était un portraitiste talentueux qui ne manquait jamais de dévoiler ses œuvres à ses camarades, pendant les récréations. Ses modèles, des vedettes de la chanson qu'il piquait dans SALUT LES COPAINS, bible incontournable des garçons et des filles des années YEYE. Bible qui rivalisait avec une autre bible tout autant célèbre, mais moins plébiscitée par les élèves, le fameux BLED qui faisait les délices de Mme VASSORT.
A la course à pied, il égalait les chrono de Jacques MARTIN et de Michel BARAGLIA.
Autant dire qu'il ne s'est jamais frotté au Beau Gosse. Mais qu'importe, Michel avait emboîté une foulée sûre, celle de M. MORIZET, qui lui ouvrait une Voie Royale. 
Alain DEDOURS était son vrai pote. Plus tard, les évènements de Mai 68 terniront, hélas, cette vieille relation.
Michel était fan d'une jeune vedette de l'époque : Claude NOUGARO, dont il collectionnait les disques.
Sa maman, qui travaillait "au coin de Paris" rue Dorée, me donnait de ses nouvelles et je l'informais de ma jeune carrière chez M. GUEGUEN, Géomètre à
Montargis.




Danièle GUILTAT.

La pauvre, elle n'y voyait rien. Elle portait des lunettes et sa jolie frimousse en était affectée. Mais lorsqu'elle les retirait, on découvrait alors son vrai visage. Un visage pâle et doux à croquer sous des cheveux bouclés. Danièle était d'un naturel réservé et portait toujours de belles blouses bleues. 
Comme Claudine ROUSSEAU, elle était une Alice au Pays de PASTEUR.
Un jour, alors qu'un bouton de ma blouse s'était détaché, elle s'approcha de moi et le reboutonna en m'esquissant un doux sourire. Ce geste, au demeurant si banal, m'avait séduit.
Elle était très près de moi. Nous étions presque visage contre visage et je sentais le souffle de sa respiration sur ma joue. En une fraction de seconde j'ai découvert, non seulement une charmante camarade, mais en plus, une toute jeune demoiselle ravissante, pleine de bonté et d'égards envers son camarade de classe. Et que dire de mon cœur?... II battait la chamade, bien sûr. Alors! Elle n'est pas belle la vie ? 
Danièle aura oublié cet instant magique mais pour ma part il restera gravé dans ma mémoire. Inutile de dire pour longtemps, c'est déjà fait. 
Francette PETAT était une de ses meilleures copines de classe. Elles étaient souvent assises à la même table, de préférence sur le devant, pour mieux participer aux cours. Lorsque l'on est sérieux on choisit les meilleures places, et là c'était le cas pour ces deux élèves.

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Françoise POTTIER   

- son défaut principal : n’a jamais laissé quelqu’un passer devant elle.
- sa qualité principale : voir défaut. 
Françoise était la fille à battre. Elle était l’éternelle première
Nous avons enduré l’excellence de son travail pendant quatre longues et interminables années. Inutile d’en rajouter. 
Le dernier de la classe laissait bien volontiers sa place à un autre, alors pourquoi elle, ne l’a-t-elle pas fait, ne serait-ce qu’une fois ? Cela aurait permis à notre seconde en titre, la courageuse et frêle Christiane VIGNOLES de prendre la première place. 
Mme VASSORT avait une lourde responsabilité dans tout cela. Mettre un 18/20 plutôt qu’un 19/20 à Françoise, n’aurait pas changé le cours de l’histoire. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? 
La première place se jouait parfois, à un point près, au classement général. Alors ce petit point n’aurait pas bouleversé la physionomie de la classe, mais voir Françoise POTTIER seconde et Christiane VIGNOLES première, quelle histoire ! On en parlerait encore aujourd’hui dans les chaumières ! 
Lors de la lecture du classement, c’était toujours la même rengaine. Françoise - première, Christiane - seconde, sans parler des trois ou quatre autres filles qui se bataillaient derrière elles à longueurs d’années. 
Et les garçons dans tout cela ? Seules les cinq ou sixième place leurs étaient attribuées. Quelle honte! 
Heureusement notre excellent Alain DEDOURS était là. Avec sa désinvolture naturelle, il donnait le meilleur de lui-même pour limiter les dégâts. Il arrivait tout juste à conquérir la cinquième place, si ce n’était pas la sixième, voire la septième dans le pire des cas. 
Quant à TRICOT et BEZILLE, ils n’avaient qu’à se secouer un peu plus les méninges, plutôt que d’agiter le ballon à la récréation. Et le beau gosse, déjà cité, qu’attendait-il pour faire du charme à Mme VASSORT ? Trois ou quatre sourires de plus par jour n’auraient en rien altéré son physique d’APOLLON en herbe! Quand on a une gueule comme ça, on en joue, ne serait-ce que pour gagner quelques points et sauver l’honneur des garçons au classement général ! 
Sacrée Françoise, on peut dire que tu nous en as gâché des années avec l’excellence de ton travail. Et ce n’était pas la présence de chiens retombants sur ton large front qui t’autorisait à être chienne envers
tes petits camarades ! 
Tu étais super bonne en tout, même dans les disciplines extrêmes, gymnastique et musique. 
J’espère qu’aujourd’hui tu possèdes toujours un super bon sens de l’humour, sinon je m’attends aux pires représailles. 
Un de tes malheureux poursuivants classé à la 17ème place. (Comme tu le vois, tu n’avais rien à craindre de moi, sinon ma plume aujourd’hui).
 



Michel BARAGLIA
 
,

également appelé Michel BARAILLA par l’expert en linguistique M.MARCANTONI, était le colosse de la classe. Ce garçon au caractère très doux enroulait parfois de son bras l’épaule de son petit camarade lors d’une conversation, geste révélateur de protection du fort envers le faible. 
Les mots lui sortaient de la bouche en rafales et les syllabes se bousculaient au portillon. 
Michel était nul en gymnastique. Il battait cependant MARTIN à la course. 
Un jour il resta paralysé de vertige sur l’échelle horizontale de la salle de gym. Le prof, M. ROTH, eut toutes les peines du monde à le faire descendre. Ah ! si Danièle MENARD ou Brigitte LECLERC avaient eu le vertige à sa place, la tâche aurait été moins rude ! Au grimper de corde, il n’a jamais réussi à s’élever plus haut que sa propre hauteur. Il décollait les pieds du sol et gesticulait les jambes en pouffant et suant à grosses gouttes. Les bras tendus au-dessus de la tête, il tentait, par des coups de reins maladroits, de gagner quelques centimètres sur l’insurmontable verticalité. Cet exercice périlleux lui échauffait les oreilles, autant à lui d’ailleurs qu’à M.ROTH, qui commençait à s’impatienter sérieusement devant les élucubrations laborieuses de cet élève qui s’agitait comme un ver coupé à hauteur de ses yeux. Après quelques vaines tentatives et tournoiements dans le vide, il posait les pieds à terre dans un état de totale décomposition. Sa technique avait cependant du bon, car d’année en année il améliorait de quelques centimètres ses propres performances. Regain de force dans les bras ? Non, tout juste la résultante de sa propre croissance. Alors, à quoi bon se fatiguer !... 
Michel faisait partie d’un petit groupe d’élèves qui rentrait le soir ensemble après les cours. De la passerelle, qui enjambait le canal, au boulevard des Belles Manières, il a connu des moments de franche rigolade avec Anne-Marie GANNAT, Christian COURSIER, Claude BEZILLE et William CREFF
Se souvient-il de cette femme à bicyclette que nous croisions tous les jours et qui avait une énorme poitrine? Christian et Claude l’avaient surnommée "la Mé MABOEUF", ce qui faisait se tordre de rire la pauvre Anne Marie, qui parfois, reconnaissait en avoir pisser dans sa culotte.




Jacques MARTIN

était un garçon attachant à l'allure débonnaire. 
Sa voie était douce, jamais de hausse de ton, jamais de colère. Jacques était un excellent camarade, d'une extrême gentillesse. Contrairement à Françoise POTTIER, il laissait volontiers sa place à un autre élève.
La gymnastique n'était pas sa tasse de thé et il s'en serait bien passé. A la course, il se classait derrière Michel BARAGLIA qui était loin derrière les filles qui couraient après l'athlète situé sur la rangée du haut en 7ème position à partir de la gauche, sur la photo de classe de 6ème, année 1959. 
Il n'était pas dans les meilleurs mais faisait cependant partie de l'élite qui avait été choisie pour composer la première classe de 6ème du Cours Complémentaire avec M. BOURGON pour les mathématiques et la géographie et la toute jeune Mlle LACOUME pour le français et les autres matières. 
Jacques et moi avions essuyé nos culottes sur les bancs de la communale à Pasteur. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble sans jamais l'ombre d'une dispute. 
Son père, coiffeur, fou des courses, n'aurait jamais misé sur son propre fils. Nous parlons de tiercé bien sûr. Rien à voir avec la course où excellait Jean-Yves TRICOT
Lorsque je rentrais dans le salon de coiffure, Faubourg d'Orléans, sa maman m'accueillait toujours avec une grande gentillesse.




Christian COURSIER
  

 Christian
était très fort en Physique-Chimie. C'était sa matière préférée. 
Il était un hyper nerveux super original, à la brosse toujours impeccable. Monique BIKIALO le taquinait en le surnommant KIKI. Ce sobriquet l'agaçait. Il le trouvait ridicule, ce qui n'empêchait pas Monique de lui en remettre une deuxième couche à la moindre occasion.. 
Ses fous rires, sur le chemin de l'école, le stoppaient net. Il plantait alors son sac à terre pour mieux se libérer de ses contractions musculaires. Demandez donc à Anne-Marie GANNAT si elle s'en souvient? Il lui fallait bien trente secondes avant de redécoller et Claude BEZILLE de lui dire et redire : "allez, on y va maintenant!". 
Sa rédaction, façon PREVERT, sur le thème "le silence", fut lue par tous les profs. Mme VASSORT était dans l'embarras. Comment noter un tel devoir? Les mots, les verbes, les adjectifs étaient jetés sur le papier sans construction logique. Tout y était pêle-mêle. 
Christian dessinait des fleurs en pot de façon très stylisée avec une grande maîtrise. Son graphisme était très original et traduisait une grande modernité. J'étais très personnellement admiratif de son talent.  
S'il avait persisté dans son art de l'écriture et du dessin avant-gardiste, où en serait-il aujourd'hui? Il avait un don inné pour les langues. Il parlait couramment le stroumf et s'essayait à l'anglais avec la très british Mme BRUNET
Ses lectures préférées étaient les minilivres (3cm/4cm) qu'il découpait dans des bandes dessinées. Se souvient-il de "l'étrange aventure de Célestin Bouchamiel" qui le faisait se tordre de rire ?





Nouvelle édition de portraits faits par William


Je vous promets
de ne plus me tromper de touches et supprimer les articles à nouveau publiés, 
Trop d'ambition nuit, je pensais être, comme nos jeunes, capable d'utiliser ces nouveaux outils.

Promis: je vais demander un stage de formation.  

A+.CD 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:26

ci-dessous le 1er message que William Creff avait mis sur le blog: vous allez vous régaler...... 


..."Je vais déposer sur ton blog les souvenirs personnels de notre classe emblématique de 6e, 1ère classe du cours complémentaire avec Melle LACOUME et M. BOURGON

Chaque élève est porteur d'une émotion, d'une anecdote. 40 élèves : 40 anecdotes
Des élèves, de par leur caractère, m'ont plus marqué, d'autres moins. 

Il en résulte toutefois une galerie de portraits, qui je le pense te réjouira. 
Si tu n'as pas oublié, tu pourras te rendre compte de la justesse et de la fraîcheur de mes souvenirs après 50 années passées.

En avant première, reçoit les portraits de Alain DEDOURS et de Claudine ROUSSEAU - parité oblige.



 
Alain Gérard DEDOURS

Il savait tout et dans son exaltation, coupait parfois la parole à Mme VASSORT pendant ses cours. Cette dernière, agacée par son comportement, lui fit le reproche d’apprendre ses leçons à l’avance pour se faire remarquer de ses petits camarades. 
Les trimestres passèrent et Mme VASSORT se rendit compte que son élève était en fait très doué pour ces matières et qu’il en demeurait un garçon fort simple. 
Sa grande taille, sa silhouette filiforme, ses cheveux blonds et ses yeux bleus malicieux lui donnaient l’apparence d’un élève moqueur et arrogant. 
Les réponses qu’il apportait aux questions de ses profs étaient souvent justes, drôles et parfois pertinentes. Pendant un cours de Physique-Chimie de Mme PETIT sur l’étude du cuivre, cette dernière posa la question suivante : "De quelle couleur est le toit de l’opéra de PARIS " Alain lève le doigt et lance avec sa décontraction naturelle : "Moche" "Très juste" répond la prof devant une classe en délire, "Mais encore ?" "Vert caca d’oie" répond Alain sous une surenchère de rires de ses camarades. "Toujours très juste et j’ajouterai qu’Alain à tout à fait raison, ce toit est vraiment moche. Quant à la couleur,….elle est proche du vert" 
Ce jour là, la pertinence et l’humour d’Alain ont joué en sa faveur. Avec un professeur, autre que Mme PETIT, cela aurait peut-être tourné au vinaigre? 
L’espace entre pertinence et impertinence est parfois mince et le pauvre Alain en a quelquefois fait les frais. Ce qui lui valut de détenir le triste record des paires de claques distribuées en cours d’année par Mme VASSORT
Alain DEDOURS était sans nul doute l’élève le plus intelligent de la classe et de façon certaine le meilleur en natation. Sa silhouette longiligne était un atout pour avaler les longueurs de bassin, devant le regard admiratif et connaisseur du maître nageur M. SAVOUREUX.était le premier en histoire-géo. Son grand copain de classe était Michel BREUILLET qu’il surnommait MIKE et son chanteur préféré RAY CHARLES. C’est Alain qui eut l’idée d’offrir à M. CARRIAU un disque 45 tours de son idole pour marquer la fin de l’année scolaire. 
Lorsque j’ai appris le décès de ce grand artiste à la radio, j’ai eu une pensée émue pour RAY CHARLES et M. CARRIAU. Depuis la 6è en effet et grâce à l’initiative d’Alain, ma mémoire associait les noms de ces deux grands artistes. 
Dis-moi Alain, as-tu perdu cette manie que tu avais lorsque tu riais ? Tu te serrais fortement les deux mains, tu faisais une petite courbette en vrillant légèrement le corps et tu pouffais de rire en crispant fortement les mâchoires. Dans cette position tu te mettais en phase avec ton camarade pour que vos deux visages se trouvent face à face. Avec un type plus grand que toi, je pense que tu n'aurais pas agi ainsi.



Claudine ROUSSEAU  

la discrète. Etait-elle invisible? On ne la voyait pas, on ne l'entendait pas.
 
Elle ne parlait pas, elle susurrait les mots. 
Elle ne riait pas, elle esquissait un sourire, tout juste perceptible à la commissure de ses lèvres. 
Timide parmi les timides, elle était jolie comme une fleur sous ses boucles blondes. C'était en quelque sorte Alice au Pays de PASTEUR
.


 
Suite des portraits :

 
 
Christiane VIGNOLES  

était l’anti Françoise POTHIER. Françoise avait un physique viril et une voix rauque.  
Christiane était menue et avait la voix fluette. 
Elle était une fille discrète. C’est sans nul doute sa discrétion qui la poussait à rester l’éternelle seconde. Etre en 1ère ligne, ce n’était pas son genre. Elle avait toujours peur de déranger. Lorsqu’elle levait le doigt, pour répondre à une question, c’est tout juste si on l’apercevait au-dessus de sa tête alors que d’autres auraient bien volontiers toucher, voire décrocher le plafond pour se faire voir de Mme VASSORT
M. MORIZET l’intimidait beaucoup et s’en amusait parfois. Les rares fois où il prenait Christiane à discuter avec sa voisine pendant un cours, il disait d’un ton narquois : "Notre amie Christiane VIGNOLES a des choses à dire qui pourraient intéresser ses petits camarades?" Et elle, s’écrasant sur son siège et s’enfonçant la tête dans les épaules, répondait par un non timide, tout juste audible et s’assurait d’un regard furtif autour d’elle, que personne ne l’avait remarqué. 
Toujours seconde, elle était notre POUPOU de la classe. Comme Claudine ROUSSEAU, elle recherchait une certaine forme d’invisibilité. 
Ce petit bout de femme était malgré tout, une sacrée bûcheuse et pouvait servir d’exemple pour son courage et sa ténacité.



Jean-Yves TRICOT 
 
était le beau gosse de la classe, le fort en gym. Il aimait le hand et courait très vite. 
Des filles tentaient mais en vain de le rattraper avec la motivation sévère de gagner quelques points sur leurs moyennes générales, d’autres couraient après…sans se soucier un instant de leurs futures moyennes…. 
Un seul point noir pour ce beau brun coiffé à la Marlon Brand : quelques pellicules qui tombaient en neige fine …
Pour ne s’être jamais pris de claques par Mme Vassort, certains élèves "s’autorisaient à pense " qu’il était le CHOUCHOU de la classe, mais CHUT!! le bruit a couru dans les couloirs et hante encore les esprits. Mais saura-t-on un jour la vérité ? Mme Vassort et elle seule détient la clé de ce mystère 



 
Nadine CORNET 

affichait en permanence un regard malicieux et un sourire coquin aux coins de ses lèvres.

Sa voix était franche et directe, seul M.Morizet avait le pouvoir de faire fondre son sourire. A la fin d’un cours de maths, alors que ce dernier venait tout juste de quitter la classe après nous avoir surchargé de travail (exercices, plus exercice supplémentaire facultatif), Nadine s’exclame "avec tout ça, on n’est pas sorti de l’auberge!". Le lendemain matin, alors que M.Morizet nous surchargeait à nouveau de devoirs, il ajouta d’un ton malicieux :"et tout cela pour que notre jeune amie Nadine Cornet puisse dire à tous ses petits camarades: on n’est pas sorti de l’auberge!". Vif émoi de Nadine qui depuis réserva ses états d’âme à un auditoire moins étendu.
Elle était une grande élève fort sympathique et très bonne camarade.



Suite prochain numéro, mais vous avez le devoir de vous manifester, pas sur la forme..(qui devrait, je l'espère, s'améliorer) mais sur le fond.

Nous nous amusons et nous rajeunissons en lisant les portraits de notre classe, 

mais je vous rappelle que le site est pour vous tous.



Je n'ai rien à faire, qu'être à votre disposition:

- j'attends vos mails directs christianedaire@orange.fr
Vous pouvez y joindre une photo récente comme cela se fait sur le site copainsdavant: vous la retrouverez sur notre site.(car pour l'instant, je ne suis pas suffisamment professionnelle de cet outil pour aller reprendre les photos que certains y ont mises).
Il est également possible de me joindre en restant sur le site: cliquer sur "contact" en dessous de la photo de Pasteur.

- votre visite annoncée au 02.47.50.33.41 dans notre petit village à une dizaine de km de Tours sur le bord du Cher:  29 rue chaude  37270 - VERETZ  d'où je pourrais mettre vos articles ou photos directement sur le site.
- ou si, cet été, vous passez par la Gironde, (vous devrez remonter tout en haut dans la pointe), nous sommes près du lieu-dit "les Arrestieux" sur la commune de VENSAC, non loin du seul moulin à vent (du 33) encore en activité, au plein milieu des bois et à 8km des plages (pour ceux que ça intéressent, naturistes, entre Montalivet et Euronat). Avantage, nous sommes près des grands crus: Paillac, St Estèphe, Margaux.... Inconvénient, nous n'aurons pas sous la main, scanner, photocopieur ou connection internet. Mieux vaut prévenir, le tél est dans l'annuaire: 05 57 75 06 64 ou sur le mobile 06 69 98 95 35


      Merci de votre aide
.     A+. CD
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