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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 18:06
Après mes francs succès, je poursuis sur ma lancée:


Comme d'habitude de bas en haut et de gauche à droite avec les commentaire entre parenthèse

1er rang:
Jocelyne BOURDIN, Daniele GERVAIS (OK),  Jocelyne JALOUZET, Annie ROBERT (OK), Josette VICENTE, Hélène MICKOLAJACK, Eliane DAGUET, Françoise FILLON, Micheline "PELLERIN?", Colette LESOU

2è rang:
Jeaan Noel COLLET (OK), Nicole RADOUAN, Marie-France PASTOR, Michèle LAFAYE (marié à François ROBLIN: OK), Maryse DOZIAS, (OK), Myriam BERNARDET, Arlette MONTAGU, Claude MOSCARDINI, et un beau blond sans nom? MORIN , nom qui vient de mettre donné par William

3è rang:
Françoise LEDEY-LEFORT (devait être contactée par Michèle), Christian DAIRE (toujours sur la région, j'ai 2 n° de tél, je pourrais tout de même faire un effort pour mon homonyme, qui lançait le poids et dont Etienne se souvient), Danielle DETRAIT, Michel GARAGOA, Jocelyne ANDRE (OK), Alain MARTINET, Edwige CZUBA, François MARCHANDIN

A+. CD

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 11:01

L'écriture et la parution de la caricature de Robert Gazut n'a été qu'une formalité, j'ai donc recommencé l'article précédent, mais toujours sans succès, et surprise: les mêmes anomalies que sur la 1ère parution, à 3h du matin, j'ai laissé tomber:
                    Ce logiciel a une logique qui m'échappe totalement.

En prenant, dans mon dossier papier, une des photos envoyées à Josette Andre-Duhamel et retournées avec tous les noms et emplacement, j'ai pensé, toujours dans l'idée de la découverte de son nom dans les moteurs de recherche, faire des articles avec chacune d'entre elles, 

Merci à J.Noël Collet de m'avoir signalé l'erreur commise, ai-je bien rectifié: ceci est donc votre 4èB de 61-62 et non celle que je prenais pour la 5èB de 60-61, c'est vrai qu'on retrouve pratiquement tous les mêmes, et qu'on en retrouvera une grande partie en 3èB l'année suivante.

1960-61-5--B-optim.JPG

Je reprends l'ordre de copains d'avant: rang de bas en haut et place de gauche à droite, avec OK pour leur présence en 2009.

1er rang: 
Jean Claude LELU, Jean Claude GAZUT (OK), Serge BIKIALO (j'ai trouvé des coordonnées à Ladon, c'est surement lui), Daniel LEBERT, Jean Noel COLLET (OK) Alain MARTINEZ

2è rang: 
Maryse DOZIAS (inscrite à copainsdavant, habite Pont St Esprit, avertie mais pas eu de réponse), Jocelyne JALOUZET, Jacqueline LE COZ, Arlette MONTAGU, Annie ROBERT (OK, vous avez sa photo dans l'album actu. et dans un article précédent), Marie-Jeanne TURBOT, Danièle GERVAIS (OK, elle a fait longtemps la couverture de l'album actu.)

3è rang: 
Micheline BERNIER, Danielle DETRAIT, Josette NICERON-Loddo vit en Sardaigne, Françoise FILLON, Jocelyne ANDRE,(OK) Michelle BLUM (ma soeur ainée l'a rencontrée souvent à Montargis, elle doit toujours être dans les environs)

4è rang: 
Françoise DUSSAULE, Françoise LECHENAULT, Françoise LEDEY(sur l'agglomération),  Marie Thérèse FLAMENT, Micheline COLIN ou Eliane DAGUET 


A+. CD

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 00:58
Nous, toujours ceux de l'unique 6è de 1959 à la 3èA de 1962-63 savions que William était très doué pour le dessin. 

Sa 1ère place tout au long des 4 ans de Pasteur, ne lui a jamais été contestée.

Vous avez tous pu apprécier son exceptionnelle mémoire, associée d'un vrai don pour la narration.

En ce qui concerne le dessin, il n'a surement pas perdu la main: vous pouvez  donc constater par vous-même que nous avions raison.  
A+. CD
 
 
Robert-vu-par-William.JPG          Robert-Gazut-63.jpg

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 12:51

fleur-parmi-ses-fleurs-copie-1.jpg

Comme vous le savez, j'ai beaucoup de difficulté avec ce que je veux publier dans le site
Je viens de découvrir une solution à un problème rencontré: ceci est un essai qui, je l'espère, sera réussi. 

Il m'a semblé opportun que vous connaissiez ma tête d'aujourd'hui. Sur copainsdavant et sur le site, je n'avais mis que des photos pas très récentes.... 
J'en ai profité pour ajouter plusieurs photos que vous m'avez fait parvenir: allez les voir sur les albums colonne de droite.

C'est bien la Christiane d'aujourd'hui que vous avez ci-dessus: toujours en train de faire plusieurs choses à la fois: je m'occupais de mes fleurs, quand on m'a tendu le tel...et photo prise par mon
beau-père, bientot 92 ans

J'ai trouvé la solution des modif dans le "copier coller",  des articles précédents: je pense que vous pourrez maintenant lire le mail reçu de Battina Marcantoni, de Jacky Bernu.... d'autres, et bien sûr, aussi de William. 

A +.  CD

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 16:11


Je voulais, dans un autre article, vous relater ma visite du week-end dernier, à 3 anciens de "ma" classe 
mais,  j'ai trouvé plus urgent de commencer par vous, qui m'avez contactée, donc j'ai commencé par l'article de la 4èC de 62-63  (article précédent), pour continuer 
maintenant, par ceux de  la 3èC de 63-64...

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Vous n'avez peut-être pas remarqué que Françoise Collumeau-Roussel nous avait donné tous les noms de sa classe, maintenant que je sais que les moteurs de recherche vont "piocher" dans nos écrits, il m'a semblé important de vous redonner cette liste.

Je vous la livre par ordre alphabétique, si le nom est donné par plusieurs, je le précise entre parenthèse, sinon tout est de Françoise:

ANCIAN garçon,  AVRIL  garçon,  BEAUDENON Bernadette ,BERRY Colette, BROUILLARD Alain et BROUILLARD Pierre, CHAMBON Rose-Lise (donné aussi par Annie Robert), CHARTIER Martine (la fille du Libraire, donné ausi par Christiane Billart-Harry), COLLUMEAU-ROUSSEL Françoise (qui habite les environs d'Orléans et et bien évidemment est OK pour la réunion de sept 2009), COMPIIN Françoise (donné aussi par Christiane Billart),  COUSIN Françoise , DEGUILHEM Gaston, DELAMARRE Catherine, FARNAULT Jeanine, JACOUX Claude, LIORET Colette, LUMINEAU François, MABILAT Annick, MADIRE garçon, MOLINIER M.Claude, MOSCARDINI-VALLOIS Claude,(brilliante élève qui était dans ma terminale, lorsque j'ai repiqué, elle a dû avoir 16 en philo, alors que nous étions en sciences ex et a été présentée au concours général avec un prix à la clé)  RAIGNAULT-FAUVIN M.France, RICORDEAU Monique, THIERRY garçon,  VAILLANT-FAUVERTEIX Christiane (habiterait Gondreville, ne serait-elle pas la soeur de notre Bernard, pion avec nous au lycée en foret, toujours Montargois, n'aurait(elle pas 2 autres frères: un avec qui j'étais à la maternelle à la chaussée et qui a dû aussi aller à Pasteur et un autre plus agé Alain?)

Vous verrez ça vous fera la même chose qu'à moi, plus on regarde, relis...de "vieilles choses", plus la mémoire nous revient....

Y a-t-il un (ou une) volontaire pour me replacer les noms dans l'ordre????

A+. CD

 

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 13:33

Grand merci à tous ceux qui se sont manifestés depuis la parution de votre photo dans l'Eclaireur,

Je suis en mesure de  vous donner presque tous les noms

Je vous les écris dans l'ordre alphabétique avec d'après la photo, entre parenthèse: le rang en partant du bas et la place en partant de la gauche, suivi de OK quand j'ai leurs coordonnées( Il va sans dire que tous ceux qui m'ont contactés... ont prévu d'être présents en sept 2009),  sinon je précise le nom de la personne qui me l'a donné, ou une piste pour les recherches.


BERGER-COGNET Jacqueline (OK)   BERTET garçon (3,6)   BILLART-HARRY Christiane (OK)   BISSONNET Jacqueline (2,4, serait encore sur la région)    BONNEAU garçon (3,5, donné par Luc Colombi)   CHAMBON Annie (1,8)  CHAUVET fille (2,2, donné par Josette Andre-Duhamel), CHESNOY Annick (1,1, OK)   CHESNOY-BEAUREGARD Jeanne (2,3, OK)   COLLUMEAU-ROUSSEL Françoise (3,8, OK)   COLOMBI Luc (3,2,OK)   COUSIN Nelly (donné par F.RousselCROLL Didier (3,4, vous savez tous qu'il est DCD très jeune)  DANIEL Jocelyne (2,8, OK),  GAUDRY-SAUTREAU Nicole (1,3, OKGUILLEMINOT Yves ou J.Yves (3,7, serait parti retrouver son frère à Tahiti?)  GUIMARD Michèle (1,6, OK),   GUIMARD Serge (3,3, OKHOUSSON ou HOUSSIN Monique (1,5, donné par M.Guimard),   LE COZ Micheline (1,7, donné par N.Sautreau-Gaudry et placé par Josette André-Duhamel), MEUNIER (donné par Josette),  MONOD Hélène ? (2,1)  PLISSON-CAMBRAY Monique (2,1, donné par N.Gaudry, serait près de lyon)   RAIMBAUD Coline (2,6, donné par Nicole )  SAVOUREUX-MEYNIER Monique (2,9, je l'ai eu au tel, elle est ravie et bien sûr: OK)

Je constate que je n'ai pas placé certains d'entre vous alors que je vous avais eu au tel, et il se peut que j'ai fait des erreurs de retranscription, je pourrais dire comme certains prof le faisaient: 
"Je me suis trompée exprès pour voir si vous suiviez"....mais ce n'est pas la réalité.


Vous avez sans doute lu le commentaire qui vient d'être déposé: Colette PETIT s'est reconnue en 2, 5, et écrivait que Claudine et non Coline Raimbault, située à coté d'elle 2, 6, était DCD vers l'age de 17 ans).

J'aurai (mais vous aussi sans doute) souhaité qu'elle nous en dise plus sur elle, dans quelle région vit-elle, a-t-elle encore des contacts avec d'autres, mais le plus important est qu'elle se soit manifestée et qu'elle serait 0K pour être avec nous en sept 2009.

A+. CD

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 22:45

Comme d'habitude, William, en plus d'une mémoire éléphantesque et d'un réel talent de narrateur, a d'excellentes idées, donc nous n'avons pas le choix....

                                     nous devons lui faire plaisir.....

Voici donc quelques photos actuelles et vous allez essayer de deviner leurs noms

                 N'hésitez à cliquer sur commentaires... 

De toutes façons, il vous est impossible de les connaitre tous, sauf si vous recherchez dans différents fichiers.

Pour celles de notre époque: 
- Danièle, Michèle, Claudine et moi: je trouve qu'on nous reconnait facilement
- pour les garçons, et les autres filles: difficilement problable...sauf si vous les avez revus
   Claude avec une moustache!  William avec des cheveux dressés sur la tête pour paraitre plus grand?    
  Annie
en blonde à lunettes.... avouez que je vous aide....

- quant aux plus jeunes, pour l'un, il faudrait qu'il me donne sa position sur une photo de l'album ,(il a notre âge, donc devrait être sur la série complète 62-63), et pour l'autre, beaucoup plus jeune, qu'il m'envoie les photos de classes en sa possession.

 Même moi, je me suis trompée: je viens de m'apercevoir que, sur une photo, je trouvais incroyable qu'elle n'ait vraiment pas changé, en fait j'avais regardé sa fille à droite et pas elle au milieu....(c'est Etienne, mon mari, qui m'a fait remarquer mon "erreur")


Il ne tient qu'à vous de m'envoyer d'autres photos....

Annie-ROBERT.jpgDani--le-Gervais.jpg



mich--le-Cordier.jpgPatrick-Pays---Gien.jpgJ.Jacques-Vrilliaux.jpgundefined




Claude-Briant-Montargis.jpgEliane-Sadier.jpg













 Claude-Bezille-copie-1.jpgCD-chez-Michel.jpg

 

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 13:45
Avant tout: grande nouvelle: le fils de Michel Baraglia qui vit aux antilles est allé "par hasard?" sur notre site et il a appelé son père pour lui dire qu'on le recherchait sur internet, et j'ai eu le plaisir d'avoir un appel depuis Saint Domingue, où ce dernier coule une paisible retraite. 
Coté distance, Philippe de Valério n'est pas battu (Tahiti) mais Michel aussi, reviendra en France pour notre réunion du cinquantenaire.
Michel était marié avec Christiane Lejarre, elle aussi ancienne de Pasteur, (avec qui j'ai fait mes 7 premières années scolaires). Christiane Lejarre vit aux Antilles. Voilà donc 2 nouvelles coordonnées retrouvées.

Notre "fête" aurait lieu un samedi après la mi-septembre 2009, car les prix des tarifs aériens diminuent beaucoup à partir de cette date. 

           vraissemblablement   Samedi 19 Sept 2009

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Ci-dessous, vous trouverez les derniers portraits écrits par William Creff

Claude Bézille et plusieurs autres m'avaient fait remarquer que la mémoire de William était..."incroyable", je suis très contente que Michel Baraglia, qui a lu l'ensemble du site avant de m'appeler, me signale d'autres "différences":   Anne-Marie Gannat ne faisait pas partie de leur groupe de trajet d'école, les 2 familles se connaissaient bien, étaient amis, mais pas de trajet commun

Moralité: ce sont les souvenirs de William, je vous les livre tels qu'il les a écrit, (ou tels que ce programme me permet de les retranscrire), à vous de mettre des commentaires.... 
je crois, d'ailleurs, que c'est ce qu'il dit dans sa conclusion.

 Patrick MILBERT et Didier THIBAULT 

Patrick MILBERT et Didier THIBAULT étaient les deux plus jeunes élèves de
la classe. Aux côtés de Nadine CORNET et de Danielle SAUVAGE, ils étaient comme deux bambins égarés de la maternelle. 
Patrick était plutôt fin et vif, Didier du genre rondouillard et lymphatique. Ils étaient, l’un et l’autre, de bons élèves et se suivaient de très près au classement général. Ils se situaient toujours dans les douze premiers. Leurs bouilles de poupons, ne les mettaient pas à l’abri des paires de claques données par Mlle LACOUME. Les rares fois où ils s’en sont pris une, on pouvait voir les yeux de Didier s’humidifier sans verser pour autant une larme et Patrick afficher une lippe sévère dans le bas de son visage.
A la récréation, ils ne jouaient pas au handball avec Claude, Alain, Joël et le beau gosse. Ils étaient d’humeurs tranquilles et préféraient discuter entre camarades sous les grands platanes ou sous le préau, les jours de pluie. 
Patrick n’aimait pas les sports collectifs et préférait de loin les sports individuels. Son père était professeur de boxe et notre jeune camarade assistait aux entraînements des futurs champions tels Michel HOUDEAU ou Claude LAPINTE. Il lui arrivait de mettre des gants et de s’entraîner devant un miroir. Au saut de corde, il était imbattable et aucune de ses camarades filles ne pouvait l’égaler en rapidité. A une séance de gymnastique, M. VICK demanda à Patrick d’apporter deux paires de gants de boxe pour initier les élèves à ce sport. La semaine suivante, Patrick nous fit une démonstration de ses compétences. Gants lacés, il mimait un combat contre un adversaire invisible. Il fallait le voir notre Patrick ! Il se protégeait la tête avec ses gants, sautait d’avant en arrière, de gauche à droite, bondissait en avant et projetait son point pour revenir à sa position de départ. Son regard était agressif et gare à l’étourdi qui passait devant.
M. VICK l’arrête dans sa démonstration et demande au plus costaud d’entre nous de mettre une paire de gants. Pour vous dire la vérité, il n’y avait pas foule au portillon. Après quelques hésitations, Jean-Yves TRICOT s’avance. Il sourit, certes, mais son sourire est quelque peu tendu. Rien à voir avec le sourire qu’il arborait une demi-heure plus tôt, lorsque son regard croisa celui de la ravissante Danielle GERVAIS
Gants en mains, voilà notre Jean-Yves qui s’exécute. Il se place face à Patrick et fait de son mieux pour l’imiter. Ce n’est guère facile, ce dernier s’agite d’une telle manière que son mouvement est insaisissable. Jean-Yves le croit là, qu’il est déjà là-haut. Il est à gauche, non il est à droite et quel regard méchant ! Jean-Yves tente bien de lancer ses poings, mais à chaque fois c’est dans le vide le plus total alors que notre Patrick ne cesse de porter ses " petits coups " avec précision.
Quant à son jeu de jambes, c’est tout juste s’il ne s’emmêle pas les pédales. Jean-Yves est tellement gauche que chacun se met à rire, y compris M. VICK.  
Devant cette pantomime burlesque, le prof. décide d’arrêter le " combat " et de reprendre le cours normal de gymnastique où les jeux de ballon posaient moins de problèmes. 
M. MORIZET en personne, dans ses dérives pugilistiques avec son " acolyte de fortune ", MARCHANDIN, avait fait mieux que lui. Quant à Jean-Yves, il faut reconnaître qu’il aura eu le courage et le mérite de s’y essayer. 
Ce fut l’unique et dernière fois que l’on vit des gants de boxe dans l’enceinte de l’école PASTEUR. D’autres combats eurent lieu, mais à mains nues cette fois et avec un grand désordre dans les catégories. Combien de fois a-t-on vu un poids plume en découdre avec un poids lourd ? Pour vous en avoir parlé à maintes reprises, vous n’êtes pas sans ignorer, ni les lieux où se sont déroulés ces combats et ni les antagonistes qui s’y sont affrontés. 
Patrick 
était une vraie balle de caoutchouc. Il avait une très grande souplesse et se pliait en deux de façon remarquable. Son front touchait ses genoux. Malgré sa petite taille, il était un garçon très hargneux et n’hésitait pas à foncer dans plus grand et plus fort que lui. Sa technique d’attaque était amusante. Il fonçait sur l’adversaire, se collait à lui et le poussait de toutes ses forces pour bien lui monter qu’il était là et qu’il n’avait pas l’intention de se laisser faire. 

Didier THIBAULT
, quant à lui, était bien loin de toutes ses préoccupations. Il était un vrai bout en train et abordait toujours l’avenir avec le sourire. Son grand plaisir de la récréation, était de s’enfiler les goûters que sa maman lui mettait dans son sac d’écolier. Et il en avait des bonnes choses à manger, notre Didier ! Des bananes, des oranges, des croissants, des pains aux raisins et des tablettes de chocolats. Il n’était pas égoïste et offrait parfois à un camarade une partie de son goûter. Il était sans contexte l’enfant le plus gâté de la classe. Didier n’était du genre à se remuer. La gymnastique n’était pas son fort et comme Michel BREUILLER, il préférait s’agiter les méninges devant un exercice de mathématiques plutôt que de courir derrière un ballon. 
Lorsque Didier quittait l’école pour rentrer chez lui, il avait deux possibilités : soit passer par la place de la république, soit par la passerelle avec le petit groupe habituel composé de Claude, Christian, Michel, Anne-Marie et William. Son envie de se " bidonner " lui faisait prendre le plus souvent la seconde solution. 
Dans notre classe, Patrick et Didier, de par leur petitesse, n’avaient d’égal que deux filles inséparables, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, situées toujours au premier rang et réputées pour leur talent de souffleuses. Avec elles, tout le monde savait les récitations. Il ne suffisait que de lire sur leurs lèvres. 
Chers Patrick et Didier, où que vous soyez, sachez que vos camarades de classe ne vous ont pas oubliés.

 

Danielle SAUVAGE

Danielle SAUVAGE faisait partie des grands gabarits de la classe. Sur la photo de notre 6ème, on pourrait croire qu’elle est la maman des deux fillettes assises devant elle, nos deux " Baby Doll " Danielle MENARD et Brigitte LECLERC.  
Danielle 
était avare de sourires. Elle avait un caractère plutôt ténébreux et il n’était pas facile de savoir ce que notre camarade pensait. Elle n’était pas du genre à se confier au premier venu. Ses attitudes nous donnaient parfois l’impression qu’elle boudait. Interrogée, elle parlait " dans sa barbe " et piquait du nez sur la table. La maîtresse lui demandait alors de relever la tête et de s’exprimer à haute et intelligible voix, ce qu’elle faisait avec peine. 
Mme VASSORT a toujours regretté de ne pas avoir fait passer Danielle en 3ème. Avec les années, elle avait pris conscience que le niveau de son élève était plutôt bon, comparativement à celui de certains élèves qu’elle avait eus plus tard. Danielle se serait ressaisie, aurait assuré sa place dans sa nouvelle classe et obtenu son BEPC comme tous ses autres camarades. Mme VASSORT m’avait tenu ces propos dans le salon de coiffure de ma sœur Françoise, situé dans le faubourg d’Orléans à Montargis. 
Chère Danielle, j’ai fait un portrait qui met en évidence le coté renfermé de ta personne. Il n’empêche que tu étais une très bonne camarade et si Mme VASSORT te demandait de corriger tes attitudes, c’était dans le simple but d’éveiller ta propre personnalité et de mettre à la lumière tout ce qu’il y avait de beau et bon en toi.



Danielle MENARD et Brigitte
 LECLERC

 En 1959, la déferlante de la mode MINI, n’avait pas fait ses ravages sur l’hexagone et le chanteur Jacques DUTRONC, illustre inconnu, ne nous serinait pas les oreilles avec sa chanson " Miniminimini ". Et pourtant, nous avions dans notre classe, deux MINI camarades, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC
Elles étaient inséparables et partageaient la même table devant le bureau de Mlle LACOUME. 
Leurs tailles de poupées les obligeaient à se mettre aux premières loges, sur le devant des rangs, les fonds de la classe ou les extérieurs étant réservés aux MAXI élèves, tels Nadine CORNET, Danielle SAUVAGE, Martine MIGNON ou Michel BARAGLIA. Danielle et Brigitte sont très vite devenues les mascottes de l’école. A la récréation, Brigitte était toujours scotchée au bras de Danielle et portait de belles robes rose bonbon. Danielle en portait des vertes ou des bleues. Toujours ensemble, elles étaient reconnaissables entre mille et au beau milieu de la cour, sous les platanes ou aux abords du préau, il était facile de les repérer. 
Toutes deux étaient les coqueluches des " grands " de chez M. COSSON. En 6ème, pendant les récréations, des élèves tel Jean-Claude CUGUEN, se rapprochaient d’elles pour faire connaissances. Trop jeunes, elles prenaient leurs distances et se réfugiaient sous les verrières, à deux pas du groupe de maîtres et maîtresses qui discutaient à proximité de la cloche. En 4ème, moins farouches, elles profitaient des séances de Ciné-club, pour cultiver des relations plus rapprochées avec ces mêmes " grands ". On pouvait alors les voir rôder vers le préau, avec leur petite cour aux trousses
Brigitte
avait une coquetterie à l’œil, un très léger strabisme à l’œil droit qui ne portait pas ombrage à son charme. Elle était moins hardie et moins souriante que Danielle. Elle lui tenait toujours le bras pour se sécuriser. Danielle avait un caractère plus ouvert et une voix très franche. Elle était très naturelle et n’était pas avare de sourires. 
Comment ne pas succomber à leur charme ? Sans elles, la classe aurait été différente, plus triste peut-être ? Mlle LACOUME était séduite par ces deux élèves aussi mignonnes l’une que l’autre, mais pouvaient-elles détrôner Jean-Yves TRICOT ? Personnellement, j’en doute fort, car pour avoir parlé de " Sa Classe " à notre Amie Christiane, cinquante ans plus tard, notre maîtresse n’avait le souvenir que de certains élèves et plus particulièrement du beau Jean-Yves comme elle le surnommait encore, " la gourmande ". Danielle et Brigitte avaient un talent certain pour le mime. Leurs places, devant le tableau noir, les mettaient aux premières loges pour assister au spectacle des élèves qui venaient dire leur récitation ou répondre aux questions de la maîtresse. Et du spectacle, il y en avait. Entre ceux qui récitaient du par cœur, sans buter une seule fois sur un mot ou une syllabe et d’autres qui, pris de trac, avaient des trous de mémoire pas possible ou ceux encore qui n’avaient rien appris du tout et qui se payaient le culot de dire à la maîtresse : 
" Je croyais que c’était pour demain, Mademoiselle ". S’en suivait alors la fameuse et percutante réplique : " Et celle là, elle est pour demain, peut-être?" Si le culot avait ses limites, la ponctualité, elle, avait ses exigences que Mlle LACOUME mettait un " poing " d’honneur à respecter dans les plus brefs délais. Sacré Joël, car c’est bien de toi dont il s’agit, elle était un peu lourde ton excuse. La prochaine fois, il faudra trouver autre chose, dans le genre : " Je l’avais apprise pour avant-hier et aujourd’hui, je ne m’en souviens plus ". Peut-être que cela aurait mieux marché ? 
A ceux qui avaient des trous de mémoire, Danielle profitait de l’inattention de la maîtresse pour leur articuler chaque syllabe du texte. Combien d’élèves ont ainsi sauvé leur moyenne grâce à son concours ! 
Soixante ans plus tard, elle ne se serait jamais permise un tel " déhanchement " des mandibules, par crainte de perdre son dentier. 
Mlle LACOUME n’était pas dupe et combien de fois a-t-elle dit ? :
" Danielle, cesse de souffler à ta petite camarade ! ". 
Vous souvenez vous du charmant compagnon de Danielle ? Elle nous le présenta un après midi dans la classe. Un écureuil super mignon et léger comme l’air qui trouvait refuge dans sa manche. Il sautait de table en table et elle avait toutes les peines du monde pour le rattraper. Chacun voulait s’en approcher et le caresser.

Chères Danielle et Brigitte, vos deux gentils minois apportaient à notre classe, un parfum, une légèreté, une gaieté qu’aucun bouquet de fleurs n’aurait pu remplacer. 
Je terminerais votre portrait souvenir par un extrait d’un poème de Pierre de RONSARD qui vous sied si bien : 
" Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait déclos sa robe de pourpre au soleil... "

 

Françoise GONTHIER 

Françoise GONTHIER était la camarade la plus frêle de la classe. Tout en elle était gracile, son visage, ses épaules, ses bras et ses jambes. Ses doigts semblaient si fragiles que lui serrer la main devenait un exercice délicat. Elle était charmante et avait une voix très douce. Parler avec Françoise était toujours un réel plaisir. Elle savait écouter et répondait aux questions avec un gentil sourire. Une année, elle fut derrière moi, juste à côté de Martine JOSEPH
Se souvient-elle du jour où elle me parla, entre deux cours, du spectacle des " Folies Bergères " à Paris ? Elle était en admiration devant ces danseuses si joliment habillées de frous-frous et dentelles et voulait savoir si je ne n’étais pas insensible à leur charme. A cette époque, j’étais un peu lourdaud dans ce registre et sa question m’avait, pour le moins qu’on puisse dire, embarrassé. Peut-être même que j’avais rougi ? Mais cherchait-elle tout simplement à m’émoustiller ? Françoise avait un signe particulier qui ne pouvait que prêter à rire, si l’on y portait attention. Lorsqu’elle parlait, la base de son nez bougeait sensiblement en coordination parfaite avec le mouvement de ses lèvres. Les fois où mon regard coquin se posait sur cette partie de son visage, elle me demandait : " Pourquoi ris-tu, William ? " et moi, j’avançais toujours une bonne raison qui n’avait rien à voir, bien sûr, avec la raison réelle. Lui faire remarquer que son nez bougeait, revenait à la prendre pour une menteuse, si l’on en croit le vieil adage et je savais que notre Françoise était une fille honnête, bien loin de tous mensonges. 
Quelques années plus tard, elle est devenue la copine d’un ancien élève du CEG, Alain FARNAULT, lui-même copain de Philippe, le frère de Michèle CORDIER. Tous les trois ont passé de bons moments ensemble et Alain me disait souvent : " Françoise, c’est une fille qui a le cœur sur la main ".

Je partageais largement son avis et aujourd’hui je suis certain qu’elle n’aura pas bougé d’un pouce et qu’elle est toujours une aussi bonne et gentille personne qu’en ce temps là.

 


Annie CHAMBON

A la création de la première 6ème en 1959, la place d’Annie se situait au fond de la classe, dans le 2ème rang à partir de la cour. Je crois même qu’elle était assise à côté ou à proximité de Françoise MAUDRY. Elle était un petit bout de femme très actif, à la voix fluette. Sa frimousse était fine comme celle d’une souris. Elle était la version féminine de notre regretté Patrick. Elle n’aura tenu qu’un an parmi nous. Son niveau était cependant plutôt bon car elle avait été choisie parmi les meilleurs pour composer notre première classe de Cours Complémentaire. 
Je m’excuse, Annie, mais ma mémoire a des défaillances et je n’ai souvenir d’aucun trait de caractère particulier, ni d’aucune anecdote savoureuse à ton sujet. Fallait-il que tu sois sage pour me laisser un tel vide dans la tête ? Pas même une gifle remarquable de Mlle LACOUME, rien, le vide sidéral. 
J’ai cependant une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Tu étais située bien à l’arrière de moi, à ma gauche et la bonne attitude en classe était de regarder la maîtresse plutôt que de s’intéresser de ce qu’il se passait dans le fond ou par-delà des fenêtres.

 

 

Francette PETAT

En 6ème, Francette affichait toujours le même calme. Ses gestes étaient mesurés, sa démarche tranquille et sa voix posée. Elle ne faisait rien dans la précipitation et donnait l’image d’une petite femme adulte et responsable. Sa maturité était grande et ses attitudes contrastaient avec les comportements parfois puérils de certaines de ses camarades. Sa place en classe était toujours dans les premiers rangs. Elle ne voulait rien perdre des cours de ses professeurs et elle était très attentive. Francette était une élève modèle qui ferait aujourd’hui, le bonheur de beaucoup d’enseignants. 
A la récréation, elle faisait partie d’un petit groupe de filles qui étaient aussi sages qu’elle. 
On pouvait y rencontrer Rosette COSSON, Danielle GUILTAT, Josette ANDRE, Claudine ROUSSEAU, Michèle CORDIER et Christiane LANIER. Elles papotaient ensemble sous les platanes, s’entretenant de leurs futurs devoirs ou de leurs leçons. Parlaient-elles des garçons ? Je l’ignore, mais je pense qu’elles ont dû faire quelques petites entorses à leur réputation de filles sérieuses.. 
Toute petite, Francette souhaitait de devenir maîtresse d’école. Son pragmatisme et sa détermination ne pouvaient que la conduire à la réussite de son projet. 
Lorsqu’elle débuta sa carrière d’enseignante à l’école de la Chaussée à Montargis, le hasard a fait que je me suis retrouvé devant son établissement, à l’instant même, où elle y entrait. 
Elle me fit visiter sa future classe et ma première surprise, en poussant la porte, fut de voir des tables si petites, alignées devant son bureau. Elles étaient si peu hautes que l’on aurait cru des jouets posés sur le sol. Il s’en dégageait une impression de merveilleux. Blanche- Neige, découvrant la demeure des sept nains, ne pouvait qu’avoir le même étonnement. Il était facile alors, d’imaginer la taille de ses futurs élèves, qui ne devait pas dépasser celle de ces fameux petits bonshommes. 
Aujourd’hui, c’est la fille d’un de mes copains de jeunesse, Claude BONNEL, qui enseigne dans cette école. 
Le portrait souvenir de Francette serait incomplet si je ne parlais pas de son frère Alain et de ses parents que j’ai si bien connus ? Son papa Roger, était maître de chien à la gendarmerie de Montargis. Il vivait une véritable passion pour son chien. Le midi ou le soir, YASTOR l’accompagnait dans son appartement, à la grande joie de sa femme Jeanne, qui lui donnait mille caresses et tant d’autres choses encore. Il outrepassait le règlement, mais qu’importe. Je ne compte plus les fois où j’ai fait des exercices de pistage ou de recherches d’objets dans le petit bois de sapins de Villemandeur. Lorsque YASTOR me retrouvais, caché dans un fourré ou grimpé dans un arbre, c’était toujours avec le même bonheur. Il se dressait contre moi et me léchait les mains. Son maître le récompensait et nous enchaînions sur un autre exercice. Qui se souvient aujourd’hui, des noms donnés à ces braves chiens qui se sont succédés dans le chenil ? Il y eut Ouinesor, Ségur, Yastor et bien d’autres encore.  
Quant à Alain, c’était un garçon très sérieux qui vouait une grande admiration pour le Général De Gaulle, à un tel point, que ses camarades l’avaient surnommé Charles. Ce sobriquet outrepassa les limites de la gendarmerie pour gagner le Faubourg d’Orléans où ses copains LIORET, BEZILLE et LELIEVRE en firent grand usage pour l’interpeller. 
Bien que Yastor n’ait jamais mordu personne, Alain était pourtant un sacré mordu de football. C’était lui qui prenait souvent l’initiative de faire des matchs dans l’espace vert entre les tilleuls. Il disait alors à ceux qui étaient présents : " Allez les gars ! On fait un match ? " Et c’était parti pour une ou deux heures de folle détente. Parmi les copains de l’extérieur qui venaient jouer avec nous, il y avait parfois Jean-Pierre ADAMS, un camarade de Jean-Yves FRITZ, qui était au collège Saint-Louis. 
Qui pouvait se douter, à cette époque, que ce garçon ferait, quelques années plus tard, une brillante carrière dans l’équipe de France, au côté de Marius TRESOR ?

  

Chantal LIORET  

 Au secours, je n’ai aucun souvenir de Chantal !
J’ai Alzheimer aux trousses ! 
Vite, aidez-moi ! 
Envoyez-moi une info pour que je puisse clore ce recueil de portraits souvenir !

 

 William CREFF 

Blondinet timide, William avait la frousse de passer au tableau noir pour réciter ses leçons ou dire ses récitations devant tous ses camarades. Leurs regards ainsi que celui de Mme VASSORT le paralysaient de trac. Cela se traduisait par des mentions " leçon non sue ", écrites en rouge sur ses cahiers. 
Parfois il ne s’en tirait pas trop mal, comme avec ce poème d’ARAGON " La rose et le réséda ". Séduit par la beauté du texte, il oublia son trac et se bloqua un 18/20 à la surprise de tous ses camarades. Danielle MENARD et Brigitte LECLERC n’ont même pas eu à jouer des mandibules. 
En physique-chimie, il était nul et Mme PETIT l’avait surnommé " sa bête noire de la classe ". 
Il avait beau essayer de comprendre, dès la deuxième leçon du bouquin, il patinait complètement dans la semoule et ne pigeait plus rien. Heureusement que l’algèbre, la géométrie et le dessin étaient là pour lui faire gagner quelques points sur sa moyenne générale

William avait une passion pour le dessin. Dans cette matière, il était le premier de la classe. Ses cahiers d’histoire, de géographie et de sciences naturelles regorgeaient de ses croquis ou de ses esquisses. Le portrait qu’il fit de Saint-Louis fut affiché dans la classe une année entière. M. MORIZET était notre professeur de dessin et n’en finissait pas de coller ses œuvres sur le mur au fond de la classe. 
Un conseiller d’orientation vint un jour à Pasteur pour diriger les élèves dans des filières propres à chacun d’eux.
 
William souhaitait faire une carrière dans le dessin publicitaire. Sa maman interroge le conseiller qui lui répond d’une voix certaine : 
La publicité, ça ne marchera jamais ! Et il n’y aura jamais de débouché dans ce secteur ! ". 
Trente ans plus tard, chacun pouvait se rendre compte que notre bon conseiller s’était bel et bien planté, que lui-même s’était bien mal orienté dans le propre choix de sa carrière et qu’il aurait mieux fait de faire un autre boulot plutôt que d’ouvrir " sa gueule " et de raconter n’importe quoi. 
Cela étant dit, William continua à dessiner des années encore, pour son plus grand plaisir et celui de ses collègues et amis.  
Anne-Marie GANNAT 
était folle des personnages de Walt Disney qu’il lui dessinait. Elle lui en redemandait toujours. Sa préférence allait à l’intrépide chien TOUFOU. 
Mais s’en souvient-elle aujourd’hui ?
  
Aux récréations, il préférait discuter tranquillement avec Didier, Christian, Patrick ou Jacques, plutôt que de jouer au hand-ball ou au volley-ball avec Claude, Jean-Yves, Joël et Alain. Il n’a jamais aimé les sports collectifs mais se régalait des séances de gymnastique en salle où il s’éclatait aux barres fixes, aux anneaux, au cheval d’arçon et à la corde raide. Si Patrick était d’une grande souplesse, Jean-Yves rapide à la course, Alain bon nageur, William était très leste et il lui fallait peu de temps pour grimper à la corde.

Aujourd’hui, William pratique une autre gymnastique.

Une gymnastique de l’esprit qui ne fait pas appel à ses muscles, mais à sa mémoire.

Il écrit ses souvenirs des années C.E.G.

Il espère ne pas être le seul à se souvenir de cette époque car ses portraits pourraient bien le faire passer pour un sacré affabulateur aux yeux de ses camarades.

 ALORS PITIE, DITES-MOI QUE JE NE VOUS AI PAS RACONTE DE BOBARDS !

              Même si parfois, j’ai un peu exagéré.

 Si vous-même, avez des souvenirs ou des modifications à apporter, profitez de la rubrique " AJOUTER UN COMMENTAIRE " pour enrichir chaque portrait.

Ou ENVOYER UN MAIL à notre Christiane qui se fera un plaisir de le transférer sur son site.

Ou ECRIVEZ-LUI UNE LETTRE qu’elle scannera pour la déposer sur son site.

Ou PASSEZ-LUI UN COUP DE FIL.

Si vous ne possédez ni ordinateur, ni papier à lettres, ni téléphone, ENVOYEZ-LUI UN MESSAGE TELEPATHIQUE. 
Dévouée comme elle est, je suis sûr qu’elle fera le nécessaire pour le recevoir et le transférer sur son site.

Si vous n’avez plus rien, pas même votre tête: 
FAITES APPEL A L’EMISSION "PERDU DE VUE "

Si l’émission n’existe plus, OUBLIEZ CE QUE JE VOUS AI DIT.



PS   Christiane:

Mission accomplie: 5 + 7 + 7 + 10 + 11 = 40....
 

Il me restera à modifier les anciens portraits déjà publiés dans des articles précédents, mais cela ne presse pas.

Le journaliste de l'éclaireur m'avait contacté il y a une dizaine de jours pour me dire qu'il voulait faire un nouvel article, je lui ai donné l'avancement de notre projet, surprise, mercredi dernier on m'a appris qu'ils avaient repassé l'ancien article, avec une photo différente: mais c'est notre  3è A de 1962-63.... 

           Nous allons commencer à être célèbre dans le gatinais....

Cela me donne l'occasion de préciser que cette classe reprend les mêmes, (moins ceux qui nous ont laissés en route), mais avec 2 nouveaux: Martine Roux (fille d'un notaire de Montargis) et Claudine LABRETTE (fille du nouveau directeur ayant remplacé M.Bourgon)

Claudine vit en Algérie depuis de nombreuses années, elle était sage-femme, elle a 3 enfants (et sans doute petits enfants car Leyla, son ainée, doit avoir bientot 35 ans). Je l'ai eu au télephone pour lui fêter ses 60 ans (13 Mars dernier), elle est au courant et devrait s'arranger pour revenir pour notre fête.

J'en profite pour remercier Sylvie LABRETTE (devenue Lesveque) sans laquelle nous n'aurions pas eu l'album complet des classes de 62-63, elle ne regarde pas souvent internet, pourtant à partir de Septembre nous allons la mettre à contribution pour retrouver les plus jeunes......

Bonnes vacances à tous. A+. 

 

 

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 15:50

Nicole STAUDER

 Pour l’avoir vu quelquefois sans lunettes, je peux vous assurer que notre Nicole avait une frimousse super mignonne et pour ne l’avoir jamais vu autrement qu’habillée, je peux vous assurer également qu’elle était super bien gaulée.
Se souvient-elle de l’histoire marrante qu’elle m’avait racontée alors que nous regagnions la salle du Cercle Pasteur lors de la rentrée scolaire 1960-1961.
Cette année là, les locaux préfabriqués posaient problèmes et les professeurs avaient fait grève. Ils recevaient cependant les élèves et leurs projetaient des diapositives, sur les côtes françaises, en remplacement de leurs cours. Nous découvrions alors de tous nouveaux professeurs, M. et Mme MARCANTONI, Mmes PETIT et BRUNET, Ms. MORIZET et GIRARDY
A l’ouverture de l’école et après le tintement de la cloche, les élèves déposaient leurs affaires sous les verrières devant les classes et regagnaient par petits groupes la salle du Cercle Pasteur pour assister aux projections. Et c’est là, en plein milieu de la cour, que ma camarade Nicole m’aborde en me disant : " Tu connais l’histoire du bègue qui raconte une histoire à son copain ? ". Je lui réponds que non et la voilà partie à me conter son histoire. " Alors bon, c’est l’histoire d’un bègue qui raconte une histoire à son copain et cette histoire commence par – par un moment ..... "  Le bègue commence à raconter son histoire et dit : " Pa-pa-pa-pa .... Pa-run-pa-run .... Mo-men-mo-men ... " Et l’autre de lui dire : " Tu ne vas pas me parler de toute ta famille, tout de même ? ".
Et Nicole me dit en se marrant : " Elle est bonne, mon histoire ! Hein ? ", et la voilà repartie en sautant de la jambe, à la rencontre d’une autre camarade, pour la lui raconter.
C’est vrai qu’elle était bien bonne ton histoire, Nicole, mais j’espère seulement que tu l’auras vite oubliée. Tu n’auras pas perdu grand-chose, tu sais. Tu n’avais alors que treize ans ... et ils sont bien loin maintenant.
Te souviens tu des paroles que tu me disais lorsque nous nous rencontrions quelques années après notre bon vieux CEG ?
Tu me lançais des : " Hello ! CROUEFFE ! " avec un large sourire et tu me donnais des nouvelles de ton tout nouveau travail. Quant à moi, je te parlais de ma bien jeune carrière chez M. GUEGUEN, géomètre à Montargis.
Aujourd’hui, en guise de conclusion, je te lance un : " Hello ! Nicolllle, à bientôt ".

 


Jeannine NALINO et Jean-Claude LACROIX

C’est la fin de la récréation. La cloche sonne. Aux jeux et aux cris succède le silence. Fillettes ! Roulez vos cordes à sauter, adieu marelles et palets ! Garçons ! Ramassez vos billes, rangez vos osselets et posez vos ballons.
Les rangs se forment devant les classes. Maîtres et maîtresses se rapprochent de leur groupe d’élèves.
Mlle LACOUME s’assure du silence dans les rangs et donne l’ordre de rentrer. Jean-Yves passe devant elle et souffle. Elle lui passe la main dans les cheveux et d’un ton maternel, lui dit : " Tu as bien chaud mon garçon ! Tu as couru ? ".
Chaque élève s’installe à sa place et déballe ses affaires, plumes, crayons et règles dans les gorges, livres et cahiers dans les casiers. Le cartable est posé sur le sol, appuyé contre les pieds de la table. Le carrelage rouge porte encore des traces d’humidité et une forte odeur de savon et d’eau de javel flotte dans l’air. 
Joël LAURY a pris place à ma droite, dans la rangée le long du mur, côté canal. Devant nous, Anne-Marie MAGNOT et Jeannine NALINO papotent. A leur gauche, de l’autre côté de l’allée, se tient Jean-Claude LACROIX, bras croisés, qui attend le début du cours.
Mlle LACOUME monte sur l’estrade et commence son cours de français. Le thème d’aujourd’hui est l’étude du texte " Au gui l’an neuf ". Chacun est attentif et répond aux questions de la maîtresse.
Mais que se passe-t-il ? Jeannine s’agite et s’inquiète. Elle vient de s’apercevoir qu’elle a oublié de faire son devoir de mathématiques. Quelle étourdie ! Le cours de maths ne commençant que dans une demi-heure, elle décide donc de faire son exercice à la sauvette, à l’insu du regard de la maîtresse. Elle demande discrètement à Jean-Claude de lui prêter son compas. Ce dernier lui donne, profitant du bref instant où Mlle LACOUME écrit au tableau. 
Jeannine, nerveuse, copie son devoir sur celui d’Anne-Marie et trace cercles, diamètres et cordes. Une chance, l’exercice n’est pas trop long et elle l’achève en cinq petites minutes. Elle range son cahier et après avoir poussé un soupir de soulagement, s’intègre à nouveau au cours de français. M. BOURGON, notre professeur de mathématiques, est sur le point de rentrer par la petite porte du fond de la classe. Jean-Claude, s’inquiétant de ne pas voir revenir son compas, se retourne et demande discrètement à Jeannine
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ?". Et elle, moqueuse, pouffe de rire et lui répond en dodelinant la tête : " Non, je n’en ai plus dé bézoin de ton compas ". Elle lui redonne et continue de se marrer avec Anne-Marie.  
Jean-Claude n’apprécie guère son comportement et lui jette un regard agressif. Le pauvre, il zozote certes, mais pas au point que l’on se moque de lui. C’est un garçon très sérieux qui n’aime pas ce genre de plaisanteries. Jeannine continuera cependant à se moquer de lui, pendant bien longtemps encore, en lui disant et redisant : 
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ? ". 
Et le temps passe, les semaines et les mois défilent... Les beaux jours arrivent.

Les cours de Sciences Naturelles fleurent bon le Printemps, les premières sorties dans le Jardin DURZY, les promenades aux abords de la passerelle des Closiers pour cueillir des fleurs et composer un herbier, la découverte de batraciens dans les trous d’eau. Les classes s’embellissent chaque jour de bouquets de fleurs sauvages. Des petits apportent à leurs maîtres et maîtresses des jonquilles et des violettes. L’école s’empourpre de lilas et s’enivre du parfum capiteux des seringas. Des bocaux recouverts de cartons percés de trous font des aquariums providentiels pour les têtards que les élèves rapportent de leurs sorties champêtres. Chaque classe possède son bocal où s’agitent avec frénésie ces petites bestioles. Quelle merveille de voir, de jour en jour, leur métamorphose ! La croissance des pattes arrière et avant, le rétrécissement de la queue et la découverte un matin de gentilles et minuscules grenouilles.
Mlle LACOUME nous avait fait ce bonheur et chacun, de sa place, pouvait voir le bocal posé sur une petite table collée au mur, à deux pas de Jeannine. Un élève habile avait confectionné une échelle de bois qui permettait aux petits batraciens de se hisser hors de l’eau. Ces demoiselles étaient folles de soleil, et aux moindres rayons, elles s’agglutinaient sur les barreaux dans la plus totale anarchie. Elles étaient de véritables baromètres vivants et leurs escalades faisaient notre enchantement.
A la fin d’un cours de français, la cloche sonne. C’est l’heure de la sortie. Les élèves rangent leurs affaires et s’apprêtent à sortir de la classe. A l’ordre donné par Mlle LACOUME, chacun sort tranquillement, sac d’école à la main. 
Jeannine, étourdie et un peu fofolle, quitte sa place à la hâte et bouscule violemment la table sur laquelle reposait le bocal aux grenouilles. Et voilà notre aquarium de fortune par terre, en mille morceaux et des grenouilles abasourdies qui s’agitent sur le sol dans une fébrilité intense, amplifiée par la présence proche de leur Eldorado, la rivière du Loing. Cette fébrilité contagieuse s’empare subitement de Mlle LACOUME qui pour s’en échapper décoche deux claques retentissantes sur les joues de
Jeannine. 
Jean-Claude LACROIX , surpris par ces deux déflagrations, se retourne et voit sa camarade ahurie, se tenir la tête à deux mains. Manifestement les impacts ont été précis et violents. Jeannine ne sera pas prête d’oublier. Jean-Claude la regarde et sourit d’un petit air moqueur.
Les demoiselles grenouilles l’auraient-elles vengé de toutes les moqueries de Jeannine ?

 


Françoise MAUDRY 

 La place de Françoise, dans notre classe de 6ème, se situait au fond, le long du mur, derrière Maryse TARNIER. Discrète, elle n’aimait pas s’afficher aux premiers rangs comme Danielle MENARD ou Brigitte LECLERC
Françoise était du genre tranquille, rêveuse et solitaire. Son regard mélancolique suivait les circonvolutions des mouches au plafond ou s’échappait par la fenêtre au moindre vol d’oiseaux, d’avions ou d’hélicoptères. Bien souvent, elle n’était pas avec nous et lorsque Mlle LACOUME la sentait se " déconnecter " de la classe, elle la rappelait aussitôt à l’ordre. Françoise était d’un grand calme et ne parlait que très peu. Sa participation au cours était très limitée. Elle ne répondait aux questions que si le professeur s’adressait à elle. Françoise ne se serait jamais permise de faire des démonstrations de bras et doigts agités au-dessus de sa tête comme notre gaffeuse en titre, Nicole STAUDER. Les rares fois où elle levait le doigt pour répondre, elle le faisait comme notre amie Christiane VIGNOLES, mais de façon plus discrète encore. Autant dire que du bureau, on n’y voyait pas grand-chose et de mémoire d’élève, je n’ai jamais vu M. BOURGON faire la courte échelle à Mlle LACOUME pour voir ce qu’il se passait dans le fond de la classe. Si toutefois elle venait à répondre, c’était avec une grande sobriété de mots. Elle donnait alors une réponse sèche, sans se donner l’effort de recomposer une phrase comme Mlle LACOUME l’aurait souhaité.
La gymnastique n’était pas sa tasse de thé et elle préférait les moments de récréation où elle pouvait papoter avec ses petites camarades, dans un endroit reculé de la cour. Elle était une des rares filles à se désintéresser de Jean-Yves TRICOT. Situé à ses antipodes, elle l’ignorait totalement.  
Notre Françoise n’avait qu’un seul désir, vivre sa vie tranquille. Alors pourquoi aller au devant des problèmes ?
Sa voix était très douce, jamais de hausse de ton, jamais de débordements verbaux. Elle faisait toujours dans la modération. Françoise était une passante qui faisait son bout de chemin peinard. Elle avait horreur d’être dérangée et elle-même ne dérangeait pas les autres.
Une devise pouvait définir sa personnalité : " Pour vivre heureux, vivons cachés ".
Comme nous tous, elle avait été choisie parmi les meilleurs de Gambetta ou de Pasteur pour composer notre Première Classe de 6éme du Cours Complémentaire. 
Ce choix avait dû se faire un peu contre son gré car Françoise ne s’est jamais réellement " accrochée " au rythme de la classe. Ses ambitions étaient plus basiques, travailler, trouver un mari, avoir des enfants.
En somme, être une vraie maman. Vocation qui, de nos jours, est trop souvent altérée par le stress des femmes surchargées de travail. Les bambins en font les frais, au grand dépit des mamans et des papas. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs ne sont que des bouts de sparadrap qui ne pansent que trop peu leurs blessures.

 


Anne-Marie MAGNOT

 
Anne-Marie MAGNOT était assise à la même table que Jeannine NALINO, juste devant moi et Joël LAURY. Toutes deux papotaient souvent et se piquaient des fous rires en se moquant du brave Jean-Claude LACROIX qui était assis à leur gauche, de l’autre côté de l’allée, face à l’estrade sur laquelle reposait le bureau de notre toute jeune maîtresse, Mlle LACOUME. C’était l’attitude trop sérieuse de Jean-Claude qui les faisait se marrer. Il était très attentif et se tenait toujours très droit sur sa chaise avec les bras croisés sur sa table. D’autres avaient des positions moins conventionnelles, à commencer par Monique BIKIALO qui était tellement avachie sur son siège, que son visage émergeait tout juste du dessus de sa table. 
Anne-Marie avait une bille rigolote et était toujours bien habillée. Elle était très chic. Mlle LACOUME saisissait parfois la manche de son corsage et faisait rouler entre ses doigts les fibres de l’étoffe pour mieux en apprécier la qualité de la texture. Bien qu’enfant, elle avait parfois l’apparence d’une petite dame. Je crois me souvenir que ses parents tenaient un magasin de " fringues " à Montargis, à l’emplacement de l’actuel Palais du Vêtement. Parfois Anne-Marie nous apportait des petits cadeaux que ses parents offraient à leur fidèle clientèle. C’était de la pacotille, mais cela nous faisait toujours plaisir. 
Anne-Marie était charmante et d’humeur gaie. Elle n’aura fait qu’une année parmi nous, mais je sais, pour l’avoir croisée quelques années plus tard, qu’elle était devenue une ravissante jeune femme. A une autre époque, on aurait dit d’elle, qu’elle était une Elégante, comme on peut encore en croiser aujourd’hui sur les champs de courses lors de grandes réunions hippiques.
En cours de français, elle oubliait parfois de faire ses propres exemples comme nous le conseillait Mlle LACOUME. Notre maîtresse était convaincue et elle avait entièrement raison, que pour mieux apprendre les leçons de grammaire, il était nécessaire d’écrire ses propres exemples sur son cahier. L’exemple visualisait la règle grammaticale et de ce fait, permettait un meilleur ancrage de la leçon dans nos petites têtes. Les devoirs et leçons de grammaire, les dictées étaient des exercices fastidieux qui plaisaient à peu d’élèves. Il fallait beaucoup de talent à Mlle LACOUME pour nous faire aimer cette matière. Elle y mettait tout son cœur et parfois allait jusqu’à retrousser ses manches pour mieux marquer l’ardeur qu’elle avait à sa tâche. Heureusement, tout n’était pas noir en français. Les explications de texte étaient de véritables petits régals. Décortiquer un auteur comme François VILLON était un réel bonheur. Quelle richesse de langage et que d’images réalistes ! En fermant les yeux, on se serait cru au cinéma.
Mlle LACOUME avait du mal à rivaliser avec M. MORIZET qui remportait beaucoup de suffrages dans la classe avec sa passion des mathématiques. Il insufflait "son art" à beaucoup d’élèves, à commencer par MIKE, le pote d’Alain.
Pour en revenir à toi, Anne-Marie, je suis sûr d’une chose. L’élégance ne quitte jamais les personnes qui la possèdent et de ce fait, tu ne peux que la posséder encore, aujourd’hui.


A+. CD

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 11:20


ci-dessous, normalement,  vous trouverez encore des portraits de nos camarades de classe, en espérant qu'il n'y ait pas de "joyeuse" pagaille dans les paragraphes...sinon..comme d'habitude....je recommencerai....


 Avant tout, je vous le rappelle, il ne tient qu'à vous, surtout ceux qui ne sont plus en activité, de faire pareil pour vos classes. (Danièle et J.Paul Michaut, ne se sentent-ils pas visés??)


Je remercie Josette André(Duhamel) et Jean Noel Collet pour leur aide précieuse sur les autres 3è de 1962-6" ainsi que  mon "bison futé" qui m'a trouvé le nom manquant de notre classe et dont les investigations continuent en interwievant les commerçants de Montargis et ainsi toutes personnes rencontrées de notre génération...

Je n'oublie pas Robert Gazut  ni Anne Marie Lafond pour les classes un peu plus jeunes.


Certains d'entre vous se sont inscrits sur le site: " www.copainsdavant.com ", faisant exploser leur site sur notre établissement, " ..partis de 24 en Mars, par un prompt renfort, nous sommes déjà 45 en Juin et... sans être arrivés au port..."

C'est bien, mais pas nécessaire, par contre, pour moi le plus important, c'est que vous me fassiez passer vos coordonnées et toutes les coordonnées de tous ceux dont vous vous souvenez, soit par mail direct ( christianedaire@orange.fr ), soit en cliquant sur contact en bas de chaque page du site.


Sur mon fichier, j'ai, à ce jour, 136 noms
mais...il me manque encore beaucoup de
coordonnées actuelles


J'ai toujours besoin de votre aide, pour faire exploser ce nombre avant la pose estivale.



Nous reprenons la prose de William:on commence par le plus "trucculent". 



Joël LAURY
, était un garçon turbulent au demeurant fort sympathique. 
Il aimait la rigolade et son visage, caché derrière des lunettes de correction puissante, n'engendrait pas la mélancolie. 
Signes particuliers : Se bouchonnait le pavillon de l'oreille et l'entrait dans l'orifice auriculaire. 
Se mordillait le pli supérieur de son majeur. 
Attendait l'heure de la récré avec impatience pour taper dans le ballon.  
Un matin de Printemps, Joël trouve un oisillon sur le bord du canal. Prévenant, il le prend et le dépose délicatement dans son sac d'écolier. Vilain matou attendra... 
Pendant le cours de mathématiques, le CUI-CUI perturbateur et insistant de l'importun duveteux ne fut pas du goût de M. BOURGON. Sur l’heure, il le fit transporter hors de la classe. 
Ce jour là, le QI nécessaire à la pratique des mathématiques ne se conjugua pas avec le timide CUI-CUI écolo émanant des profondeurs d'un sac d'écolier. Le petit oiseau fut dans l’obligation de s’écarter. Ce ne sera que beaucoup plus tard que le faible prendra sa revanche sur le fort. Un bon demi-siècle sera nécessaire en effet pour voir le tracé d’une autoroute contourner l’espace de vie d’une espèce en voie de disparition (oiseau, fleur ou insecte). 
"Et si tout le monde en faisait autant?  La classe serait une volière..." M. BOURGON réserva sa fameuse citation pour une autre occasion. Hasard ou vision prémonitoire ? 
Joël était la "bête noire" de Mlle LACOUME. Il était effronté et parfois lui répondait. Un jour, alors que Joël se tenait mal à sa table et qu’il mâchouillait un chewing-gum, elle lui demande de corriger son attitude et de cesser son ruminèrent. Elle ajoute : "Ce n’est pas beau de voir un élève avachi, ruminer devant soi". Joëlne se démonte pas et dit dans sa barbe : "J’suis pas fait pour te plaire". "Quoi ? " dit-elle, en dévalant quatre à quatre l’unique marche de l’estrade et enfilant comme l’éclair, l’allée qui menait à moi. Elle saisit brutalement mon poignet et me lance : "dis-moi, William, ce que ton petit camarade Joël vient de dire et attention à ta réponse, j’ai entendu quelque peu ses propos ! " Peu fier, je lui réponds : "Je suis pas fait pour te plaire". "C’est bien ce que j’avais cru entendre ! ". De colère, elle passe derrière moi, bouscule ma chaise et arrive droit devant Joël. Ce dernier, en bon gaulois, n’avait qu’une seule peur, c’est que le ciel lui tombe sur la tête. Cette crainte étant plus qu’imminente et n’ayant pas de bouclier pour se protéger, c’est avec ses bras et ses mains qu’il se ceintura le crâne.  Mlle LACOUME n’en était pas à son premier coup d’essai. Elle avait LA TECHNIQUE. En grande professionnelle et avec un calme olympien, elle défaisait le nœud formé par les membres du malheureux supplicié. Sitôt fait, ou plutôt sitôt défait, c’était la claque. Et quelle claque ! Bonjour les décibels... Et que dire des mains de Mlle LACOUME ? Qu’elle en possédait désormais trois. Une gravée au fer rouge sur la joue de Joël et deux autres qu’elle conservait précieusement pour un usage ultérieur, car il faut dire qu’elle jouait aussi bien de la droite que de la gauche… Si d’aventure la première technique échouait, elle en possédait une autre, tout aussi efficace, voire plus, pour avoir été pratiquée voilà deux milles ans. J’appellerais cette seconde technique le "Lève toi et marche ! " rebaptisée pour l’occasion, le "Baisse les bras, que je te claque le beignet ! " Cette technique n’avait d’effet que si le praticien possédait une grande puissance et un pouvoir certain sur les mots. Mme VASSORTavait ce talent et les paroles dites une seule fois suffisaient à faire baisser les bras du condamné. Ô miracle ! Combien de bras se sont baissés, suivit de claps percutants qui n’avaient rien à envier à ceux du cinéma. 
Je me suis pris également des claques. Une seule fois, j’ai eu le sentiment d’injustice ou plutôt d’incompréhension. Alors que je mâchouillais un chewing-gum, mon seul et unique de l’année, Mlle LACOUMEme dit : "Tu t’achètes des chewing-gum maintenant ? " Et je lui réponds innocemment : "Ce sont les Américains qui me l’ont jeté de leur camion, Mademoiselle". Que n’avais-je pas dit là, elle dévale quatre à quatre l’unique marche de son estrade et vous connaissez la suite... Elle ajoute d’un ton très grave : "Tu fais la mendicité aux Américains maintenant, tu n’as pas honte ! Lorsque l’on est un petit français digne, on ne s’abaisse pas à de telles pratiques ! " J’étais bien petit et ma petite tête ne comprenait pas ces choses là. 

Malgré tout cela, je tiens à vous dire aujourd’hui, que l’on vous regrette et que nous souhaitons que nos petits enfants aient des maîtres et maîtresses comme vous. 





Raymonde TAILLAT

 Raymonde Taillat était une brave fille énergique et décidée. Sa voie franche se situait dans les aigus. Elle avait des lacunes en mathématiques, ce qui faisait d'elle, la bête noire de M. MORIZET.  
Raymonde 
ne comprenait rien à la géométrie et à l'algèbre. En quatre années, elle n'aura retenu que quelques définitions bucoliques. 
- qu'une figure à quatre côtés est un quadrupède quelconque. 
- que deux droites concourantes sont deux droites qui se coupent assez loin. 
- que Pythagore était un illuminé d'un autre âge qui prétendait que dans un triangle rectangle, la somme des deux côtés adjacents à l'angle droit était égale à la somme des trois côtés, moins l'apothéose.  
Avec ce solide bagage en poche et des notions certaines pour les autres matières, notre Raymonde se présente au BEPC. Elle échoue aux écrits mais fut cependant rattrapée à l'oral, saisie par la vision providentielle d’un M. MORIZET luminescent qui lui soufflait les réponses à l'oreille.  
Il fallait la voir, la Raymonde, à la course ! Elle courait très vite. Tête penchée sur le côté, dents serrées et cisaillant l'air des ses coudes, elle donnait le meilleur d’elle-même pour gagner quelques centimètres sur le garçon qui était loin devant...(Il me semble avoir oublié de préciser un détail, mais qu'importe, continuons.) 
Ne m'en veut pas Raymonde, tu étais une bien bonne camarade. J'ai exagéré bien sûr. Tous les élèves de la classe ne pouvaient être que bons, avec M. MORIZET. Avoir un 10/20, ce qui était ton cas, n'était pas si mal. Aujourd'hui beaucoup d'élèves espèreraient avoir une telle moyenne en maths. 
Te souviens-tu de la "METHODE MORIZET"pour ancrer les théorèmes dans nos petites têtes ? Il commençait l'énoncé du théorème et regardant la tenancière de l'auberge disait : "Qui dit que" et Nadine récitait la suite du théorème. 
Il appliquait la méthode COUET et cela fonctionnait très bien. Rares étaient les fois où l'élève butait sur la suite de l'énoncé et si tel était le cas, il le lui faisait copier dix ou vingt fois pour le lendemain matin. 
Te souviens-tu également de la manie de M. MORIZET ? Il caressait sans cesse la boutonnière de sa blouse grise avec ses doigts pleins de craie. Plus les jours de la semaine passaient et plus la boutonnière était blanche. C'était en quelque sorte un repère visuel pour évaluer le jour de la semaine : Gris pâle - LUNDI, Tout BLANC - SAMEDI.


Anne Marie GANNAT 

Anne-Marie 
avait une passion, la danse, qu'elle pratiquait avec son excellente prof. Mlle Mado CHERRY. Elle était une très bonne élève, douée pour la gymnastique.  
De toutes les filles de la classe, Anne-Marie était sans contexte, la camarade la plus éclairée et la plus "nature".  
Vous souvenez-vous de l'étude du texte qui avait pour titre "Au gui l'an neuf" et de ce passage bien mystérieux "chaque arbre enfanta un druide" ? Mlle LACOUME demande : "Qui peut me dire ce que signifie le verbe enfanter ? "  Les élèves restent muets. Seul un doigt se lève : Anne-Marie prend la parole.  "Donner naissance à un enfant" dit-elle, d'une voix naturelle. "C'est bien" ajoute Mlle LACOUME d'un ton appuyé et qui s'étonne de voir si peu d'élèves répondre à une telle question. 
Nous étions bien petits et innocents. L'éducation sexuelle n'avait pas fait son entrée dans les cours de Sciences Naturelles et Pierre PERRET, illustre inconnu à l'époque, n'avait pas encore jeté sur le papier les paroles de son fameux ZIZI. Les roses et les choux avaient encore de belles heures à vivre. Quant aux cigognes, il faudra attendre quelques petites années, avant qu'elles ne se prennent du plomb dans les ailes.  
Anne-Marie était la seule fille du petit groupe d'élèves qui rentrait le soir, ensemble, après les cours. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne tenait pas sa place. Elle n'était pas la dernière pour raconter des bêtises et ce n'était pas Claude BEZILLE qui l'aurait freinée. Bien au contraire, il en rajoutait tout son saoul et le pauvre Christian COURSIER n'en pouvait plus de se tordre de rire, scotché à son sac planté sur le trottoir.  
Anne-Marie se régalait lorsque je lui dessinais des personnages de Walt DYSNEY. Elle en redemandait toujours. Sa préférence allait à TOUFFOU. Mais s'en souvient-elle, aujourd'hui ?

Chère Anne-Marie, permets-moi de te faire un dernier compliment. Tu étais de toutes les filles de la classe, la plus naturelle, la plus épanouie et la plus sensuelle. Tu étais toujours gaie et pleine d'entrain. Ta jolie frimousse, tes lèvres pulpeuses et ton gentil regard ont séduit plus d'un garçon.  Je terminerai ton portrait souvenir par une dernière remarque d'importance, enrichie des paroles du poête-chanteur disparu Serge GAINSBOURG.  Tu avais "des petits seins de bakélite qui s'agitent" sous ta légère blouse bleue en nylon, qui t'apportaient un charme fou



Claude BEZILLE
, dit BB, suivait son chemin tranquille. 

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Son visage rond, bon enfant, sa mèche brune sur le front et ses oreilles légèrement décollées, ont très certainement contribué au choix de ce surnom. Son regard était très doux et affichait en permanence un léger sourire. 
Claude a été mon voisin de table, en 5ème.. Juste derrière, se tenaient Alain DEDOURS, le préposé aux claques et "the number one de ses demoiselles", Jean-Yves TRICOT. Les filles n'avaient pas à se retourner pour regarder ce dernier, pour la simple et unique raison qu'il était plutôt sur le devant de la classe, au grand bonheur de Mme VASSORT. En un mot, cela pouvait se traduire par la formule : "Voir Jean-Yves et mourir".  
Claude était un élève calme et sérieux. Son écriture était droite, ronde et soignée. Pas de taches, pas de cornes à ses cahiers, dans son pupitre tout était en ordre. On n'y trouvait ni oisillons, ni hannetons, ni autres bestioles qui auraient pu distraire les élèves.  
Claude n'était pas un perturbateur. La seule chose qu'il perturbait, c'était les poteaux de but du terrain de Hand ball. Là, il s'en donnait à cœur joie avec ses camarades, pendant les trop courtes récréations. Ses tirs au but étaient puissants. Gare à l'étourdi qui passait devant, au risque de se prendre la balle en "pleine gueule". Pour l'avoir reçu une fois à l'endroit précité, laissez-moi vous dire qu'il ne m'aura fallu qu'un dixième de seconde et pas un de plus pour apprendre ce que signifiait l 'expression "être sonné".  
Sous ses airs de garçon sérieux, Claude n'en était pas moins un sacré boute-en-train. Il n'était jamais le dernier pour sortir une "vanne" ou se moquer d'un travers d'un de ses professeurs. Et là, il y avait matière. Que de parties de rigolades sur le chemin de l'école ! Le très sérieux MOMO et Mme PETIT avec ses colères explosives, arrivaient tous deux en premières lignes. J'espère qu'ils nous le pardonneront. Cela faisait partie de nos jeux et il faut donc, aujourd'hui, n'y attacher que peu importance.  
Claude  aimait les musiques nouvelles des années YEYE.  Avec ses camarades de classe, il a rencontré aux "Magasins Modernes" un tout jeune groupe de cette époque, "Les Chaussettes Noires" où brillait un chanteur en pleine ascension, Eddy MITCHEL. Trop jeune, Claude n'aura certainement pas rencontré l'autre idole, Johnny HALLIDAY, qui s'était produit, tout de cuir vêtu, au "Tivoli", une année plus tôt.  
Sacré Claude, on aura fait un sacré bout de chemin ensemble. Que de souvenirs entre la Primaire, le CEG et DURZY !




Rosette COSSON   
  

Rosette était d’humeur égale. Jamais d’écart de voix, jamais de grands éclats de rire. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire. Ses gestes étaient d’une grande sobriété. Rosette incarnait le type parfait de la fille sérieuse. Dans la classe, elle n’avait d’égal que notre traqueuse en titre, Josette ANDRE.  M. BOURGON avait beaucoup de respect pour toi. Lorsqu’il t’interpellait pour te poser une question, c’était toujours avec un sourire avenant. Il t’appelait alors "Rosette", d’une voix douce, comme s’il voulait te rassurer et te protéger,
Rosette avait le devoir de réussir plus qu’une autre, car son père était enseignant à l’Ecole PASTEUR. Responsabilité bien lourde pour une fillette de douze ans ! Et quel père, un vrai personnage, haut en couleur ! JOJO, comme le surnommaient ses élèves. Avec ses culottes de cheval et ses gitanes papier maïs, il était l’instit d’une génération révolue. Ses coups de gueule résonnent encore sous les préaux et le bruit de ses pas hante toujours sa classe à l’entrée de l’école. Aucun de ses élèves ne l’a oublié. Il restera pour longtemps gravé dans leurs mémoires. 
Pauvre Rosette, comment ne pas être étouffée par un tel PAPA et ne pas être stressée par le devoir de réussir ? Ton visage avait du mal à dissimuler tes inquiétudes et ce n’était pas tes frêles épaules et tes douze tendres années qui pouvaient te venir en aide pour vivre ton quotidien.  

  

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Maryse TARNIER   

Maryse était une camarade d’une timidité maladive. 
Interrogée, elle répondait d’une voix si faible que personne ne pouvait l’entendre. Ses hésitations et l’angoisse de donner une mauvaise réponse lui déclenchaient une cascade de grimaces et de rictus qui venait altérer son gentil visage. Pour en finir, elle s’enfonçait la tête dans ses épaules et piquait du nez sur la table pour se soustraire du " Puissant Regard " de Mlle LACOUME et des " Mille Yeux " de ses camarades. 
Combien de fois Mlle LACOUME s’est approchée d’elle en lui disant : " Plus fort, Maryse, je ne t’entends pas et comment veux tu que Nadine CORNET, à l’autre bout de la classe, t’entende ? Et retire à la fin, cette main de devant ta bouche ! " Et elle, à grand-peine, corrigeait son attitude. Mais le naturel revenait au grand galop et dans le quart d’heure qui suivait, elle avait tout oublié des recommandations de Mlle LACOUME. 
Maryse avait un grand manque d’assurance. Elle redoutait de passer au tableau noir pour réciter ses leçons.
Elle n’avait pourtant rien à craindre, nos deux souffleuses attitrées, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, étaient là, en première ligne, pour lui souffler son texte à la moindre défaillance. Peut-être même que Mlle. LACOUME, privé de son livre, aura utilisé leur service ? Car il fallait les voir, toutes les deux, la Danielle et la Brigitte ! Elles jouaient des mandibules à s’en faire péter les mâchoires et si l’élève ne devinait pas les mots sur leurs lèvres, elles articulaient à l’extrême, dodelinant leur tête avec insistance et redoublant de grimaces. Dans leur acharnement, elles lâchaient parfois une syllabe que Nadine CORNET, à l’autre extrémité de la classe, entendait. Quant à Monique BIKIALO, elle n’aurait de toute façon rien entendu car, bavarde comme une pie, elle parlait encore avec son KIKI. 
Lorsque Mlle LACOUME posait une question à toute la classe, elle n’osait pas répondre mais soufflait discrètement la réponse à l’oreille de sa voisine. La maîtresse lui disait alors : "Allez, Maryse, si tu sais, dit-le à tous tes camarades!" Et les mots, après maintes hésitations et rictus divers, lui sortaient de la bouche. Beaucoup d’autres se seraient jetés à l’eau, à commencer par Alain DEDOURS et Joël LAURY et tant pis si la réponse était fausse, l’important était, avant tout, de participer. 
Pendant les séances de gymnastique, elle se cachait toujours derrière une camarade pour que les garçons ne puissent pas voir ses gambettes. Il était pourtant beau son short bouffant bleu marine avec ses élastiques aux jambières ! 
Rassure-toi, Maryse, tu n’étais pas la seule à avoir la frousse dans la classe, on était nombreux, à commencer par moi et si je ne les cite pas, ils se reconnaîtront.



Gérard GRENIER  

 Sourire permanent accroché aux lèvres, épi rebelle dans les cheveux et mèche brune sur le front, ce garçon tout simple, d’une extrême gentillesse, a su garder sa bonne humeur le jour où, ayant oublié ses affaires de travaux pratiques des garçons, Mlle LACOUME le fit entrer dans le groupe des filles, pour une initiation à la couture. C’est donc avec du fil et des aiguilles que notre Gérard, couturier en herbe, s’exerça au point de croix, reprises et ourlets pendant trois semaines. 
Gérard 
était un petit gabarit. Son poids n’excédait pas un demi BARAGLIA et égalait de peu une Danielle MENARDtoute mouillée. Personnellement, je n’étais guère plus épais que lui. Pendant les cours de gymnastique il était souvent mon partenaire pour les exercices se pratiquant à deux. Il était du genre nerveux et venait à bout de moi dans les combats de lutte gréco-romaine. Il tannait tout son saoul, me poussait, me retournait et m’enfourchait jusqu’à mon immobilisation. 
Sacré Gérard , je peux te l’avouer maintenant, mais les jambières de ton short étaient un peu trop larges à mon goût, pour tes frêles cuisses, et plus d’une fois, le cours de gymnastique a bien failli virer en cours d’anatomie ou de sciences naturelles pour les filles. Mais n’oublions pas que nous étions en " Séance de Plein Air ", autre nom donné à la gym. Alors pourquoi faire dans la demi-mesure ! A te voir te démener, souffler et suer ainsi, tu étais bien loin de toutes ces préoccupations. Tu faisais tous les exercices avec un sérieux et une rigueur qui t’honoraient.
Je ne parlerais que très brièvement du grimper de corde où il et elles gesticulaient pour toucher le nœud à hauteur du plafond. 
Comme Jacques MARTIN, tu étais un camarade fort courtois, aimable et sans histoire. 
 

 
cet article a été repris plus de 50 fois, (surement plus, puisque chaque fois que je décide d'aller sur l'administration du site, je le reprends plusieurs fois)....
Je n'ai pas encore réussi à "justifier" le portrait de Rosette, ni augmenter la grosseur des caractères de certains mots, ni ajouter de la couleur...mais j'y reviendrais....
 

    


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