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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 18:11


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Photo donnée ce jour à la sortie de l'école par Jean Claude Bellu sitôt transmise, sitôt publiée...
Je me souviens très bien d'Anne-Marie, sa "grande soeur", avec qui j'étais à la maternelle et en primaire "à la chaussée". Elle n'a fait que sa 3è à Pasteur, ? ou l'ai-je seulement retrouvée au lycée? mais j'espère qu'elle pourra être avec nous en sept 2009.

Je vous l'ai souvent écrit: plus on regarde des photos, plus les souvenirs reviennent,
si vous ne me croyez pas:
faites l'expérience et nous en reparlerons....

Quand j'ai ouvert la photo, j'ai immédiatement dit: le petit frère est au 2è rang en partant du bas et à l'extrème droite donc en 8è position
- ai-je raison?
- Qui d'autre se reconnait sur cette photo ou reconnait d'anciens copains....

Nous arrivons dans les "jeunes" donc vous ne pouvez pas trop compter sur nous "les anciens", mais je suis à votre disposition pour tous renseignements, nouvelle publication de noms et de photos.

Surprise: voici la photo du petit brun aujourd'hui: notre william va avoir une nouvelle caricature à faire
                                             J.C.Bellu.JPG














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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 16:06

                  "Le savoir est le passeport pour la liberté"
                                    L'Ecrivainparisien rend hommage

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1062

« Musique Maestro ! »

Glissando, l’âme de la corde.

Je pense que ce billet fera plaisir à mon ami William.

J’aimerais d’ailleurs à l’occasion qu’il puisse un jour « croquer » le visage de l’artiste dont je vais parler aujourd’hui.

Vu le talent et la « patte » de mon ami William je suis certain que son travail sera forcément un chef d’œuvre.

En attendant ce jour… (Zangra. J Brel) Je dédie ce billet à toutes les personnes qui ont connu ce « Maître », libellé avec une majuscule, à l’instar de son talent.

Hommage à un Maître

Il le méritait ce titre et je l’accorde volontiers à la mémoire de son âme en souvenir de ce qu’il m’a spontanément offert durant quelques années il y a de cela près de cinq décennies.

Tout en écoutant un extrait de Shéhérazade je repense en cet instant précis à cette personne qui a beaucoup marqué ma vie et qui reste présente à ma mémoire comme à mon âme plus de 48 ans après notre première rencontre.

Cet homme m’a énormément apporté de satisfactions durant les trois années au cours desquelles j’ai eu le privilège de recevoir son enseignement.

Non content d’enseigner sa spécialité, il a fait bien plus que cela pour nombre de ses élèves qui gardent à leur mémoire le beau visage de cet homme au sourire très doux entre autres choses.

C’était un artiste véritable au sens le plus élevé de ce terme, doublé d’un pédagogue hors pair qui a su inculquer à nombre de ses élèves ce que la musique peut véhiculer d’émotions enfermées au cœur des lignes et des pages d’une partition.

C’était également un homme brillant possédant une grande culture dans divers domaines. Nombre de personnes recherchaient sa compagnie des plus agréables. Cet homme exceptionnel dégageait une aura formidable et a su conquérir et émerveiller nombre de personnes qu’il a côtoyé au cours de sa vie. Malgré cela Il a toujours su rester humble ce qui est tout à son honneur.

Guy Carriau, puisque c’est de lui dont je parle était professeur de musique. C’était un professionnel aguerri qui a voué toute sa vie à la musique, d’abord en tant qu’enseignant à l’Education Nationale puis en fondant, par la suite, ses propres écoles de musique.

Il était également professeur de violon et d’alto et premier violon dans l’orchestre de Montargis. J’ai eu le privilège de l’entendre jouer en concert.

Il pratiquait également l’alto, instrument difficile à ce qu’il nous avait expliqué durant l’un de ses cours.

En plus de l’enseignement qu’il dispensait à toutes les classes de notre CEG Guy Carriau a créé, fait vivre et grandir une chorale. J’ai eu le privilège, deux années durant, de chanter, comme une centaine d’autres élèves sous sa direction.

Cette chorale c’était « son » enfant, enfant qu’il avait su patiemment amener au meilleur niveau qualitatif ce qui a permis à la chorale du CEG Louis Pasteur de Montargis de remporter, au début des années soixante, la finale départementale des chorales des lycées et collèges du département du Loiret en interprétant « Le beau Danube bleu » de Johann Strauss.

Au cours d’un déplacement sur la région Montargoise je me suis rendu, il y a une quinzaine d’années, à Amilly, là où résidait Guy Carriau. Je souhaitais le revoir pour parler avec lui et le remercier de ce qu’il m’avait apporté au cours de ma vie.

En arrivant chez lui j’ai retrouvé Philippe, son fils et lui ai demandé si Guy Carriau était là. Il m’a répondu par l’affirmative. Lorsque quelques minutes plus tard j’ai vu apparaître sur le perron de sa maison Guy Carriau je me suis retrouvé spontanément plus de trente ans en arrière, au collège Louis Pasteur. Il n’avait quasiment pas changé et je l’ai reconnu instantanément. Quel bonheur de revoir là, devant moi, cet homme merveilleux.

Nous ne nous étions pas revu depuis plus de trente ans. Sur l’instant il ne m’a pas reconnu, ce que je comprends facilement, compte tenu qu’il a côtoyé tant d’élèves et de gens au cours de sa vie. Je lui ai remis en mémoire quelques détails et j’ai vu soudainement son visage s’éclairer d’un sourire. Il s’est écrié « Ah, Jean Claude ! ».

Nous avons vécu tous deux en cet instant précis un grand moment de pure émotion que je conserve enfermé au fond de l’écrin de mon cœur.

Guy Carriau nous a quitté il y a de cela quelques années mais a légué à nombre de personnes qu’il a côtoyées au cours de sa vie un héritage exceptionnel.

Je dédie ce billet à Philippe, son fils et à toutes les personnes qui ont connu et forcément apprécié cet homme exceptionnel.

Ecrivainparisien


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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 02:50

REGIS LIGER

Bonjour à tous,

Je suis Régis LIGER 
années 1963-1964 6ème / 1964-1965 5 ème / 1965-1966 4 ème

J'ai eu connaissance de votre site et de votre projet par l'intermédiaire des "Copainsdavant"

Ayant quitté Montargis en 1968, j'habite maintenant dans les Vosges depuis 1982 ou j'ai pris ma retraite de dirigeant de gares SNCF.

Je vous joins une photo d'époque sans date où je figure au centre de la chorale.

Bonne continuation.


Patrice COUTTELEC


a découvert notre site et se retrouve en photo dans la 6è et la 5è présentées par
Nelly Galopin.
Etant sous mac, il m'a mis une pagaille dans ma messagerie..., et même le nouveau message envoyé bloque ma messagerie.....

J'ai fini par l'appeler car le tél était lisible.

Nelly ne nous avait pas dit qu'elle était une brillante élève.
Patrice est architecte à Bordeaux, j'ai retenu le nom de sa société: "oxebo", Il sera avec nous en
sept 2009


J.Claude BELLU

Ma nièce, m'interroge sur la présence de
J.Claude Bellu dans ma liste d'amis sur copainsdavant: tout simplement parce que j'écris systématiquement à tous les nouveaux inscrits sur ce site pour leur parler de notre projet, et d'office, le site propose de l'inclure dans ma liste d'amis.
Comme nombreux anciens sont (ou ont été) enseignants, je n'avais pas remarqué que J.Claude était le directeur de l'école de mes "petites nièces"

 Je me souviens de J.Claude comme le petit frère d'Anne Marie (qui était avec nous en CM2 à Gambetta), et je l'imagine aussi plus jeune à la chaussée ??? mais ne la retrouve pas sur les photos de Pasteur. Danièle, Eliane...à l'aide, ma mémoire se réchauffe en vous lisant, mais elle est encore embrumée...
Je crois aussi me souvenir d'une plus jeune soeur...elle aussi à Pasteur, je l'imagine même en 6è C de 62-63....J'attends sa confirmation et les photos qu'il doit me faire parvenir.

Quel plaisir de se replonger dans le passé...

Le temps passe trop vite, trop d'amis disparaissent trop tot
Prenons la vie telle qu'elle vient et profitons de chaque moment.

J'oubliais: vous pouvez laisser un commentaire sous l'article ou m'écrire

 christianedaire@orange.fr

A+. CD

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 16:35

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Regis-Liger-copie-2.jpg











Nous ne pouvions pas terminer l'année sans que le talent de William soit à nouveau reconnu par tous nos lecteurs.

Dans la famille Liger, 3 sur 4 sont passés par notre CEG Pasteur.

- Régine l'ainée, a dû y faire toute sa scolarité, elle était en 3è C en 63-64, elle habite toujours Montargis
 
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- Régis, le suivant était à Pasteur de 63 à 66.

Jeune, il a bien "bourlingué", à cette époque là, c'était possible: partir en stop avec un peu d'argent en poche, au départ pour Istanboul, ...et il est allé jusqu'en... Inde. Il avait écrit un bouquin sur son aventure et grace à la technologie nouvelle c'est devenu un blog:
http://au-dela-du-bosphore.over-blog.com/

Aujourd'hui, il vit dans les Vosges, mais si vous allez sur sa fiche de copainsdavant, vous verrez qu'il est toujours très actif, même s'il est officiellement retraité.



- Rose n'a fait que sa et 5è à Pasteur puisqu'elles sont parties inaugurées le CES du grand Clos en sept 69. J'ai volontairement "elles" car je n'imagine pas Rose sans ma petite soeur Michèle (Lanier) et inversement.
Rose travaille et habite toujours la région de Montargis.

67-68-6--A-bis.jpg68-69-5--A.jpg

Si, par hasard, vous reconnaissez quelqu'un d'autres sur les photos, n'hésitez pas à le faire savoir
- soit en mettant un commentaire juste en dessous de l'article
- soit en écrivant:                                    christianedaire@orange.fr ou 29 rue chaude 37270 - VERETZ

A+. CD

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 16:15

  

Qui se reconnait sur cette photo de 6è ?

6--me-B-62-63.JPGPour ma part, j'en ai très bien connu un, alors qu'il n'avait pas 3 ans:
Philippe Carriau,
 ici il est en 3-7 (1er rang en partant du bas, 7è en partant de la gauche)


C'est
Régis Liger
qui nous a fait ces "effets" sur la photo, il pensait être un des 2 avec un point bleu, mais même les jeunes ont une mémoire défaillante....
merci de son arrivée dans notre groupe, grace à lui, notre site va devenir plus pro.

Les commentaires ne se bousculent pas: que quelques fidèles... mais si vous préférez m'écrire directement, je me ferais un plaisir de retranscrire votre message dans un prochain article:
                                                christianedaire@orange.fr


A+. CD

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 17:12



Pasteur-1962-1963-photo-montage--1bis-.jpg

Régis LIGER, nouveau venu dans notre groupe, ne pouvait pas nous faire un plus beau cadeau de Noël: réussir à mettre les 15 classes sur la même photo, avec l'ordre précis: toutes les 6èmes en bas, plus haut les 5èmes; encore plus haut les 4èmes,  pour que les 3 premières 3èmes de l'histoire de notre établissement se retrouvent au sommet. Bravo pour l'exploi technique
 
Lorsque j'aurais son accord, je ferai un article uniquement sur
"la famille LIGER" car ils étaient au moins 2 à avoir fréquenté notre CEG .


Regis-Liger.jpg
 
Régis, qui a découvert notre site grace à ces nouveaux outils de communication, a un parcours exceptionnel, et je souhaite que vous puissiez tous lire le livre qu'il a écrit....il y a une trentaine d'années et qu'il vient de mettre sur un blog.

Suis et reste à votre disposition : christianedaire@orange.fr
A+. CD

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 18:41

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Dans les
1ers articles du site, vous aviez déjà constaté que William CREFF avait une mémoire éléphantesque et un véritable talent de narrateur.

Ensuite, avec ses caricatures, nous avons retrouvé le William que nous avions connu : celui qui était toujours le 1er en dessin et dont leurs oeuvres avaient les honneurs de nos murs de classe.

Notre site vit grace à lui, mais aussi grace à vous: 
William attend vos photos, il se plaint maintenant de manquer d'activités:

Il se fera un plaisir de vous ouvrir sa porte à
Villemandeur
Surtout si vous arrivez avec des photos:
  - actuelle pour qu'il vous "tire le portrait"
  - de classe pour enrichir nos albums.


et....Nous attendons, avec impatience, que vous vous manifestiez sur le site.


Pour ma part, je me contente, avec difficultés, d'essayer de retranscrire ce que vous me faites parvenir. 
Je me suis fait plaisir en ajoutant Claude (Bézille) jeune car je ne le reconnais pas sur sa caricature d'aujourd'hui, mais il faut préciser que William lui réclame depuis plusieurs mois, une photo de face, car il n'a, comme vous, que la photo de profil que j'ai mise sur le site. Pour le souvenir de Claude, je ne me lui vois pas les oreilles décollées.....
Toujours à votre service:
christianedaire@orange.fr

       A+

 

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 17:45
                                                           File0004.jpg

 3ème article sur  l'ECLAIREUR,  l'hebdo montargois.

Philippe,  qui depuis l'autre coté de la planète, m'avait envoyé ses photos de classes depuis le début de notre projet, nous suit régulièrement. 
Je suis ravie que l'éclaireur ait reproduit cet article, puisque j'en avais parlé au journaliste de l'éclaireur
Il a pu remarquer que nous avons "peu" progressé
sur ses années de présence à Pasteur,
 Philippe m'avait demandé de transmettre son bonjour à Michel BONNET: vous êtes-vous recontactés??? c'est ce que semble dire l'article ci-dessus.

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Depuis la crétion du site, les photos envoyées par Philippe sont dans notre album situé à droite des articles, mais il ne me semble pas inutile de les reproduire dans cet article, certains s'y reconnaitront peut-être, et nous aiderons à faire la liste des noms et prénoms.....


Internet fait des merveilles
Je suis ravie que nous ayions retrouvé des "anciens" grace à cet outil, 

Rien ne vaut un nouvel article dans l'éclaireur,  ce qui ne devrait tarder, car il y a dejà plusieurs mois que le journaliste ne m'a pas relancée. Je vous le rappelle:  il ne peut mettre qu'une photo par article.

N'attendez pas d'avoir votre photo dans le Journal, contactez-nous nous sommes à votre disposition
                           
christianedaire@orange.fr
                                  par courrier   29 rue chaude 37270 - VERETZ 
                                  ou tel  02 47 50 33 41

    mais aussi       William Creff   à  Villemandeur

         et  Danièle Navard-ex Delahaye à
  Pannes
                      leurs coordonnées sont sur l'annuaire

Ce site devient le votre:
soyez les bienvenus

A +

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 20:08

Chère CRICRINETTE,

"Je vais déposer sur ton blog les souvenirs personnels de notre classe emblématique de 6ème, 1ère classe du cours complémentaire avec Melle LACOUME et M. BOURGON." 
Je trouve que ce premier message a pris aujourd'hui de la bouteille et il me semble avoir été écrit il y a une éternité. 

Que de chemin parcouru depuis! Combien d'élèves sont venus tirer la cloche du ceg-pasteur-montargis.com pour revisiter leur passé! 

Certains nous sont inconnus mais d'autres font partie intégrante de nos souvenirs communs.
 

Bisous William et lis la suite ci-dessous:
 

The earth is a globe. 
Le cours de mathématiques s’achevait. M. BOURGON s’assurait que chaque élève avait bien assimilé son exposé en posant ça et là quelques questions et en faisant un bref résumé sur le travail de son heure passée. Devant la tâche accomplie, il se frottait les mains en disant : " Bon, voilà " et jetait de brefs coups d’œil sous la verrière pour voir si Melle LACOUME n’était pas arrivée. Une chevelure brune apparaît. C’est notre maîtresse. Discrète, elle s’écarte de la fenêtre pour laisser le temps à M. BOURGON de terminer son cours. Il se rapproche de la porte, l’ouvre et l’invite à rentrer. " Bonjour Mademoiselle " lui dit-il d’un ton fort courtois et elle de répondre : " Bonjour Monsieur.... Ont-ils été sages ?" Elle pénètre dans la classe, esquisse un gentil sourire et lance son : " Bonjour les enfants ". Elle pose son sac sur le bureau, s’assied sur sa chaise, déballe ses cahiers, le temps nécessaire à M. BOURGON de regagner le fond de la classe et de s’éclipser par la petite porte, afin de reprendre ses lourdes fonctions de Directeur.  
Le cours d’anglais pouvait commencer. 

Souvenez-vous, 
" The earth is a globe ", tel était le titre de notre première leçon d’anglais avec Melle LACOUME, en Septembre 1959.  
Nous découvrions l’apprentissage de la prononciation de l’article " The ", où il fallait, pour mener à bien cette dernière, caler l’extrémité de la langue entre les dents, selon les bonnes recommandations de notre maîtresse. On ne comptait plus durant les cours, les grimaces échangées en toute impunité, entre petits camarades. Nous étions tous des Jean LEBEBVRE en herbe qui, quelques années plus tard, dans le fameux film de Jean GIRAULT, "Le gendarme à New York" s’exerçait à sa prononciation en générant un tsunami de rires. Personne n’aura oublié aujourd’hui, ses essais infructueux et ses mimiques légendaires pour extirper de son gosier le fameux " the ". Chaque élève s’essayait avec sérieux et répétait derrière la maîtresse. Les plus doués touchaient au but après quelques essais (clin d’oeil à nos Bleus) et les autres se limitaient à un triste " ze " expulsé sans grand panache mais accompagné cependant d’une envolée remarquable de postillons.

La très réservée Christiane VIGNOLLES émettait un " the " charmant, tout juste audible, en pointant de sa bouche un minuscule bout de langue rose, semblable à celle d’un chaton. 
Une autre élève, à la silhouette sportive et à la voix rauque poussait un " the " musclé qui s’apparentait plus à un rot qu’au " the " de velours, très british, prononcé par le couple d’anglais qui s’exprimait dans une diction parfaite, sur les disques que nous passait Melle LACOUME.
 
Les choses se compliquèrent quelques jours plus tard avec l’apprentissage de la prononciation du mot " street " et de la phrase " I go to the blackboard and I take a peace of tchalk " qui faisaient tant rire Jeannine NALINOT. Il est vrai que la sonorité de tchalk ressemblait plus à une onomatopée qu’à un nom commun. Pourquoi pas Plouf ou Splash ? Ou encore Crack, boum, hue comme le chantera quelques années plus tard le très désinvolte Jacques DUTRONC. 
L’humoriste Jacques BODOIN et son Philibert s’étaient amusés par ailleurs avec "son blackboard " et avaient fait rire la France entière au tout début des années soixante.

Au fil des jours, nous parcourions notre bouquin d’anglais et nous découvrions la famille AUSTIN, le papa Peter, la maman et les deux enfants Margaret et Richard. Nous suivions leur parcours de vie quotidienne et nous nous enrichissions de grammaire et de vocabulaire anglais. 
The BLED is not english, but french. Selon les souvenirs de Danièle DELAHAYE, ce précieux livre aurait volé à grande vitesse, tout comme le Concorde, au-dessus de nos têtes, malgré qu’il n’ait jamais eu d’ailes. Son envol soudain et inhabituel ne fut possible que par la réaction en chaîne de deux effets. 
L’un d’ordre psychique : l’aversion sévère de notre professeur pour l’usage de la formule malgré que, qui lui a provoqué une montée subite d’adrénaline et un second d’ordre purement physique : la libération brutale de l’énergie potentielle contenue dans le bras droit de Mme VASSORT accumulée de jour en jour, depuis l’assaut mémorable sur Joël LAURY. (Lire le commentaire n°6 déposé par Danièle DELAHAYE le 9-10-2007, article consacré à Mme VASSORT).

A l’approche des fêtes de fin d’année de 1959, une ambiance particulière s’installait dans la classe. Nous vivions la magie de Noël. Calés sur nos chaises, yeux écarquillés et oreilles grandes ouvertes, nous écoutions notre maîtresse. Elle nous faisait rêver en nous décrivant les traditions anglaises. Un bouquet de houx posé à l’angle de son bureau et une branche de gui accrochée au tableau, elle nous parlait avec mille détails, du Christmas day, du fameux Santa CLAUS et des merveilleuses Cartes de Noël. Certaines représentaient des cottages enneigés d’où perçaient des lueurs blafardes au travers de vitres givrées par le froid, d’autres des sapins illuminés, des bougies multicolores ou des cadeaux enrubannés. 
Le soir du réveillon, les enfants joyeux suspendaient leurs Chaussettes de Noël au manteau de la cheminée ou au pied de leur lit pour récolter les friandises et les cadeaux à leur réveil. 
Elle nous mettait l’eau à la bouche avec la recette du Pudding, ce gâteau que l’on mange à la fin du repas de Noël et qui est constitué d’un amalgame de fruits secs, de sucre et d’alcool, recouvert d’un glaçage blanc comme neige, épais de près d’un centimètre.

Melle LACOUME prenait un air amusé et ne pouvait s’empêcher de sourire en prononçant le mot Crackers, ces friandises typiquement anglaises qui claquent lorsque l’on tire sur les extrémités des papillotes, pour les découvrir et les savourer. Avec ses mains à hauteur du visage, elle nous mimait le geste de l’enfant qui ouvre des crackers. Son visage s’illuminait et son discret sourire en coin lui creusait une légère fossette sur la joue. Un matin, à notre grande surprise, elle sortit de son sac un paquet de ces bonbons magiques et en offrit à tous ses élèves. La trêve de Noël s’était installée pour quelques jours et nous connaissions de vrais moments de bonheur.

 Notre professeur n’a pas manqué de nous rappeler également la solide tradition culinaire de Noël de cette île d’outre Manche : la Dinde farcie. Elle utilisait un langage semblable à celui du merveilleux écrivain Alphonse DAUDET qui nous contait dans " Les trois messes basses " les mésaventures du trop gourmand abbé dom BALAGUERE. Les entrées variées et appétissantes, la dinde farcie dans le four, avec sa peau tendue et craquante, les gâteaux d’où coulaient des rivières de chocolat. Pris de désir, l’eau nous venait à la bouche et comme le bon abbé, nous n’espérions qu’une seule chose, savourer au plus vite, les joies et les délices du réveillon. Pour vivre ces moments de pur bonheur, le pauvre abbé, possédé par l’envie irrésistible de déguster tous les plats préparés en cuisine, enivré par leurs odeurs alléchantes et excité par les descriptions croustillantes rapportées par son petit clerc GARRIGOU, célébrait ses messes dans une précipitation grandissante. Abandonné au démon de gourmandise, il bafouillait, sautait des versets et en perdait son latin pour expédier au plus tôt ses paroissiens et s’offrir le festin de roi tant désiré. Seulement il fut bien puni pour son péché de gourmandise. Pendant le repas, entouré d’une foule de seigneurs, il mourut d’une attaque sans avoir eu le temps de se repentir. Le souverain juge le condamna à célébrer trois cents messes de Noël, dans sa propre chapelle, avant de rejoindre le Paradis. En ce qui nous concerne, nous étions fort heureusement plus sages et plus raisonnables que lui. Nous apprenions nos leçons et faisions nos devoirs d’anglais avec beaucoup de sérieux et notre patience fut bien récompensée.

Et que serait l’approche des fêtes de Noël sans ses chansons. Chaque matin, Melle LACOUME nous apprenait la musique et les paroles d’une très belle ballade anglaise qui résonne encore dans nos mémoires : 
" I saw three chips come sailing in on Chrismas day , on Christmas day " 
" I saw three chips come sailing in on Christmas day, in the morming "

Ensemble nous la chantions dans la classe, et M. BOURGON, dans son bureau voisin, séduit par cette chorale improvisée, trouvait toujours une bonne raison, pour nous rendre une petite visite et nous écouter. Il était tout sourire et ses pommettes roses se gonflaient de bonheur. Il ne manquait jamais de nous féliciter et de dire un gentil compliment à notre professeur. Il se frottait les mains et s’en repartait heureux. Cette classe était un peu la sienne, elle battait comme un cœur, collée à son bureau. Seuls, une petite porte et un minuscule hall nous séparaient de lui. 

Quelques cinq décennies plus tard, lors d’une conversation téléphonique, Mme VASSORT et moi chantonnions encore cette belle ballade anglaise. 
Comme quoi, le bonheur, c’est simple comme un coup de fil.


 Pour connaître cette même joie, il vous suffit de composer son numéro de téléphone, de lui donner de vos nouvelles et d’entamer le début d’ "I saw three ships come sailing in". 
Croyez-moi, il ne se passera pas cinq secondes avant qu’une voix étonnamment jeune, reprenne avec vous cette merveilleuse ballade
.

Merci Mme VASSORT pour ce voyage magique dans les traditions de Noël d’outre Manche. 

Nous n’avons rien oublié de ces instants et si une partie de notre grammaire et de notre vocabulaire anglais s’en est allée en chemin, sachez que le meilleur est resté et restera longtemps encore, calé au fond de nos sacs d’écoliers que nous serrons très fort contre nos cœurs. En cette fin d’année 1959, à la veille des vacances de Noël, nous nous séparions en nous souhaitant un : " I wish you a Merry Christmas and a Happy New Year ".

 Aujourd’hui on ne recense plus tous les " Merry Christmas " et les " Happy New Year " qui se sont envolés avec les années, mais on compte désormais les jours qui nous séparent de nos retrouvailles. 
A bientôt donc, Mme VASSORT et prenez bien soin de vous.

   

Mon oral d’anglais du BEPC au Lycée en forêt en Juillet 1964.

La grande salle de classe était vide. Seul, un professeur, assis devant une table, attendait. Il devait être dix heures du matin et le temps dehors était superbe. Il m’invite à m’asseoir devant lui et d’un ton inquisiteur me pose la question : 
" When do you need shelter ? ". 
Silence de ma part. La réponse tardant à venir, il se penche vers moi, me regarde droit dans les yeux et me reformule cette même question, sur un ton de plus en plus insistant et inquiétant :
" When – do - you – need - shelter ? ".
Et moi, dans un sursaut de lucidité, je passe aux aveux. D’un trait, je lui donne ma réponse :
" I need shelter when the weather is fine and when the sun shine in the sky."
" Good" me dit-il, et il passe à une autre question.
 
Après une pluie de brèves questions et de réponses parfois hésitantes, l’entrevue s’achève. A sa demande, je me lève et quitte la salle. Un autre élève, abasourdi, entre à son tour pour se soumettre à la question. Manifestement il ne semble guère rassuré. Je tire la porte et elle n’était pas sitôt fermée que j’entends au fond de la classe, cette même voix monocorde articuler une nouvelle et toujours aussi inquiétante question :
" When do you need umbrella?"............ "When – do – you – need - umbrella? "

Devant les marches, mes camarades me demandent comment s’est passé l’entretien avec l’examinateur. D’un ton détaché et gonflant la poitrine, je leur réponds : " Comme ci, comme ça, on a parlé de la pluie et du beau temps ".

Si le dérèglement climatique et la fonte de la banquise ne faisaient pas encore la une des journaux, on pouvait penser, à entendre les questions posées par notre professeur, que les caprices du temps ne manquaient pas déjà d’un certain intérêt dans les écoles. Beau temps ou pas beau temps, réchauffement ou pas, quoi qu’il en soit, je peux vous assurer que pour ma part, je me suis pris un sacré coup de chaud ce jour là et que la multitude de gouttes de sueur qui perlaient sur mon front n’avait rien à envier au nombre considérable d’icebergs dérivant aujourd’hui sur l’océan. 
Je n’étais pas le seul dans ce cas là, à voir les mines décomposées de certains de mes camarades qui attendaient avec angoisse, de passer à leur tour, devant l’examinateur.

Pardon Mme VASSORT, Mme BRUNET et M. MARCANTONI si mon anglais présente quelques lacunes, mais par honnêteté, je n’ai pas voulu consulter le dico, pour vous offrir mon véritable savoir résiduel dans cette matière, après cinquante années passées.


CD:

Certains vont dire: encore des souvenirs des "plus vieux".

Mais franchement en lisant le message de William, et ses souvenirs de 6è (1959!!),  j'étais vraiment dans la classe, et pour une fois, j'ai un souvenir commun: la musique et les paroles de cette chanson.

Je n'ai pas résisté au plaisir de vous faire partager ce récit.

Faites comme William: écrivez-moi pour raconter vos souvenirs de classe
:
 

                         christianedaire@orange.fr 

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 09:41

ci-dessus une autre 6è de la même année, moi qui ait vue Nelly, je trouve qu'on la reconnait bien, sur la photo, et encore merci pour toutes les recherches qu'elle a déjà entreprises.

Notre site 
   www.ceg-pasteur-montargis.com 

est à votre disposition, pas d'inscription, pas de cotisation annuelle, il suffit :

- de s'y manifester par un commentaire en cliquant sur "ajouter un commentaire" en bas de chaque article,  

- d'y aller le plus souvent possible (pour nous faire monter d'une ligne dans les moteurs de recherche)

- de faire comme Nelly et Christian : en parler autour de vous..
                            si ça vous fait plaisir de renouer des liens avec vos copains d'avant



Je reprends l'ordre (bas en haut et gauche à droite) du site www.copainsdavant.com, mais je vous rappelle qu'il n'est pas nécessaire, de s'y inscrire (et de payer pour écrire) pour être avec nous.

1er rang:
Richard ZIMBA (DCD), Christian BONNETI (Montargis),  Patrice COUTELLEC, Patricia PACAGNELLA Patricia COLLON, XX. X

2è rang:
Bernard BLIN,(Vimory),  J.Marc COULON,(Villemandeur),  Patrice CONNET,(Villemandeur),  Maryse BOURILLON,(Montargis),  Catherine MARAISMartine LACOSTE-MERCIERNelly GALOPIN-GAUTROT (Amilly)

3è rang:
Pascal RIO,(Amilly) Marc ROUSSEAU, Philippe DUPONT,(Corquilleroy) XY BEAUDOIN, Serge BERLIOZ,(Ormes),  Odile ??, Maria CASO-RIO,(épouse de Pascal en début de ligne, AmillyFrançoise HUET ( Amilly) Evelyne LEBRUN

4è rang:
Daniel TOUCHARD,(Montargis) XY GANDOLFO, Philippe LAPIERRE, Sarah SACCOCCIOMartine CARREAUPascale DUPONT

Je constate l'évolution par rapport à notre génération, ceux avec qui Nelly ou Christian ont pris contact, ont tous une adresse mail. 
Sur l'article, je n'ai mis que la ville, mais je mettrais les coordonnées détaillées sur mon fichier Excel. 
Si l'un de vous veut que ses coordonnées mail n'apparaissent pas dans mon listing, il suffit de me le dire et je le mets en "cacher".

Je constate avec un immense plaisir que mon projet de réunir les "anciens" de Pasteur remporte un très vif succès, et j'attends vos mails pour de nouvelles photos avec ...un maximum de coordonnées.

             christianedaire@orange.fr

A +



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